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Collectif 23h59 : voyons, réfléchissons…
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L’association 100 pour 1
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123 Soleil : 8 MARS 2020, RÉALISEZ !
C’est la nouvelle date de 123 Soleil pour un tournage qui réunira 6 spectateurs d’Utopia et 6 jeunes réfugiés dans un lieu encore tenu secret sur Avignon. Une journée entière dédiée à la pratique cinématographique sans limite d’âge ni de langage, mais un casting 100% féminin du côté des spectateu...

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

La séance du jeudi 20 février à 20h15 sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur (qui est également un des protagonistes du film) Diako Yazdani.
Séances supplémentaires le samedi 22 février à 16h20, le dimanche 23 février à 14h00 et le lundi 24 février à 12h10

TOUTES LES VIES DE KOJIN

Film de Diako YAZDANI - documentaire France 2019 1h27 VOSTF - Produit par L’Atelier documentaire.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

TOUTES LES VIES DE KOJINDiako Yazdani est un réalisateur kurde, qui a étudié à Téhéran et réalisé des courts-métrages sous la direction du grand Abbas Kiarostami. En 2011, contraint de quitter l’Iran, Diako s’installe à Paris où il obtient le statut de réfugié politique.
Quelques années plus tard, il décide de réaliser un documentaire à la première personne, et retourne voir sa famille, issue de la classe moyenne et très pieuse, au Kurdistan irakien. Là-bas, il leur présente Kojin, un jeune homosexuel de 23 ans qui cherche à exister au sein d’une société où il semble ne pas pouvoir trouver sa place. C’est l’occasion de confronter les points de vue et de dresser le portrait de cette société où il semble que l’homosexualité n’existe pas. La condition des homosexuels reste un sujet hautement tabou, où il n’existe même pas de terme spécifique pour les désigner si ce n’est un vocabulaire dégradant ou les termes anglais.
Dans cette société clanique aux préceptes religieux stricts et obsédée par le regard social et malgré la loi appliquant la Charia, les menaces quotidiennes et les injonctions à se soigner, Kojin cherche tant bien que mal à instaurer le dialogue en mettant ses interlocuteurs (sa famille, les Imams, des gens de la rue) face à leur haine irrationnelle et leurs contradictions.
Avec humour et poésie, le réalisateur livre un portrait émouvant où les rencontres des uns et des autres invitent à une réflexion universelle sur la différence.

Diako raconte : « Jusqu’à l’âge de 18 ans, j’étais homophobe. Puis j’ai commencé à m’ouvrir à la question des sexualités. En 2014, j’ai retrouvé un ami kurde iranien réfugié en Irak à cause de ses activités politiques. Il subissait une double violence, car il était également homosexuel et rejeté par sa famille.
« Au Kurdistan irakien, il y a des problèmes d’éducation. Les gens ne connaissent pas la signification exacte des mots et confondent donc homosexualité, transsexualisme, hermaphrodisme… Kojin n’avait pas réussi à comprendre exactement ce qu’il vivait.
« Très touché par son histoire, j’étais aussi en colère contre la société kurde et contre moi-même parce qu’on ne faisait rien pour cette communauté. J’ai décidé de parler des contradictions d’une société qui revendique la liberté politique des individus mais leur refuse les libertés sexuelles. Toute ma vie, j’ai entendu : “Nous les Kurdes on souffre, on est opprimés, dominés, marginaux, etc.” Or, il ne peut pas y avoir de solidarité entre Kurdes si nous sommes otages de l’homophobie.
« Pour moi, c’était primordial d’être devant la caméra pour montrer qu’il n’y a aucune honte à parler de ce sujet. Je suis tellement en colère contre les intellectuels, les sages, les artistes, les cinéastes qui n’en parlent jamais… C’était également une façon de me solidariser de Kojin. En me promenant dans la rue à ses côtés, j’ai ressenti dans mon corps toutes les violences des regards et des mots qu’il subissait. J’ai compris ce mélange de haine homophobe et de désir malsain de la part des hommes à son égard. »