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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

L’ATALANTE

Jean VIGO - France 1934 1h29 - avec Michel Simon, Dita Parlo, Jean Dasté... Scénario de Jean Vigo et Albert Riéra.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ATALANTELorsqu’il commence la réalisation de L’Atalante fin 1933, Jean Vigo se sait malade. Il supervise pourtant l’intégralité du tournage, ainsi que le début du montage avant d’abandonner la fin du travail à son monteur. Face au résultat et suite à quelques projections aux retours peu élogieux, la Gaumont décide de couper de nombreux passages et d’effectuer de nombreux changements. On remplace la musique de Maurice Jaubert par une chanson à la mode alors, Le Chaland qui passe, qui donnera son titre à cette nouvelle version.
Ce n’est qu’en 1990 que Gaumont effectue une restauration afin d’aboutir à la version la plus proche de celle qu’imagina Jean Vigo.
La grande singularité de L’Atalante, à l’époque et encore aujourd’hui, ne provient pas de son scénario assez classique au premier abord : nous suivons la vie d’un petit groupe de mariniers qui va être bouleversée lorsque Jean, le patron de la péniche L’Atalante, épouse la belle Juliette.

Avec un tel matériau de base, rien ne destinait cette œuvre à entrer éternellement dans le Panthéon du Septième Art. Mais c’était compter sans la poésie, le lyrisme de son auteur. La réalisation se permet toutes les audaces et fait voguer ses personnages sur un fleuve quasi-surréaliste : les images se superposent, les sons se distordent avec harmonie et le temps n’a plus de valeur…
Au final, on découvre à chaque vision de L’Atalante que Jean Vigo a réussi ici à toucher à quelque chose de pur, de puissant, de magique. Une sorte de miracle cinématographique que l’on ne cesse de voir et revoir afin d’en cerner le secret, en vain.

(S. Perret, blogs.médiapart.fr)