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Le blog des profondeurs...
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Appel à musique !
APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’AJMI, L...

Voici donc la liste des nouveautés au « ciné-déconfiné »
Nous avons travaillé avec cœur et ardeur (vous nous connaissez) pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions sanitaires pour le public et l’équipe, sans stress excessif ni désinvolture déplacée. • Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vo...

Collectif 23h59
Madame la Maire,Tout vient à point à qui sait attendre, car il aura fallu une année : le Collectif 23h59 (en passe de se transformer en association s’assignant pour mission de veiller à la bonne santé du quartier de la Manutention) a pu constater que la Ville a su répondre avec profit aux criti...

Le Café Citoyen
Le Café Citoyen a poursuivi ses activités pendant le confinement et a repris ses soirées, les lundis soirs, à partir de 18h30, tous les 15 jours. Nous nous retrouvons pour échanger, réfléchir ensemble, et faire du concret (envisager des actions communes). Nous débattons de tous sujets...

Que les spectacles recommencent ! Et on ouvre les portes !
Le Théâtre du Chêne Noir a hâte de vous retrouver en septembre pour une nouvelle saison foisonnante, riche en théâtre, musique, conférences et humour, avec Eric-Emmanuel Schmitt, Denis Lavant, Patrick Timsit Alain Manoukian, Pierre Notte, Swann Arlaud, Maxime d’Aboville, Luc Ferry, Naïm, Rémi Charma...

Séance unique le jeudi 28 novembre à 20h30, en collaboration avec l’Acid Spectateur. Lors de ces rencontres Acid, nous discutons en toute simplicité à l’issue du film, l’occasion de donner son avis, de prendre un temps précieux d’échange.

L’ANGLE MORT

Pierre TRIVIDIC et Patrick Mario BERNARD - France 2019 1h44 - Avec Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Farahani...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ANGLE MORTPierre Trividic et Patrick Mario Bernard explorent ici les limites du réalisme, dans un film au climat étrange et aux flottements étudiés, en revisitant le thème de l’homme invisible.
Leur personnage est un antihéros : il travaille parce qu’il faut bien vivre, il vit dans une tour en proche banlieue parisienne, aime bien voir sa copine Viveka, mais ne semble pas pressé de s’engager. Ce que celle-ci ignore, c’est que Dominik a le pouvoir de se rendre invisible depuis sa naissance.
Ce pouvoir, loin d’être un privilège, le maintient à l’écart du monde. Les cinéastes s’emparent du thème de l’homme invisible pour souligner la vulnérabilité du corps, loin du héros mythologique que ce don rendait maléfique et que l’on retrouve dans la littérature ou au cinéma (James Whale, Paul Verhoeven).
Cette vulnérabilité se manifeste dès les premières minutes, par les pleurs d’un nouveau-né couché dans son couffin. Sitôt entrevu, le bébé disparaît, créant la frayeur de sa mère, avant de revenir. À peine suggérée, l’enfance de Dominik est rythmée par ses jeux de « cache-cache » auxquels sa mère et sa sœur ont fini par s’habituer.

On le retrouve, trente-huit ans plus tard, sous les traits d’un jeune homme. Richard, un ami d’enfance qui avait le même don, refait surface : il voudrait réactiver son pouvoir, qui s’est affaibli, et propose un « plan » à Dominik. Celui-ci ne veut pas entendre parler de cet encombrant copain. Les cinéastes posent cette question : que fait-on de son talent, doit-on l’exercer ? « Si je mesure deux mètres cinquante, est-ce que je suis obligé de jouer au basket ? », s’interroge Dominik, qui ne veut pas être un cliché. Mais il perd les pédales : un jour, son don se détraque et sa vie bascule. Dominik ne maîtrise plus grand-chose : « Je ne sais pas comment je te voyais, mais je ne te voyais pas aussi méchant, et aussi tordu », lui jette à la face sa copine Viveka. Le héros traverse des eaux troubles à la recherche de son identité, comme L’Homme qui rétrécit, de Jack Arnold (1957), et finit par trouver une vie à son échelle. (D’après Le Monde)