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Séance le mercredi 10 juillet à 18h, présentée par le réalisateur Patric Chiha.

BROTHERS OF THE NIGHT

Écrit, réalisé et monté par Patric CHIHA - Autriche 2016 1h28 VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BROTHERS OF THE NIGHTCe film sidérant d’une étrange beauté, qui rappelle l’esthétique des films du regretté Fassbinder, va nous plonger dans le quotidien de deux jeunes garçons prostitués, deux jeunes Roms bulgares venus à Vienne chercher fortune. Mais dès la première séquence on comprend que nous serons dans la zone grise, quelque part entre réalité et jeu d’acteurs.

Un bar on ne peut plus étrange où les jeunes prostitués, blouson de cuir de motard et cheveux gominés, sont juchés le long du comptoir dans l’attente de leurs clients. Un bar qui est l’ultime canot de sauvetage dans cette ville inhospitalière aux parias que sont ces Roms bulgares. Au fil des séquences d’une vérité brute et incandescente, ces tout jeunes gens s’expriment avec une totale liberté sur l’ambivalence de leur vie, partagée entre la Bulgarie, où ils ont généralement laissé femme et enfants végétant dans des bidonvilles peu reluisants, et Vienne où ils n’ont trouvé que leurs corps à vendre pour gagner décemment leur vie. Aucune réserve morale dans le regard de Patric Chiha, et tant mieux : les garçons parlent en toute franchise des tarifs pratiqués pour telle ou telle prestation, s’amusent de certains clients. Mais s’amusent aussi en rejouant des scènes. Et Patric Chiha s’amuse à son tour en les habillant en marinières, en jouant des couleurs artificielles, en jouant aussi de la superposition étrange des ambiances sonores, entre la musique balkanique que les jeunes écoutent et Mahler, le compositeur étroitement lié à Vienne.

Patric Chiha explique avec limpidité qu’il n’a pas fait un film sur ces jeunes gens mais avec ces jeunes gens, pleinement associés à la réalisation, qui ont été payés comme des acteurs, pour jouer leur réalité. Il dit aussi que le mensonge fait pleinement partie de leur vie – ne serait-ce que parce qu’il est partie prenante de la pratique de l’amour tarifé – et que jouer ainsi sur les différents registres du vrai et du faux rend mieux la réalité de leur vie qu’un documentaire classique. Et le résultat est bien plus passionnant que ne l’aurait été une œuvre naturaliste.

En compagnie de Patric Chiha, de l’autrice et chorégraphe Cristina Morale et du dramaturge Stéphane Bouquet, Mathilde Monnier réunit cinquante jeunes artistes pour vivre le Festival d’Avignon comme un laboratoire de réflexion au rythme des spectacles, répétitions et rencontres. Mathilde Monnier invite ces artistes à transformer la pensée mouvante en performances lors de sessions ouvertes au public. Transmission Impossible les 12, 13, 19 et 20 juillet.