LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

VITTORO DE SETA

Également au programme - BANDITS À ORGOSOLO

LE MONDE PERDU

Vittorio DE SETA - Programme de 9 courts métrages documentaires Italie 1954-1958 Durée totale : 1h23 Couleur (Ferraniacolor)

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE MONDE PERDULa pêche au thon de Stromboli, vous l’avez en tête ? Cette séquence de pêche absolument incroyable, pratique ancestrale vieille de 2000 ans que Rossellini a filmée en 1949 et que vous avez pu voir l’été dernier à l’occasion de la rétrospective que nous lui avons consacrée. Et bien les neuf courts métrages de ce programme s’inscrivent dans cette filiation-là et sont tout aussi magnifiques.
Qu’il s’agisse de pêcheurs, de bergers, de paysans ou de mineurs, chaque film de Vittorio De Seta parvient au miracle de condenser tout un monde en 10 minutes. En une unique journée, entre l’aube et le crépuscule, on accède à la réalité d’un monde qui n’est pas le nôtre, d’un monde qui n’est plus. Sans aucune voix off et dans un lyrisme formel brut à couper le souffle, la vie particulière d’un pays s’exprime d’elle-même, à travers ses chants et ses sons, à travers ses gestes millénaires, ses labeurs et ses mouvements à l’unisson. Et si ni les paroles vernaculaires ni les chants populaires ne sont traduits, ils nous parlent. Indubitablement quelque chose qui nous dépasse fait sens, et ce n’est ni l’exotisme ni la nostalgie ; probablement l’intime et heureuse expérience du commun trouvé dans l’expression de l’altérité.
Le bleu de la mer Méditerranée, l’or du blé qui n’appartient probablement pas à ceux qui le moissonnent, l’ardeur qui anime la composition de chaque plan, la symphonie quasi bruitiste qui illumine le montage autant qu’elle initie son rythme, tous ces éléments servent la possibilité d’une compréhension sensible des paysages du monde et des sociétés humaines qui les habitent. Il n’est pas question d’expliquer ou de justifier quoi que ce soit, encore moins d’élaborer une sorte de vérité ethnographique. Ici la seule vérité est celle de la poésie. Tout ce que l’on voit est réel au même titre que tout est recomposition : pas de méprise, nous sommes au cinéma. C’est d’ailleurs sans gêne que les films révèlent parfois les artifices de leur mise en scène.
Malgré l’apparente simplicité, chaque film est savamment construit, son montage millimétré, pour parvenir à ce que seul le cinéma sait faire : restituer le monde dans sa polyphonie.