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Le blog des profondeurs...
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ENSEIGNANTES, ENSEIGNANTS ! Vous pouvez organiser des séances scolaires en matinée.
Nous pouvons organiser des séances à la carte pour vos classes, en matinée. Vous trouverez une liste des films programmables sur notre site internet, rubrique « Jeune public et scolaires »/ “D’AUTRES FILMS POUR LES SCOLAIRES”  Pour les maternelles : Zébulon l...

La Ménardière : un habitat partagé en construction…
À Bérat, à mi-chemin entre l’Ariège et Toulouse, la Ménardière est un beau domaine aux multiples possibilités. Acquis en 2019 par une douzaine de personnes au bord de la retraite qui refusaient le destin peu folichon, que nos sociétés réservent à leurs vieux : ni solution privée au coût e...

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

L’heure du rendez-vous tant attendu va bientôt sonner : la 41e édition de la Nuit Fantastique se tiendra le samedi 10 décembre de 21h à l’aube ! (Tarif unique 22€ - vente des places à partir du 22 novembre - Nuit interdite aux moins de 16 ans).

Oui, vous avez bien lu !!! La Nuit revient, plus écarlate que jamais, exacerbée par le chaos de ces dernières années, de toutes ses peurs, de toutes ses prophéties masquées et tétanisantes. Célébrons ensemble les forces maléfiques,  invoquons par l’entremise de nos serviteurs le Dr F et Igor, ce nouveau cauchemar mis en scène dans le hall par la compagnie DERAÏDENZ pour notre plus grand plaisir.

NUIT FANTASTIQUE

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MODUS OPERANDI (À LIRE ATTENTIVEMENT) : les années passent et les monstres ont de plus en plus faim ! Concoctez vos effroyables mets préférés qui seront partagés lors d’une cérémonie démoniaque. Nous nous chargeons des fluides en tout genre… Attention aux allergies néanmoins et pas de surprises psychotropiques...



LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000
(Quién puede matar a un niño)



Narcisso IBANEZ SERRADOR
Espagne 1976 1h52 VOSTF
Avec Prunella Ransome, Lewis Fiander, Antonio Iranzo. Scénario de Luís Penafiel d’après le roman El Juego, de Juan José Plans.

Une station balnéaire en Espagne, Evelyn et Tom rêvent de vacances paisibles et ensoleillées. Vite lassés par les chants et les processions, les touristes britanniques louent une barque afin de rejoindre l’île d’Almenzora, à quelques encablures de la côte. À leur arrivée, les visiteurs découvrent un village très calme et quelques gosses plutôt boudeurs.
Producteur iconique de la télévision espagnole, Narcisso Ibanez Serrador (1935-2019) se hasarda à deux reprises dans le cinéma. Pour y réaliser deux chefs-d’œuvre.
Métaphore de la chape franquiste, La Résidence (1969) enferme ses turpitudes à l’intérieur d’une pension de jeunes filles. Les Révoltés de l’an 2000 persiste dans le huis-clos, cette fois écrasé sous un soleil d’été.
Il y a du western dans l’appréhension des paysages et l’utilisation de la profondeur de champ. Le film de zombies transpire à travers le mutisme grégaire des gamins. « Chicho » Serrador déstabilise dans le jusqu’au boutisme des situations et par la mise en abîme des stéréotypes d’innocence (d’inconscience ?), accolés à l’enfance. Qui peut tuer un enfant ? Le titre original pose la question. Une chose est sure : à Almenzora les gamins jouent pour de vrai. Adios.


ABUELA
(La Abuela)



Paco PLAZA
Espagne 2021 1h40 VOSTF
Avec Almudena Amor, Vera Valdez, Karina Kolokolchykova. Scénario de Carlos Vermut.

