LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

À PROPOS DE JOAN

Laurent Larivière - France 2022 1h40 - avec Isabelle Huppert, Swan Arlaud, Lars Eidinger, Freya Mavor, Dimitri Doré, Éanna Hardwicke et la participation brève mais frappante de Florence Loiret Caille... Scénario de François Decodts et Laurent Larivière.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

À PROPOS DE JOANC’est la nuit, la route, une automobile roule sous la pluie, et au volant, Joan Verra (Isabelle Huppert) se souvient, se raconte, face caméra. Un coup de foudre dans sa jeunesse (l’héroïne est alors incarnée par Freya Mavor) pour le pickpocket irlandais Doug (Éanna Hardwicke), une idylle romantique se terminant entre les murs d’une prison avant un retour en France, enceinte, et une vie de fille-mère célibataire. Quelques années plus tard, ce sera sa propre génitrice (Florence Loiret Caille dans un petit rôle japonisant) qui abandonnera sa famille. Devenue éditrice, Joan se prendra ensuite d’affection pour le très anticonformiste romancier allemand Tim (Lars Eidinger).
Et pendant tout ce temps grandit Nathan, son fils unique et chéri (interprété successivement par Louis Broust, Dimitri Doré et Swann Arlaud). Sans oublier une rencontre surprise avec un Doug désormais vieux. Car les sentiments n’ont pas d’âge dans les souvenirs qui resurgissent et qui en cachent d’autres… Mais sont-ils pour autant tous fidèles à la réalité ?
Jouant avec les strates temporelles, À propos de Joan est une œuvre beaucoup plus curieuse que ne le laisse présager son apparence initiale, assez « classique ». S’autorisant même quelques très audacieuses incursions oniriques, le film, qui voyage de la côte irlandaise à la campagne française, en passant par Paris et Cologne, se révèle un bizarre et intéressant cocktail de genres et de tonalités.

C’est Isabelle Huppert qui est le centre et le moteur de ce récit à tiroirs, de ces souvenirs qui se dévident et parfois se chevauchent. La comédienne assume ce rôle pivot avec son charisme habituel et sa faculté quasi-surnaturelle à défier le temps : si elle ne personnifie pas le personnage dans sa vingtaine (à l’impossible nul n’est tenu), elle le prend en charge comme qui rigole dans sa petite quarantaine, perruque blond platine, lèvres rouges, perfecto noir, pétulante, espiègle, et l’amène jusqu’à l’âge qui est actuellement le sien et qu’on a bien du mal à définir. Dans ce film qui se nourrit des histoires qu’on raconte – qu’on se raconte –, Huppert transporte avec elle toutes les vies qu’elle a incarnées au fil de ses innombrables rôles, si bien que cette fiction vagabonde aurait pu tout aussi bien s’appeler « À propos d’Isabelle » qu’À propos de Joan
(avec l’aide de cineuropa.org)