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Le blog des profondeurs...
(de champ)

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE

(Room at the top) Jack CLAYTON - GB 1959 1h58 VOSTF - avec Simone Signoret, Laurence Harvey, Heather Sears, Donald Wolfit... Scénario de Mordecai Richler et Neil Paterson, d'après le roman de John Braine. Le sacre de la magnifique Simone Signoret : Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1959 - Oscar 1960 de la Meilleure actrice.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLEÀ la fin des années 1940, dans l’immédiat après-guerre, Joe Lampton (Laurence Harvey), jeune homme pauvre, débarque dans une petite ville industrielle du Yorkshire pour occuper un modeste emploi de bureau, mais avec l’intention de gravir les échelons de la société. Dans un club de théâtre amateur, il repère une jeune héritière (Heather Sears), sur laquelle il jette son dévolu. Mais la riche famille de Susan fait tout pour décourager le prétendant de basse extraction. En attendant, Joe ronge son frein dans les bras d’Alice Aisgill, une Française enlisée dans un mariage agonisant, liaison charnelle sur laquelle fleurit un amour apparemment sincère et réciproque. Ainsi pris entre deux feux, Joe se dirige vers un choix nécessairement destructeur.

Sous le schéma éprouvé du triangle amoureux, le film frappe par son réalisme rugueux – qui concerne aussi bien le décor grisâtre du Yorkshire que la peinture relevée des caractères sociaux – et plus encore par sa crudité physique. Les rapports de classe s’éprouvent ici au regard des motivations sexuelles, abordées avec une audace inédite pour l’époque. La séduction populaire de Joe, les mœurs libérées et avides d’Alice, la virginité étourdie de Susan, octroyée à son prétendant comme un sauf-conduit pour la haute société, sont autant d’énergies libidinales qui se rencontrent dans le prolongement du jeu social.
Dans son rôle de femme adultère, scandaleuse au regard de la bienséance provinciale, et dont la beauté solaire lutte pied à pied contre les ravages du temps, Simone Signoret se révèle profondément bouleversante, comme si elle jouait sa vie. Peu à peu, le film tisse une réflexion amère sur le mythe creux de la réussite, qui renferme toujours une forme de compromission.

(M. Macheret, Le Monde)