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Collectif 23h59 : voyons, réfléchissons…
Ah qu’il est plaisant de cheminer dans le passage Urbain V, à l’heure où fleurit la campagne, en journée quand les enfants s’ébattent dans le jardin, au crépuscule quand les humeurs chromatiques du temps nimbent la majesté du Palais… Nous avons failli être privés de cette jouissance simple et magnif...

L’association 100 pour 1
L’association éberge des familles sans papiers sur Avignon et Carpentras et organise tout au long de l’année des événements pour parvenir à financer le logement et l’accompagnement des familles qui sont prises en charge. Une tombola est actuellement organisée (2€ le billet) avec de nombreux...

123 Soleil : 8 MARS 2020, RÉALISEZ !
C’est la nouvelle date de 123 Soleil pour un tournage qui réunira 6 spectateurs d’Utopia et 6 jeunes réfugiés dans un lieu encore tenu secret sur Avignon. Une journée entière dédiée à la pratique cinématographique sans limite d’âge ni de langage, mais un casting 100% féminin du côté des spectateu...

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

HARVEY MILK

(MILK) Gus VAN SANT - USA 2008 2h08mn VOSTF - avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch, James Franco, Victor Garber, Douglas Smith, Diego Luna... Scénario de Dustin Lance Black.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HARVEY MILKAprès une période ado-hyper pointue (Gerry, Elephant, Last Days et Paranoid Park), Gus Van Sant revient à un style plus accessible avec Harvey Milk, un biopic sur le premier politicien ouvertement gay élu aux Etats-Unis, au poste de conseiller municipal de San Francisco, et qui fut assassiné le 27 novembre 1978, en même temps que le maire de la ville. En surface, ce nouveau film présente tous les atours du film Hollywoodien et Oscarisable, avec les performances /transformations qui l'accompagnent. Ce n'est pas un registre nouveau pour le cinéaste, qui a déjà oeuvré sur des projets plus classiques (Will Hunting et A la recherche de Forrester, pour ne citer qu'eux). Pourtant, loin du mélodrame consensuel et politiquement correct, Harvey Milk fonctionne magistralement, soutenu par des comédiens remarquables.

Le rôle-titre est incarné par Sean Penn, extraverti et recroquevillé sur lui-même, que l'on n'a jamais vu comme ça. À travers ce personnage, l'acteur a cherché une formule possible du politicien engagé (une figure à laquelle on le sait très attaché) et élargit sa palette émotionnelle de manière fulgurante. Heureusement, l'intérêt du film ne réside pas uniquement dans la prestation d'un comédien exceptionnel. Pour commencer, Harvey Milk est emblématique d'une époque (la fin des seventies) et d'une ville (San Francisco, berceau de la culture gay). Comme toujours chez Gus Van Sant, il y a de la suite dans les idées : San Francisco devient un personnage à part entière, à la manière des polars paranoïaques des années 70 où les protagonistes laissaient un peu d'eux-mêmes dans le tumulte urbain des mégalopoles (Klute, d'Alan Pakula, Cruising, de William Friedkin ou Taxi Driver, de Martin Scorsese). Ensuite, le scénario de Dustin Lance Black concentre sur deux heures une somme d'anecdotes et d'informations passionnantes, en particulier sur la difficulté d'être différent (socialement ou sexuellement) dans une époque plus corsetée qu'il n'y paraît. Ce n'était que le début du combat contre l'homophobie.
Dans un souci de véracité historique, Gus Van Sant a utilisé des images d'archive, parfois retouchées avec la complicité des acteurs, pour situer le contexte. De vraies déclarations de l'époque font froid dans le dos…
De manière plus générale, le cinéaste rend toute une culture underground accessible à un public non averti et c'est un des points forts du film. Le discours de Milk évolue dans le même sens : son combat stigmatise toutes les formes d'exclusions. Afin que Harvey Milk ne soit pas résumé à un symbole désincarné, Gus Van Sant s'intéresse autant à son parcours politique que sentimental, à la façon dont son engagement (plaider pour les minorités qui n'ont pas les moyens de s'exprimer) prend le pas sur une vie personnelle plus floue…

(d'après Romain Le Vern, dvdrama.com)

GAYKITSCHCAMP, son dernier ouvrage vient de paraître : Discours littéraire et scientifique fin-de-siècle. La discussion sur les homosexualités dans la revue du Dr Lacassagne, Les Archives d’anthropologie criminelle (1886-1914), autour de Marc-André Raffalovich - Orizons, 2008, collection “homosexualités” — www.gaykitschcamp.com