LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 55€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance avant 13h : 5€
Moins de 18 ans : 5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

La Paix, éternelle Utopie ?
Pas facile de décrypter le chaos du monde pour les spectateurs, plus ou moins lointains, que nous sommes, face aux faits tragiques qui nous submergent en avalanche via la presse, les réseaux sociaux, vraies ou fausses nouvelles… Et c’est dans ces moments-là que nous avons encore plus envie de croire...

LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Rosmerta continue ! Vous connaissez l’histoire ? 
Depuis les débuts, et même avant, Utopia Avignon suit l’histoire de près ! Ça fait presque cinq ans qu’on vous en parle dans nos gazettes, à chaque rebondissement. Ce qu’il s’est passé depuis 2018 : réquisition citoyenne d’une école vétuste appartenant au diocèse, procès et appel...

La LDH, attaquée, appelle au combat pour les libertés et la démocratie
Le ministre de l’intérieur menace de lui supprimer ses subventions, la première ministre lui reproche ses « ambiguïtés », d’autres polémistes de droites extrêmes leur faisant écho.Si on peut reprocher quelque chose à la LDH, c’est la constance de ses positions et de ses combats. Créée en 1...

Soutenez Utopia Palmer

CHET BAKER let's get lost

Bruce WEBER - USA 1988 2h VOSTF - Musique de Chet Baker, évidemment - Copie restaurée 4 K.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CHET BAKER let's get lostPas besoin de céder à la fiction pour raconter Chet Baker, sa vie est un scénario spontané, idéal et poignant. Splendeur et décadence, confidences et mensonges, documents d’archives et scènes de tournage intimement mêlés composent ces deux heures de cinéma vérité sacrément remuantes.
Bruce Weber nous balade entre les débuts fracassants d’un jeune blanc-bec, trompettiste prodige et chanteur inimitable qui accompagna Charlie Parker à 24 ans, et la fin de course d’un marginal usé par les drogues diverses, une vie privée tumultueuse, les scandales et les séjours en prison.
Entretemps Chet Baker a enregistré une centaine d’albums, son talent a très vite été reconnu, célébré. Ce n’était pas un artiste maudit mais il a choisi de vivre à sa manière…
Séquence après séquence, sans tricher, Bruce Weber explore le mystère de cette personnalité hors-normes, en évitant de tirer des conclusions hâtives. Au travers des témoignages, des attitudes, des chorus déchirants, des regards, Weber nous dit son attachement à Chet Baker, mais ne cache pas les côtés déplaisants du personnage : sa mythomanie, son inconscience, ses penchants infantiles, sa morbidité destructrice… On pressent qu’à force de danser sur la corde, raide, avec seulement sa musique fragile pour tenir en équilibre…
Chet Baker est mort peu de temps après la fin du tournage. Il est tombé par la fenêtre d’un hôtel d’Amsterdam, en mai 1988. Suicide d’après l’enquête de police…
Film documentaire plus passionnant que bien des fictions, portrait ultra-sensible d’un homme déchiré, fascinant et dérisoire… Et des images ! En noir et blanc, magnifiques ! Composées et éclairées au millimètre : Bruce Weber, le réalisateur, est d’abord un photographe, un des plus réputés des États-Unis. Et grâce à ces images splendides, miracle, on entend mieux la musique de Chet Baker !

« Toute l’équipe du film a une histoire à raconter sur Chet Baker. Bill Claxton, le photographe, m’a dit que quand Charlie Parker a entendu pour la première fois Chet jouer, il a appelé Miles Davis et Dizzy Gillespie et leur a dit : “les gars, il y a ici un mec blanc qui va vous donner du fil à retordre”. Tony Perkins m’a raconté qu’un soir, à minuit, il quittait le théâtre de Broadway, où il venait de donner un concert. Il marchait dans la rue et tout au bout, dans l’obscurité il avait vu un homme, assis sur le siège arrière de sa voiture, les pommettes éclairées par la lumière de sa cigarette. Il savait que c’était Chet Baker.
« Au début des années 50, Il a été présenté à James Dean alors qu’il arpentait les rues de New York, il lui a dit “Salut” puis a continué sa route. Il avait l’habitude de marcher très longtemps pour se calmer. Sam Shepard m’a dit qu’en allant chez Charlie Mingus, il avait vu cet homme, torse-nu, en culotte de cheval, avec une cravache à la main. Bien entendu, c’était Chet.
« Dick Bock, le fondateur de Pacific Jazz Records, pensait que la musique de Chet représentait à elle seule toute l’histoire du jazz. Il était à fois Louis Armstrong, Bix Beiderbecke et Bunny Berrigan. David Bailey, le photographe, écoutait toujours le même disque, Chet Baker sings, quand il était à l’armée. Marilyn Monroe et Jane Russell s’asseyaient devant quand elles allaient au Haig, dans les années 50, pour écouter Chet et Gerry Mulligan.
« Après le Festival de Toronto, un homme est venu me voir et m’a dit qu’il avait rencontré Chet dans un club de Jazz quelques années auparavant. Ils avaient bu un verre ensemble et il lui avait demandé de chanter sa chanson préférée, Every time we say goodbye. Cette chanson lui rappelait une femme qu’il avait aimée. Chet, pendant une de ses longues pauses, à se regarder les pieds, lui dit : “Je ne veux plus chanter”. » (Bruce Weber, réalisateur de Let's get lost)