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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

En collaboration avec les Amis de l’Humanité, séance unique le lundi 13 janvier à 20h20 en présence de Jean-Pierre Thorn, le réalisateur.

L’ÂCRE PARFUM DES IMMORTELLES

Jean-Pierre THORN - France 2019 1h19 - Avec la voix de Mélissa Laveaux... Musique de Serge Teyssot-Gay, Khaled Aljaramani et Xie Yugang.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ÂCRE PARFUM DES IMMORTELLESAu récit enflammé d’une passion amoureuse se mêle la folle espérance soulevée par Mai 68. Jean-Pierre Thorn remonte le fil de sa vie pour retrouver les figures rebelles qui ont peuplé ses films : des ouvriers en lutte des années 70 jusqu’à leurs enfants du mouvement hip-hop… et aujourd’hui les gilets jaunes d’un rond-point à Montabon.
Ensemble, ils composent une fresque lumineuse qui prolonge et répond aux lettres de son amante trop vite fauchée par la mort.

Ce film est intimement autobiographique et introspectif, il se penche sur le passé de l’auteur, effleure la nostalgie, le sentimental et l’amour éternel et tisse aussi une fresque historique des années 60, nous parle d’hier mais aussi d’ajourd’hui, d’aujourd’hui mais aussi de demain… L’Âcre parfum des immortelles est un hymne à la vie et, plutôt que de se complaire dans le passé et la nostalgie des désirs, devient un hymne à l’avenir et un film plein d’espoir.

« Nous nous aimions. Nous échangions des lettres enflammées. Nous voulions changer le monde. C’était Mai 68. Nous avions réalisé l’un des films emblématiques, Oser lutter, Oser Vaincre avec les ouvriers de Renault Flins. Mais Joëlle est morte prématurément au lendemain de 68.
« J’ai refusé sa disparition. Pour moi elle est vivante à jamais. Pour “sauver ma peau”, j’ai abandonné le cinéma : je me suis établi en usine comme ouvrier spécialisé (O.S.) - anonyme puis syndicaliste - dans la métallurgie parisienne à l’Alsthom Saint-Ouen. Jusqu’à mon retour au cinéma, dix ans après, pour filmer mes compagnons en grève dans Le Dos au mur.
« Quand j’ai découvert la révolte de leurs enfants dans la culture hip-hop, j’ai embrassé leur combat pour crier avec eux “J’existe !” à la face d’un monde qui les niait et les cantonnait dans des ghettos.
« Aujourd’hui je découvre la colère, la joie, la fraternité et l’intelligence collective d’un rond-point de “gilets jaunes” à Montabon qui me rappelle furieusement l’effervescence des piquets de grève que je filmais en Mai-Juin 68.

« Un demi-siècle après je me retourne sur ce passé qui me hante et tente de ressusciter ses promesses, que l’on disait ensevelies, mais qui sont toujours bien vivantes, comme le corps de mon amante qui m’habite toujours autant.
« Que reste-t-il de nos rêves, de notre rage, de nos utopies ? » (Jean-Pierre Thorn)