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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

CINÉMASQUÉ ! Gazette post-covid n°2
Madame, votre masque s’il vous plaît ! « Pourquoi voulez-vous que je porte un masque, ça ne sert à rien et en plus c’est une atteinte à la liberté individuelle ! » Début juillet à notre réouverture, que répondre à cette dame ? Dans tous les débats complotistes, conspirationn...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vous vous croisiez le moins possible.• Le port du masque est obligatoire pour le public dans le hall d’accueil du cinéma, les zones de circulation et vivement conseillé pendant la séance. • L’équipe sera masquée (ma...

APPEL A MUSIQUE !
APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’...

L’avenir se prépare à Rosmerta
L’avenir se prépare à Rosmerta, avec une réflexion sur la gouvernance de l’association. Rosmerta se dote de nouveaux organes de décisions, afin de continuer l’action qui se tient depuis maintenant presque deux ans au 7 bis rue Pasteur. Ainsi, des nouveaux statuts et un nouveau mode de...

VOYAGE À DEUX

(TWO FOR THE ROAD) Stanley DONEN - USA/GB 1967 1h53 VOSTF - avec Audrey Hepburn, Albert Finney, Eleanor Bron, Claude Dauphin... Scénario de Frederic Raphaël.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

VOYAGE À DEUXC’est une superbe comédie mélancolique, un petit chef d’œuvre méconnu, une somptueuse variation sur l’usure du temps et la fuite des illusions chez les gens qui s’aiment, ou qui se sont aimés. Stanley Donen est surtout connu pour avoir révolutionné la comédie musicale avec la complicité hyper-active de Gene Kelly : Chantons sous la pluie, Beau fixe sur New York… Mais il se révèle ici peintre éclairé de l’âme humaine, capteur hyper-sensible des émotions fugaces, des fractures infimes, des résignations successives.

Le film, c’est douze ans de la vie d’un couple, narrés en six épisodes déterminants de leur histoire (dont plusieurs voyages touristiques en France), chacun de ces épisodes se situant à une époque déterminée. La progression du scénario ne suit pas l’ordre chronologique, il va de l’avant, il revient en arrière. Ce pourrait être compliqué, c’est limpide. Donen nous donne des repères intégrés à l’action : coiffures et toilettes d’Audrey Hepburn, et aussi six automobiles différentes suivant les époques. Mais ce qui emporte l’adhésion, c’est le mouvement général du film, porteur de visions et d’émotions qui se lient merveilleusement les unes aux autres et créent une unité plus forte que la chronologie. Le constat après douze ans de mariage est désenchanté : qu’est devenue la complicité euphorique des débuts ? Et la joie de vivre ensemble ? La lassitude a gagné du terrain, l’agacement a suivi, puis l’adultère. Le divorce s’envisage… C’est surtout l’égoïsme de l’homme, architecte trop soucieux de sa carrière, qui est épinglé. Mais la tristesse ne gagne jamais complètement la partie, la gravité est masquée par la beauté plastique, la perfection du rythme, l’élégance de la mise en scène, le passage incessant du réalisme à l’onirisme, et le charme incandescent du couple formé par Audrey Hepburn (éblouissante, vraiment) et Albert Finney