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Le blog des profondeurs...
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ÉDITO Décembre 2021
Dans le département du Vaucluse disparaissent 400 à 500 hectares de terres agricoles chaque année, consommés par le tissu urbain, les zones artisanales, industrielles et commerciales, les réseaux routiers… Conséquence dramatique, la surface agricole du département diminue 3 fois plus vite qu’au...

ÉDITO : LE JEU DU CALAMAR
Ça vous aura probablement échappé, mais c’est un drôle de petit vent de panique qui a soufflé cet automne sur notre merveilleuse profession. L’espace de quelques jours, le temps s’est arrêté, les respirations se sont suspendues, l’Apocalypse menaçait, la mort des cinémas français, mille fois annoncé...

ENSEIGNANTES, ENSEIGNANTS ! Vous pouvez organiser des séances scolaires en matinée.
3,5€ par élève, gratuit pour les gentils accompagnateurs. Le pass sanitaire n’est pas exigé.   Sur cette gazette nous vous proposons :Pour les 3-5 ansLe LE NOËL DE PETIT LIÈVRE BRUN, EN ATTENDANT LA NEIGE Pour les 6-8 ansMAMAN PLEUT DES CORDESPRINCESSE DRAGON Pour les 8-10 ansLE PEUPLE LOUPLA CRO...

Montpellier. Strasbourg. Gonesse. Avignon. Quel point commun entre ces villes et tant d’autres ?
Le béton. Des projets inutiles. La soif des promoteurs et constructeurs, au nom de la croissance, pour notre confort et notre sécurité bien sûr… surtout ceux de leurs actionnaires !La Ceinture verte d’Avignon, véritable poumon pour les quartiers Sud, est menacée depuis 25 ans par un projet de r...

THE CHEF

(Boiling point) Philip BARANTINI - GB 2021 1h34 VOSTF - avec Stephen Graham, Vinette Robinson, Alice May Feetham, Hannah Walters... Scénario de Philip Barantini et James Cummings.

Du 19/01/22 au 01/02/22

THE CHEFC’est l’heure du coup de feu ! Pas de ceux bruyants qui pétaradent dans les polars. Les poulets ici ne portent pas d’armes et rien n’est saignant mis à part l’agneau cuit à cœur… à moins qu’un client capricieux n’exige que l’on carbonise cette viande de premier choix. Si l’action de ce thriller psycho-culinaire se déroule dans les coulisses d’un restaurant gastronomique agité, elle n’en est pas moins saisissante. Nous voilà sur le grill, tandis que la brigade s’active frénétiquement derrière ses fourneaux et que les barmen agitent leurs shakers. Au fil d’un long plan séquence en temps réel, plein de suspense, tendu de bout en bout jusqu’à la chute, sont restitués le stress, l’exaltation de tout un microcosme dans le feu de l’action. Nous voilà en immersion, pris au piège d’un huis-clos, comme un saumon dans un bocal, ou plutôt dans une véritable cocotte minute à retardement. On ne peut que guetter le point de non retour, le fameux « boiling point » (autrement dit « le point d’ébullition », traduction littérale du titre anglais, plus évocateur que celui choisi pour la sortie française), moment décisif en cuisine où tant de choses peuvent basculer. Sous l’apparente tranquillité liquide, on devine les molécules d’eau s’agiter sous l’effet de la chaleur. On sait empiriquement qu’il suffira d’un instant d’inattention pour que le lait déborde, que la crème anglaise tourne, que le caramel brûle… ou qu’une erreur fatale soit commise. Dans ce monde-là l’imperfection n’est pas de mise !



Ce soir-là, avant même que le service ne débute, on sent que la mécanique se grippe, que quelque chose s’est déjà déglingué. C’est d’abord un sévère inspecteur de l’hygiène qui vient balader son nez inquisiteur dans les moindres recoins des éviers, morigène une partie de l’équipe mal à l’aise, établit un rapport salé… Et le Chef étoilé, Andy Jones (formidable Stephen Graham) qui n’est toujours pas là, puis qui parlera de partir sitôt arrivé ! Il l’aurait fait sans Carly (tout aussi formidable Vinette Robinson), sa seconde de cuisine, qui le retient par le tablier. Duo faussement posé, dont la complicité s’émousse, alors qu’ils doivent affronter avec leur équipe l’une des soirées les plus fréquentées de l’année, le dernier vendredi avant noël, le « Magic Friday ». La magie… elle est sans doute dans les assiettes parfaitement présentées, mais plus vraiment dans l’arrière-cuisine, malgré les airs contrits ou bienveillants de chacun entre deux coups de gueule du chef… Dès l’entrée des premiers fins museaux, le service redouble d’intensité. Gestes précis exigeant une sempiternelle vigilance, nerfs à toute épreuve pour résister à la pression de clients intransigeants, parfois désagréables. Pour couronner le tout, dans cette ambiance paroxystique, déboule le célèbre cuisinier et star de la télé Alastair Skye – chez qui Andy a naguère travaillé –, flanqué d’une critique gastronomique en vogue, qui guettera forcément le moindre faux pas du chef…

Si elle est criante de vérité, c’est que cette fiction est le fruit du regard lucide et sans concession d’un réalisateur qui fut lui-même chef cuisinier durant 12 années.