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SÉANCES « BÉBÉ » de Juin-Juillet
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...
Le Phile du Ciné
Tous les mercredis, Utopia participe à la réalisation du magazine cinéma de O2 RADIO : Le Phile du Ciné
Jean & Fareed vous parlent de l’actualité du cinéma sur la Gironde. L’équipe d’Utopia s’exprime chaque semaine sur des thèmes ayant traversé les salles, en fiction ou documentaire. Magazine en...
Politique d’immigration de François Hollande Un an après, toujours pas de rupture
Par la Cimade Bordeaux
L’élection de François Hollande laissait espérer une véritable rupture avec la politique d’immigration brutale et inefficace de ces dernières années. Un an après, on peut constater que le gouvernement actuel traite un peu mieux les étudiants étrangers, a mis fin à la franchise...
PCA : Paysans et Consommateurs Associés
Bordeaux-Vallée de l’Isle • PCAChaque Mercredi de 19h00 à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, pâtes fraîches, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres, jus de pomme, ...
Notre-Dame-des-Landes
Samedi 8 Juin à 15h – Faites des possibles ! Place St Michel (Bordeaux), Rassemblement des alternatives en actionLe 8 juin, le collectif bordelais de soutien à Notre-Dame-des-Landes se propose d’installer sur la place Saint Michel à Bordeaux un village associatif, pour une journée de festivités ...
Tim BURTON - USA 2012 1h53mn VOSTF - avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Eva Green, Helena Bonham Carter, Johnny Lee Miller, Chloe Moretz, Jackie Earle Haley et une apparition du grand Christopher Lee... Scénario de Seth Grahame-Smith et John August, d’après le soap-opéra de Dan Curtis (culte dans les années 70 aux USA).
Les premières images ne laissent planer aucun doute, on est bien chez Tim Burton : de la brume, de la nuit, des bateaux qui fendent la brume et la nuit, des êtres blafards et une voix off (celle de Johnny Depp, of course, fidèle alter ego) comme venue des profondeurs, une voix qui annonce la couleur : ce sera rouge sang. Tout l’univers de Burton est là : un amour vrai et pur entravé par une terrible malédiction, un héros solitaire, éternel orphelin tourmenté par la perte des êtres aimés, et quelques envolées lyrico-gothiques bien senties, sanglantes juste ce qu'il faut. On retrouve aussi avec un plaisir non dissimulé ce goût pour des personnages féminins hauts en couleurs, femmes de caractère, femmes passionnées qui font tourner le monde, là où les hommes, pleutres, fades et sans initiative se contentent de s’agiter, tels des hamsters dans leur petite roue pour éviter d’en tomber.
C’est donc une histoire de vampires, enfin plutôt l’histoire d’un vampire : le pauvre Barnabas Collins, tombé là-dedans par péché de luxure… Avant d’avoir les dents pointues et le teint d’un macchabée, le jeune sieur Collins était, en 1752, l’unique héritier d’une grande famille d’entrepreneurs comme l’Amérique les aime : les Collins avaient quitté Liverpool et voyagé jusqu'au nouveau continent pour y faire du business dans la poiscaille. S'en étaient suivi un port à leur nom, une réussite à la hauteur de leurs ambitions et un imposant manoir construit au-dessus des falaises pour mieux asseoir leur domination sur ce trou perdu du Maine auquel ils avaient apporté la prospérité. Barnabas, comme il se doit, avait troussé la ténébreuse, brune et sexy servante portant le prénom pas du tout adéquat d’Angélique… avant de tomber sous le charme de la pure et blonde et si fragile Josette… Erreur fatale : il faut toujours se méfier des brunes. Sorcière de son état, celle-là ne fit rien moins que lui jeter un double sort : d’abord le priver de la pâle rivale, puis faire de lui un vampire afin qu’il médite pour l’éternité sur son si mauvais choix.
Mais l’éternité ne dure qu’un temps et à l’occasion d’un chantier, voilà notre Barnabas Collins libéré. D’instinct, il revient chez lui, au domaine. Mais la famille n’a pas bien encaissé les deux siècles qui viennent de s’écouler. La bâtisse ancestrale tombe en ruine et les derniers spécimens que compte la lignée ne sont pas au top de leur forme : la belle Elizabeth tente de maintenir un semblant d’union familiale, entre sa fille Carolyn en pleine crise d’adolescence, son neveu David traumatisé par la disparition tragique de sa mère et très porté sur les fantômes, son frère Roger qui voudrait être partout sauf ici, et le Dr Hoffman, psychiatre de son état qui est censé aider l’âme de tout ce petit monde mais soigne surtout son alcoolisme chronique… Bref, le tableau n’est pas brillant.
Mais Barnabas, tout vampire qu’il est, considère que la famille, c’est sacré, et il est bien décidé à faire renaître de ses cendres la superbe des Collins. Il lui faudra d’abord affronter la sulfureuse et désormais blondissime Angélique, qui a mis la main sur la ville. Angélique, la piquante brune à qui il n’avait jamais voulu offrir son cœur deux siècles auparavant ; ça va être saignant.
Un Burton sombre autant que drôle, truffé de clins d’œil, porté par une bande son qui navigue entre le grandiloquent romantico-gothique et le rock des seventies. Un petit plaisir qui ne se boude pas.
