LA GAZETTE
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NOS TARIFS :
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le restaurant La Manutention va réouvrir ses portes !
Le restaurant La Manutention est fermé depuis le mois  de septembre et une rumeur bruisse dans la ville…Nous vous la confirmons avec grand plaisir ; le restaurant va réouvrir ses portes probablement fin octobre  ou début novembre après quelques menus travaux.   Son nom sera CA...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

SAMEDI 11 JUILLET 18H00 PRÉSENTATION DU FILM PAR RONIT ELKABETZ

JAFFA

Keren YEDAYA - Israël 2009 1h50mn VOSTF - avec Dana Igvy, Ronit Elkabetz, Moni Moshonov, Mahmud Shalaby, Hussein Yassin Mahajne... Scénario de Keren Yedaya et Illa Ben Porat. SÉLECTION OFFICIELLE, FESTIVAL DE CANNES 2009.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JAFFAPour mieux savourer et comprendre cette très belle et très forte histoire d'amours contrariées, peut-être faut-il rappeler le contexte dans lequel elle se déroule : Jaffa est une ville dont les origines remontent probablement à plus de 3500 ans… Ville arabe au bord de la Méditerranée, son histoire foisonnante est emblématique de l'évolution de ce morceau de planète. Attribuée aux Arabes dans le plan de partage de 1948, elle a fini par être phagocytée par Tel-Aviv, plus grande ville juive du monde, qui est passée en quelque sorte du statut de quartier périphérique de Jaffa au début du siècle dernier à celui de ville dont Jaffa est devenue un quartier. Si elle fut largement bombardée et détruite en 1948, Jaffa l'arabe a été en partie réhabilitée et garde son caractère et sa culture à côté de l'immense et moderne Tel Aviv…

C'est un petit garage familial, dans un quartier du vieux Jaffa, vivant, grouillant, où toutes les cultures se mélangent et où Arabes, Juifs, Chrétiens… cohabitent depuis des lustres. Le petit patron juif, un brave bougre qui adore sa femme (la sublime Ronit Elkabetz !) emploie une paire d'Arabes ultra-compétents, tandis que son fiston, qui se repose sur son statut d'enfant gâté, trimbale du soir au matin son incompétence paresseuse, pris parfois par des accès d'autorité intempestifs… Mali, la fille de la maison, est belle et jeune et depuis toujours elle file une douce amitié avec un voisin devenu l'employé de son papa : un bel Arabe aux yeux clairs, qui aurait tous les talents nécessaires pour devenir calife à la place de son employeur. Depuis toujours, Mali et Toufik se connaissent et en devenant adultes, leur complicité de toujours s'est naturellement transformée en grande histoire d'amour. Pas question d'en causer en famille : rares sont les pères qui rêvent de marier leur fille à leur employé, mais si en plus il est Arabe, dans ce coin là, ça n'arrange pas vraiment les choses.
On plonge dans la vie de la famille et Ronit Elkabetz vient à nouveau irradier l'écran de sa présence : on se souvient d'elle dans La Visite de la Fanfare, Mariage tardif… plein d'autres (Prendre femme ou Les 7 jours qu'elle a elle-même réalisés). Elle est ici une mère juive un peu trop indulgente pour son fiston et délicieusement lascive avec un mari qui ne se lasse pas de lui masser les pieds, manifestant un goût permanent pour les contacts physiques : on se touche les cheveux, on se prend par la taille… mais pas question pour Mali d'avouer à sa mère que son amour pour Toufik est bien avancé et qu'il devient urgent qu'ils officialisent la chose puisqu'ils ont décidé de ne pas évacuer le produit de leur relation.
C'est donc dans le plus grand secret que nos amoureux préparent leur départ vers un endroit où leur union pourra être enregistrée. De toute évidence, leur cas n'est pas unique et le problème semble se poser de façon fréquente puisque Mali s'adresse à un organisme dont c'est la fonction de fournir autorisations et papiers aux couples mixtes confrontés aux mêmes difficultés. Les choses auraient pu être simples, mais des événements imprévus vont compliquer leurs projets, tirant vers la tragédie une histoire pleine de rebondissements, où l'amour aura toujours son mot a dire et finira par avoir le dernier.

La réalisatrice n'en est pas à son premier film, on avait déjà programmé d'elle Mon trésor. Jaffa est une illustration de plus du formidable épanouissement du cinéma israélien depuis 2001… « Notre cinéma devenait alors physique et féminin, moins cérébral. Du coup il se donnait les conditions d'exister » dit Ronit Elkabetz, qui ajoute plus loin : « Ce que le gouvernement n'arrive pas à faire, c'est à nous de le faire, les gens de la rue, nous, les artistes qui pouvons créer un vrai lien. On a besoin de parler, mais parler simple. Avec des mots qui viennent de l'amour, pas avec les mots de la peur… on ne peut plus séparer la vie politique et la vie personnelle… »