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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

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Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

AS TEARS GO BY

WONG Kar-wai - Hong Kong 1988 1h45 VOSTF - avec Andy Lau, Maggie Cheung, Jacky Cheung, Alex Man... Scénario de Wong Kar-wai et Jeffrey Lau.

Du 29/06/22 au 26/07/22

AS TEARS GO BYQuand Wong Kar-wai réalise en 1988 As tears go by (« Ainsi vont les larmes »), premier des dix longs métrages qu’il a tournés à ce jour, il est déjà implanté depuis sept ou huit ans dans le monde du cinéma de Hong Kong, assistant de production puis auteur d’une cinquantaine de scénarios – dont il n’a signé qu’une douzaine. La mode est alors aux films de gangsters, après le succès du Syndicat du crime de John Woo. Wong Kar-wai décide alors de s’inspirer de ses aînés américains, et en particulier du Mean streets de Martin Scorsese, qui l’a durablement impressionné.

Petit gangster de Hong Kong, Wah (Andy Lau) se partage entre son boulot habituel, le recouvrement de dettes, et la nécessité de veiller sur son acolyte, Fly (Jacky Cheung), tête brûlée au comportement erratique, qui se met dans des situations impossibles en empruntant sans arrêt de l’argent qu’il ne peut jamais rembourser. Et bien évidemment les prêteurs ne sont pas des enfants de chœur… Cette vie déjà passablement déréglée est définitivement bouleversée quand Wah doit héberger sa jeune cousine Ngor (Maggie Cheung), qui vient à Hong Kong pour passer des examens universitaires.
Wah entame alors un épuisant va-et-vient entre son amour naissant pour Ngor, qui pourrait être la perspective d’échapper à sa vie de petit malfrat, et sa fidélité à son « frère » de gang, cette andouille de Fly, tabassé à répétition par les hommes de main de Tony, un gangster prétendument plus haut placé dans la hiérarchie criminelle hongkongaise…
Wah va devoir choisir entre deux destins.
Les premiers pas de Wong Kar-wai comme réalisateur sont déjà enthousiasmants, on retrouve son incroyable talent à créer des ambiances envoûtantes, son sens du cadre et du rythme, sa manière de filmer Hong Kong la nuit, son romantisme lyrique, sa complicité avec des actrices et acteurs charismatiques. Invisible depuis des lustres, présentée ici dans une magnifique copie restaurée, une vraie et grande découverte.