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a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

LE NARCISSE NOIR

(BLACK NARCISSUS) Écrit, produit et réalisé par Michael POWELL et Emeric PRESSBURGER - GB 1947 1h40mn VOSTF - avec Deborah Kerr, David Farrar, Kathleen Byron, Jean Simmons, Sabu, Flora Robson... D'après le roman de Margaret Rumer Godden. Photographie au-delà des qualificatifs signée Jack Cardiff - RÉÉDITION EN COPIE NEUVE RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE NARCISSE NOIR« Les films de Michael Powell et Emeric Pressburger sont grandioses, poétiques, remplis de sagesse, d’aventure et d’obstination, en extase devant la beauté, qu’elle soit naturelle ou recréée, profondément romantiques mais pourtant dépourvus de tout compromis. » Martin Scorsese

Au printemps dernier, nous avons programmé en réédition Les Chaussons rouges, du même tandem Powell-Pressburger, et nous vous disions notre enthousiasme. Eh bien, Le Narcisse noir, réalisé tout juste un an auparavant, est encore plus beau, encore plus fou, encore plus inoubliable ! Et sachez que nous ne sommes pas les seuls à être chavirés par ce film : lisez les quelques lignes de Martin Scorsese ci-dessus, écoutez Bertrand Tavernier s'enflammer lorsqu'il évoque l'œuvre de Michael Powell et Emeric Pressburger… Ces deux cinéastes anglais, auteurs complets de plus d'une quinzaine de films et finalement assez méconnus du public, suscitent une admiration sans borne chez de très nombreux grands cinéastes qui ont débuté leur carrière dans les années 70 et 80. Moins semble-t-il chez les plus jeunes, mais c'est peut-être tout bêtement qu'ils ne connaissent pas leurs films…
Quoiqu'il en soit Le Narcisse noir est un film sublime, d'une splendeur visuelle renversante : l'action se déroule dans les montagnes de l'Inde, mais Michael Powell a très tôt décidé d'effectuer intégralement le tournage en studio, craignant que l'exotisme des lieux naturels n'écrase l'histoire. Et le résultat est magnifique, au-delà du réalisme, d'une intensité flamboyante : les décors génialement reconstitués, intérieurs comme extérieurs (extraordinaires faux paysages peints !), participent en eux-mêmes aux émotions qui nous submergent. Ils exacerbent la sensation de vertige, la furie des sens, la perte des repères qui assaillent les personnages et, par contagion, nous, spectateurs ébahis par tant d'invention et de lyrisme. Saluons ici l'exceptionnel travail de Jack Cardiff, le directeur de la photographie, qui signera également celle des Chaussons rouges

L'intrigue, adaptée d'un roman populaire écrit par Margaret Rumer Godden, qui grandit dans l'Inde coloniale, paraît totalement improbable sur le papier et s'impose pourtant à l'écran avec l'évidence des grands drames passionnels… Une congrégation de religieuses britanniques est chargée de se rendre dans un ancien harem situé sur les contreforts de l’Himalaya, pour y établir un dispensaire. Autour du palais, accroché à flanc de montagne (regardez l'affiche réalisée spéciale pour cette réédition, vous aurez une idée des sensations créées par le décor), le vent souffle sans répit, la nature est d'une beauté aussi somptueuse qu'écrasante.
Les sœurs sont aidées dans leurs tâches par Dean, un agent anglais installé dans la région depuis longtemps. C'est par lui, le mâle, que le trouble et les dérèglements vont arriver… Rapidement, la sœur supérieure Clodagh (Deborah Kerr) s’offusque de sa conduite grossière et dissolue, et essaie de l'empêcher de nuire. Mais au sein de la communauté, les tensions s’exacerbent, les nonnes sont sens dessus dessous, et soeur Clodagh elle-même…

C'est d'une sensualité, d'un érotisme incroyables, alors même que le film est bien évidemment d'une chasteté absolue. Tout est dans la suggestion, dans la tension, dans le frémissement, dans le jeu des ombres et des couleurs, dans le vertige… Inoubliable, vous dis-je !