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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

UN SOUPÇON D’AMOUR

Écrit et réalisé par Paul VECCHIALI - France 2020 1h32 - avec Mariane Basler, Fabienne Babe, Jean-Philippe Puymartin, Ferdinand Leclère... Musique de Roland Vincent.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

UN SOUPÇON D’AMOURGeneviève Garland, une célèbre comédienne, répète Andromaque de Racine, avec, pour partenaire, son mari André. Elle ressent un malaise profond à interpréter ce personnage et cède son rôle à son amie Isabelle qui est aussi la maîtresse de son époux. Geneviève s’en va avec son fils malade dans son village natal. Elle semble fuir certaines réalités difficiles à admettre.

On n’arrête pas Paul Vecchiali. Nonagénaire depuis peu, le cinéaste entame avec Un soupçon d’amour, dont il signe également le scénario et assure la production, la sixième décennie de sa (prolifique) carrière. Où il retrouve sa comédienne fétiche Marianne Basler, le film marquant à ce jour leur sixième collaboration.



Cinéaste de l’amour sous toutes ses formes, Vecchiali convoque le thème maintes fois abordé du triangle amoureux. L’intérêt de son approche est ici à trouver dans l’apparente complicité des deux femmes « antagonistes » (au sens commun du terme) qui, bien qu’elles convoitent le même homme, partagent de véritables scènes de communion. Celle de la danse incarne parfaitement cette dissonance : si elles partagent toutes deux le devant de la scène (littéralement), leur rapport contrasté à la féminité, par la simple couleur de leur robe (noire pour l’une, rouge pour l’autre) saute aux yeux.
Le film, dédié au roi du mélodrame Douglas Sirk, reprend ainsi les codes du cinéaste américain, autant dans son esthétique (les couleurs chaudes des vêtements des protagonistes) que dans sa structure narrative, par le contraste entre un personnage tragique, Geneviève, et un autre au contraire stable émotionnellement, voire cynique, Isabelle.
En arrière-plan de cette joute passionnelle, Un soupçon d’amour nous parle de résilience, de reconstruction après un drame intime et de la manière dont celui-ci bouleverse les liens affectifs… Cette trame, dont le cœur ne nous est révélé qu’à la dernière scène, donne finalement au film un sens plus subtil et profond qu’il n’y paraissait. Le lien avec l’Andromaque de Racine, qui traite conjointement d’amours impossibles et du poids des morts dans l’existence des vivants, devient alors limpide…
Le cinéaste prend plaisir à multiplier les références à des genres cinématographiques : le musical, le mélodrame, la comédie sont ainsi convoqués au détour d’une scène, d’un plan. On sent, malgré une austérité de façade, un goût certain pour la liberté, pour le décalage permanent et le changement de ton qui viendraient exprimer une envie encore inassouvie de cinéma, une inextinguible flamme créatrice.


(d’après P. Laillier, lebleudumiroir.fr)