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Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON !
Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON ! aux horreurs qui
sont le quotidien de la politique menée contre les étrangers par Besson
et Sarkozy.
Avec les artistes, syndicats et organisations s’engagent : RESF, LDH,
Cimade, Autre Monde, CFDT, FSU, CGT, Solidaires, UNSA. Nous, artistes, ...
L'AFFAIRE UTOPIA
Quelle affaire !
Utopia à Toulouse, annule la sortie nationale d'un film réalisé par un israélien pour le remplacer par un film réalisé par une israélienne, en signe de protestation contre l'attaque brutale de l'armée israélienne contre les bateaux de la « Flotille de la liberté »… et, à n...
POLÉMIQUE ET DROIT DE RÉPONSE - L’épouvantail des tyrans (*)
Ce texte fait suite à un débat soulevé par un billet de Sud Culture dénonçant les conséquences perverses du désengagement de l’État dans les financements de la culture textes plus bas dans cette même page). On peut le résumer ainsi : la logique de survie imposée à des structures comme par exem...
Les salles indépendantes seront-elles les « dindons de la farce » numérique ?
Plaidoyer pour une diversité culturelle et un cinéma numérique durables
L'exploitation cinématographique est à l'aube de changements technologiques
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diversité cul...
Familles en danger !
La
Convention Internationale des droits de l’enfant demande aux états signataires
d’agir en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant. Pourtant, dans notre
pays, plusieurs pères sont en danger d’expulsion et de nombreuses familles
risquent ainsi d’être brisées, au mépris des conventions intern...
Emmanuel SALINGER - France 2009 1h25mn - avec Laurent Capelluto, Michel Boujenah, Maurice Bénichou, Hélène Fillières, Bernard Le Coq, Céline Sallette, Frédérique Bel, Louise Blachère, Emmanuel Salinger, Jérémie Elkaim, Philippe Duquesne...
Emmanuel Salinger, on l'a connu et aimé comme acteur intense et singulier, notamment chez Arnaud Desplechin : le héros inquiétant et attachant de La Sentinelle, c'était lui. On le retrouve aujourd'hui et on l'aime tout pareil en metteur en scène qui s'attaque à un genre finalement peu exploré par le cinéma français d'auteur : la comédie. La vraie, la franche comédie. Pas facile de faire rire intelligemment et différemment, d'associer une vraie vision du monde qui nous entoure et le sens du gag, la légèreté de la fantaisie, le tempo de l'efficacité comique. Emmanuel Salinger s'y essaie avec une énergie et un enthousiasme communicatifs et réussit son coup : son film est drôle, malicieux, extrêmement divertissant (« that's entertainment ! » comme disaient les artisans de la comédie américaine à la grande époque) et en même temps très révélateur de certaines interrogations, de certains errements de notre société bouffée par l'obsession de l'image et de la réussite. Et en plus il met au centre de son propos un truc qu'on n'imagine pas spécialement propice à la rigolade : la philosophie ! Ce qui lui permet d'évoquer en toute légèreté (encore et toujours) de menues questions telles que : comment vivre et pourquoi, pour qui ? Qu’est-ce qui fait une vie pleinement humaine ? Comment vivre au milieu des autres ? « Dans le fond, ce sont des questionnements que tout le monde partage. Il me semble que le propre de certains films est de raviver ces interrogations chez les spectateurs » dit Emmanuel Salinger.
Or doncques Grégoire (excellent Laurent Capelluto, vu lui aussi chez Desplechin) est prof de philo à Saint-Étienne. Un prof de philo qui aime la philo et qui essaie d'enseigner au mieux les fondements de la sagesse à des lycéens majoritairement somnolents ou qui, s'ils sont éveillés, lui posent des questions qui le laissent sans voix. Mais bon, c'est sa vie et elle en vaut bien une autre, d'autant qu'il est amoureux d'une libraire qui le lui rend bien et qu'il consacre du temps et de l'énergie à la défense de justes causes qui lui permettent de passer de la théorie à la pratique. C'est ainsi que le début du film (hilarant) le montre allant manifester, avec quelques camarades aussi déterminés que maladroits, en faveur de mal logés menacés d'expulsion manu militari ou plutôt flicari.
Cette action de groupe, couronnée d'un succès très relatif, aura deux conséquences d'importance pour la suite de son existence : tout d'abord il va se trouver dans l'obligation solidaire d'héberger dans son petit appartement un désormais sans domicile qui va s'avérer passablement encombrant et intrusif (c'est Maurice Bénichou, génial en invité qui fait comme chez lui). Et surtout, vu que sa trombine est apparue en gros plan dans un reportage télé, le voilà invité à causer des problèmes du logement et de la spéculation immobilière sur le plateau d'un talk-show qui fait péter l'audimat, animé par la super-vedette du petit écran Patrick qui n'a même plus besoin de nom de famille tellement tout le monde le reconnaît dans la rue…
Grégoire monte donc à Paris, bafouille trois phrases en direct (Socrate lui-même aurait été nul dans une émission de Ruquier ou Ardisson) et s'apprête à tirer un trait définitif sur une expérience médiatique aussi brève que désastreuse… Mais des circonstances facétieuses vont se liguer pour le rapprocher du fameux Patrick, lequel se révèle être encore plus paumé et malheureux que célèbre et qui va s'enticher de ce prof de philo qui pourrait bien lui donner quelques conseils de vie, de bonheur, de sérénité… Conclusion logique : Patrick propose à Grégoire de devenir son coach en philosophie. Il le paiera grassement, lui fera rencontrer le tout Paris, fera exploser en une gerbe d'étincelles sa petite vie de provincial étriqué ! Grégoire hésite, résiste et cède…
Mais la grande vie est-elle la vraie vie? That is the question, comme soupirait l'autre danois…