Écrit par Carlos Vermut à l’origine de Niña de fuego  (2014), excellent thriller graphique et buñuélien, Abuela  (Grand-mère en espagnol) s’amorce à Madrid, par une séquence proprement stupéfiante, puis (coproduction oblige) met le cap sur Paris. « Tu as 25 ans et tu es vieille. », assène un photographe à Susana (Almudena Amor), qu’il vient de « caster » pour un « shooting ».
En pleine ascension, le mannequin apprend que sa grand-mère est hospitalisée. De retour à Madrid, elle découvre que l’aïeule (Vera Valdez) est désormais grabataire. En reconnaissance pour celle qui l’a élevée, Susana met sa carrière entre parenthèses afin d’organiser une prise en charge.
« Abuela est un film de monstre et le monstre c’est le vieillissement ». Paco Plaza résume ainsi son film. Le réalisateur adjoint le geste à la parole lorsqu’il s’attarde sur un corps flétri, sali. Face à son miroir, Susana arrache son premier cheveu blanc.
Plaza entr’ouvre des portes, vers la fable mémorielle, le cauchemar gériatrique, le sortilège maléfique. Au-delà de l’engagement de ses deux interprètes, de son classicisme qui privilégie l’atmosphère au spectaculaire, Abuela trouble et séduit par son ambivalence. Car que ce soit pour conjurer les sorcières, assouvir le passé et éloigner l’inexorable, une seule solution s’impose : il faut tuer Grand-Mère.


EVIL DEAD 2
(Evil Dead 2, Dead by Dawn)



Sam RAIMI
USA 1987 1h25 VOSTF
Avec Bruce Campbell, Sarah Berry, Dan Hicks… Scénario de Sam Raimi, Scott Spiegel.

Au volant de son automobile jaune (il y a toujours un véhicule couleur chamois dans un film de Sam Raimi), Ash Williams (Bruce Campbell) trace la route, pressé de montrer la cabane au fond des bois à sa nouvelle petite amie (la précédente s’y est perdue pour le compte). À l’intérieur le magnétophone et le grimoire relié en peau humaine sont toujours à la même place.
Bis repetita ! Six ans après Evil Dead , Sam Raimi donne un prolongement à un premier opus accueilli depuis au Panthéon de l’horreur. Dead by Dawn défile comme un remake turbo-compressé qui décuple les apparitions, sortilèges, ablations et hurlements, toujours de bon aloi.
En perpétuel surrégime, ce second séjour dose avec un certain brio réflexes d’effroi et éclats de rire. Bruce Campbell se jette à corps perdu (au sens propre de l’expression) dans ce maelström de plasma écarlate et de parodie hallucinée. Au terme du déferlement, se dresse une icône que l’acteur endossera sans défaillir, dans les multiples déclinaisons de la série.


I SEE YOU


Adam RANDALL
USA 2019 1h36 VOSTF
Avec Helen Hunt, Jon Tenney, Owen Teague… Scénario de Devon Gaye.

C’est un film en trois actes. Après un lever de rideau qui happe un cycliste sur une piste forestière, le premier chapitre circule à l’intérieur d’une villa résidentielle. La mère dort dans la chambre, le père dans le salon, le fils grommelle devant son ordinateur ; l’humeur n’est pas au beau fixe dans la maisonnée. Dans ce foyer bien rangé, des objets commencent à traîner, quelques-uns disparaissent. À l’extérieur, des enfants s’évanouissent dans la nature.
Dans le second acte, l’action progresse par retour en arrière. Le troisième repart de l’avant. I see you est une mécanique narrative qui lâche un tueur dans une forêt puis multiplie les angles morts.
Signé par un certain Devon Gaye, le scénario combine la dissection d’une cellule familiale, une pratique du moment (que nous ne dévoilerons pas) et quelques archétypes du conte de fée : d’escaliers en alcôve la villa devient un château à proximité d’une forêt où rode un ogre et quelques elfes intrusifs. Astucieux et référencé, I see you jongle avec les perspectives, détourne les apparences dans une intelligence à la fois dévastatrice et délibérément jouissive.