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Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du 17 décembre !
Vendredi 16 décembre en fin d’après-midi, le marché de Noël solidaire de Rosmerta ! Samedi 17 décembre en début d’après-midi, notre AG suivie d’une grosse fête !Et dimanche 18 décembre, on participe à la Journée Internationale des Migrants.... Lire Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

LEO (Liaison Est Ouest) : la lutte paie
Au cœur de l’été, l’état a fait paraître un arrêté retirant le projet de la LEO dans les conditions proposées, suite au recours contentieux déposé par ses opposants l’été précédent. Il reconnaît sans le dire les errements et aberrations d’un projet obsolète, vieux de 30 ans mais néanmoins bâclé, et ...

UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

Retrouvez la critique et l'interview de Gilles Perret, que nous avons reçu lors de l'avant-première du film le 4 octobre dernier.
Et ça s'écoute sur le site de Michel Flandrin

REPRISE EN MAIN

Gilles PERRET - France 2022 1h43 - avec Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch, Grégory Montel, Vincent Deniard, Finnegan Oldfield, Samuel Churin, Marie Denarnaud, Rufus... Scénario de Gilles Perret et Marion Richoux.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

REPRISE EN MAINVoici la toute première fiction d’un réalisateur, Gilles Perret, qui a déjà une filmographie généreuse à son actif. Pour ne citer que que quelques-uns de ses documentaires, tous projetés à Utopia : Les Jours heureux, La Sociale, J’veux du soleil, Debout les femmes ! (ces deux derniers en complicité avec François Ruffin)… Autant de films qui traduisent l’engagement de l’homme, son intérêt toujours renouvelé pour le bien commun, les luttes sociales. Ce n’est pas parce qu’il s’essaie à un autre genre de cinéma qu’il renie ses convictions, bien au contraire, c’est l’occasion de trouver une nouvelle manière de mettre en scène ses thèmes de prédilection, avec suspense et humour, d’inventer une intrigue qui lui permet accessoirement de faire un clin d’œil à l’une de ses premières passions : la varappe. C’est presque une déclinaison des tirades de Cyrano : ne pas grimper bien haut peut-être, mais y grimper tout seul… L’ascension ici s’entend au sens propre comme au figuré et la réjouissante reprise en main du titre sera autant celles de destins individuels que collectifs…



Que la montagne est belle  ! Comment imaginer qu’en contrebas des sommets, dans la haute vallée savoyarde, il se trame une drôle d’histoire. Cédric, comme tous ses collègues, aime son métier. Il n’est pas peu fier de faire partie d’un des fleurons de l’industrie française. Il suffit d’observer son regard pétillant quand il explique à ses enfants la magie du décolletage. Tous ici sont fiers de mère en fils, de père en fille… Ce sont des générations qui se relaient fidèlement dans la même usine depuis des décennies. Fidélité peu partagée par un patronat qui a bien changé et s’apprête à agir une fois de plus dans le dos de ses salariés. Sans que cela soit annoncé, la boîte est sur le point d’être revendue aux plus voraces. Nous voilà dans une de ces usines comme tant d’autres où l’intelligence ouvrière, intellectuelle et manuelle ne représente plus grand chose dans la tronche des actionnaires hors sol qui ne voient plus que par le petit bout de la lorgnette de leurs finances désincarnées. Que vaut une vie humaine face à l’appât du gain, la fureur de vouloir faire toujours plus de profit malgré la casse sociale prévisible ? Cette histoire-là, plus répandue et dévastatrice que n’importe quelle pandémie mondiale, nous la connaissons, ainsi que tous ses rouages. Jeux de rachats entre fonds d’investissements psychopathes avec à la clef toujours plus de licenciements, de « dégraissages » diton, comme si l’humanité était aussi indésirable que la cellulite. Les dés en seraient jetés, il ne resterait aux travailleurs que leurs yeux pour pleurer, leurs cœurs pour trembler… Sauf que l’information va malencontreusement fuiter. Alors  ? Courber l’échine comme toujours  ? «  Fatalitas, fatalitas  !  » se serait écrié Chéri Bibi, comme tout damné de la terre qui voit son avenir torpillé. Mais c’est une froide colère qui s’empare dès lors de Cédric et elle va donner naissance à une idée complètement folle, un projet qui semble hors de portée de simples salariés : pour empêcher la transaction scélérate, racheter leur outil de travail, l’usine qui coûte la modique somme de 70 millions d’euros  ! Ses amis d’enfance, sa famille, fauchés comme les blés, d’abord incrédules et après avoir proclamé que Cédric est tombé sur la tête, vont peut-être bien finir par se piquer au jeu…

Après tout qu’ont-il à perdre, toutes et tous  ? Que peut-il y avoir de pire que de regarder les camarades tomber, que laisser leur territoire se paupériser, devenir moribond ? Les voilà prêts à entrer dans la mêlée avec pour seul bagage leur détermination et leur solidarité.