LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du 17 décembre !
Vendredi 16 décembre en fin d’après-midi, le marché de Noël solidaire de Rosmerta ! Samedi 17 décembre en début d’après-midi, notre AG suivie d’une grosse fête !Et dimanche 18 décembre, on participe à la Journée Internationale des Migrants.... Lire Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

LEO (Liaison Est Ouest) : la lutte paie
Au cœur de l’été, l’état a fait paraître un arrêté retirant le projet de la LEO dans les conditions proposées, suite au recours contentieux déposé par ses opposants l’été précédent. Il reconnaît sans le dire les errements et aberrations d’un projet obsolète, vieux de 30 ans mais néanmoins bâclé, et ...

JUSTE UNE NUIT

Ali ASGARI - Iran 2022 1h26 VOSTF - avec Sadaf Asgari, Ghazal Shojaei, Babak Karimi, Amirezza Ranjbaran... Scénario d’Ali Asgari et Alireza Khatami.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JUSTE UNE NUITFereshteh, une jeune étudiante, vit seule avec son bébé dans un petit appartement à Téhéran. Ses parents – qui ne savent pas qu’ils sont grands-parents ! – lui téléphonent et s’invitent à dormir chez elle afin de visiter une cousine.
Paniquée, la jeune femme va parcourir la ville de long en large pour trouver quelqu’un chez qui laisser son enfant pour la nuit, et garder le secret de sa maternité. Mais l’anonymat de la capitale, qui protégeait la jeune femme de cette inavouable naissance, se retourne contre elle : pas de solidarité, chacun essaie de s’en sortir de son côté, accablé par la crise financière, les conditions de logements précaires, les injonctions sociales et les lois d’un gouvernement archaïque et cruel. Ses voisins se défilent, le père de l’enfant ne peut rien pour elle, les institutions menacent. Seule son amie de l’université qui lui reste fidèle et l’enfant qu’elle serre très fort dans ses bras lui donnent le courage de se confronter à la suspicion de mauvaise fille qui la condamne à l’errance.
La caméra subjective nous plonge dans la peau de Fereshteh, nous sommes ses yeux, son souffle, ses peurs et ses espoirs. Le rythme est nerveux, les situations tendues, le dénouement imprévisible.
Juste une nuit, c’est parfois le temps qu’il faut pour prendre une décision.

Le périple nocturne de Fereshteh se caractérise par un déplacement concentrique, qui épuise toutes les solutions pour n’en retenir qu’une seule. Dans sa situation, pouvoir aimer son enfant en paix, c’est avoir la force de casser les cercles vicieux de la honte et de la culpabilité. Cette pugnacité dans la lutte, c’est le résultat d’une vie humiliée pour le simple fait d’être née femme, et c’est la situation d’une jeunesse féminine iranienne fatiguée des injonctions autoritaires du patriarcat : le film reflète ainsi une actualité politique qui nous annonce que la révolution sera féminine ou ne sera pas – et nous prouve une nouvelle fois que la vitalité du cinéma iranien est aussi bien formelle que sociale et politique.
Ali Asgari porte l’étendard d’un cinéma libre et lucide, et ce qui le couronne à nos yeux pourrait bien le condamner dans son pays, comme sont condamnés ses illustres collègues Jafar Panahi (dont le nouveau et magnifique film, Aucun ours, sort dans la foulée de Juste une nuit), Mohammad Rasoulof et Mostafa Al Ahmad, actuellement emprisonnés pour le simple fait d’être des témoins de leur temps. Alors ne laissez pas passer Juste une nuit, ne laissez pas passer Aucun ours, ne laissez pas passer ces films qui démontrent que le cinéma est essentiel.