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Le blog des profondeurs...
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Ma classe au cinéma
ENSEIGNANTS, ENSEIGNANTES, vous pouvez d’ores et déjà inscrire votre classe pour le parcours Ma classe au cinéma, proposé aux élèves de la maternelle à la terminale. Ce programme propose aux élèves de découvrir des œuvres cinématographiques en salle et de se constituer ainsi, grâce au...

123 soleil, des nouvelles !
Cette association est née il y a 5 ans autour d’une table du café d’Utopia avec l’idée de créer des rencontres entre des jeunes migrants nouvellement arrivés à Avignon et des autochtones, spectateurs d’Utopia essentiellement. La recette : un dimanche, de préférence ensoleillé, un...

DOUCES TERRES
Partout en Vaucluse des collectifs osent défier les décideurs, industriels, présidents d’interco, aménageurs et même l’État, contre la bétonisation des terres agricoles et naturelles. Ils remettent en cause l’aménagement du territoire qui contient trop de projets écocides.Ils se battent, avec leurs ...

SOLIDARITE UKRAINE : LE FRANÇAIS LANGUE DU CŒUR.
Aux images insoutenables qui nous parviennent d’Ukraine s’ajoutent l’exil et l’afflux d’une population traumatisée qui fuit les horreurs de la guerre. Des centaines de réfugiés sont attendus dans notre département et la qualité de l’accueil signifie aussi de leur apporter une bonne maîtrise des base...

Séance unique le mardi 1er mars à 18h00, suivie d’une rencontre avec Paule Baisnée, spécialiste du cinéma italien.

EUROPE 51

Roberto ROSSELLINI - Italie 1951 1h50 VOSTF - Avec Ingrid Bergman, Alexander Knox, Ettore Giannini...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

EUROPE 51À la mort de son fils, une riche bourgeoise décide de consacrer sa vie aux déshérités.
Qu’est-ce que la mort d’un enfant, sinon le symptôme d’une société malade, qui fonce droit dans le mur ? Quatre ans après Allemagne année zéro, où le suicide d’un jeune garçon nous laissait au bord du gouffre, Roberto Rossellini, pour son second film avec Ingrid Bergman, sonde le même vertige avec une ambition renouvelée : établir un état des lieux critique de la civilisation occidentale, six ans après une Seconde Guerre mondiale qui semble ne rien avoir changé à ses réflexes inégalitaires. Cette détresse qu’Irène n’a pas voulu voir à temps chez son fils suicidé, est précisément celle, mais à une autre échelle, qu’elle retrouve dans les faubourgs misérables de Rome. Ici ou là, il s’agissait simplement d’ouvrir les yeux. Prenant le parti des déshérités (mères célibataires, prostituées, malades, assassins), Irène se défait de son être bourgeois cloisonné, pour atteindre par des voies laïques à une forme de grâce, inspirée par l’expérience mystique de Simone Weil. Comme dans Stromboli (1950), le cheminement de l’héroïne prend la forme d’un itinéraire moral, dont les étapes s’écrivent sur le visage chamboulé (filmé sans maquillage) de l’actrice. Mais le propos de Rossellini concerne également la réaction du bloc bourgeois (famille, clergé, médecine), qui, face à un tel don de soi, décrète la folie d’Irène, sentant bien qu’elle pointe quelque chose de son illégitimité. Cri de colère et bréviaire de rébellion sociale, Europe 51 est bien plus qu’un chef-d’œuvre : un phare dans la nuit. (Mathieu Macheret)