LA GAZETTE
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CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Séance unique le jeudi 28 novembre à 20h30, en collaboration avec l’Acid Spectateur. Lors de ces rencontres Acid, nous discutons en toute simplicité à l’issue du film, l’occasion de donner son avis, de prendre un temps précieux d’échange.

L’ANGLE MORT

Pierre TRIVIDIC et Patrick Mario BERNARD - France 2019 1h44 - Avec Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Farahani...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ANGLE MORTPierre Trividic et Patrick Mario Bernard explorent ici les limites du réalisme, dans un film au climat étrange et aux flottements étudiés, en revisitant le thème de l’homme invisible.
Leur personnage est un antihéros : il travaille parce qu’il faut bien vivre, il vit dans une tour en proche banlieue parisienne, aime bien voir sa copine Viveka, mais ne semble pas pressé de s’engager. Ce que celle-ci ignore, c’est que Dominik a le pouvoir de se rendre invisible depuis sa naissance.
Ce pouvoir, loin d’être un privilège, le maintient à l’écart du monde. Les cinéastes s’emparent du thème de l’homme invisible pour souligner la vulnérabilité du corps, loin du héros mythologique que ce don rendait maléfique et que l’on retrouve dans la littérature ou au cinéma (James Whale, Paul Verhoeven).
Cette vulnérabilité se manifeste dès les premières minutes, par les pleurs d’un nouveau-né couché dans son couffin. Sitôt entrevu, le bébé disparaît, créant la frayeur de sa mère, avant de revenir. À peine suggérée, l’enfance de Dominik est rythmée par ses jeux de « cache-cache » auxquels sa mère et sa sœur ont fini par s’habituer.

On le retrouve, trente-huit ans plus tard, sous les traits d’un jeune homme. Richard, un ami d’enfance qui avait le même don, refait surface : il voudrait réactiver son pouvoir, qui s’est affaibli, et propose un « plan » à Dominik. Celui-ci ne veut pas entendre parler de cet encombrant copain. Les cinéastes posent cette question : que fait-on de son talent, doit-on l’exercer ? « Si je mesure deux mètres cinquante, est-ce que je suis obligé de jouer au basket ? », s’interroge Dominik, qui ne veut pas être un cliché. Mais il perd les pédales : un jour, son don se détraque et sa vie bascule. Dominik ne maîtrise plus grand-chose : « Je ne sais pas comment je te voyais, mais je ne te voyais pas aussi méchant, et aussi tordu », lui jette à la face sa copine Viveka. Le héros traverse des eaux troubles à la recherche de son identité, comme L’Homme qui rétrécit, de Jack Arnold (1957), et finit par trouver une vie à son échelle. (D’après Le Monde)