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Cet organisme est animé par notre ami Stéphane Lhomme, fin connaisseur de la question du nucléaire. Sur le site web l’Observatoire du nucléaire, vous pouvez vous inscrire pour recevoir une revue de presse hebdomadaire, qui épingle d’ailleurs presque autant les médias que le lobby de l’atome. Pre...
SÉANCES « BÉBÉ » de Mai-Juin
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...
8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage
10 mai, 8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavageLa Fondation du Mémorial vous invite :Vendredi 10 mai à 19h, SQUARE TOUSSAINT LOUVERTURE, à Bordeaux, Rive Droite en face du Jardin BotaniqueSoirée Nègres Marrons, avec les groupes Diable rouge, Kool A et Ramy, Arte Negra (Capœira)...
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L'ACROPOLE VENDU !!!
Les Grecs sont des gens formidables et côté imagination, ça carbure raide… Après des mois de négociations difficiles, le dimanche 17 mars, 2013, l’Acropole a été vendu non pas à un, mais deux investisseurs : l’émir du Qatar et la firme canadienne Eldorado Gold. Cette dernière aurait eu vent de l...
(ALICE DOES'NT LIVE HERE ANYMORE) Martin SCORSESE - USA 1974 1h52mn VOSTF - avec Ellen Burstyn, Kris Kristofferson, Harvey Keitel, Diane Ladd... Scénario de Robert Getchell.
Quand elle avait 8 ans, Alice rêvait de devenir une star... 27 ans plus tard, elle est mariée et mère d'un gamin assez insupportable. A la mort de son mari, elle part chercher du travail comme chanteuse, et se retrouve serveuse de snack. C'est alors que David, propriétaire de ranch divorcé, entre dans sa vie. Une chance, enfin ?...
Alors qu'il vient de tourner Mean streets (1973), qui l'impose comme réalisateur phare de la « Nouvelle vague » américaine, Martin Scorsese souhaite changer de registre. Sur les conseils d'un autre cinéaste, majeur lui aussi, Francis Ford Coppola, Ellen Burstyn recommande Scorsese à la Warner. Et contre toute attente, l'homme qui, un an plus tôt, s'était plongé au cœur d'un univers urbain et masculin se passionne pour le scénario d'Alice n'est plus ici : « Je voulais commencer à explorer les rapports et les sentiments entre les hommes et les femmes, voir comment on pouvait gâcher ses rapports avec quelqu'un, puis tomber de nouveau amoureux et recommencer les mêmes erreurs », confie-t-il.
De fait, Scorsese signe un portrait tout en justesse d'une femme des années 70, déchirée entre son imaginaire « hollywoodien » et le climat de l'époque, propice à l'émancipation. Tout en se défendant de réaliser un film féministe, le cinéaste s'inscrit dans la tradition des « women's pictures », ces mélodrames des années 40 centrés autour d'un personnage de femme. On ne s'étonnera donc pas que le metteur en scène revendique un lyrisme digne de Douglas Sirk et qu'il ouvre le film sur un décor éclairé d'un rouge flamboyant, évocateur des classiques en Technicolor de la MGM. Pour autant, Scorsese le cinéphile ne saurait se satisfaire d'une œuvre purement référentielle. Il n'hésite pas à briser l'atmosphère onirique du début en nous ramenant brutalement à la réalité banale et mortifère de la petite ville du Nouveau-Mexique où dépérit Alice. Car chez le cinéaste, le lyrisme est forcément teinté d'ironie satirique.
Dès lors, le réalisateur articule sa mise en scène autour de deux axes contradictoires : le mouvement constant qu'imprime la mobilité de sa caméra et l'enfermement où il place Alice. Cinéaste de l'énergie – qu'elle s'exprime par un élan vital ou par une violence exacerbée –, Scorsese filme sa comédienne caméra à l'épaule, créant une dynamique autour d'elle, mais la cantonne dans le même temps dans un espace clos. D'où ces travellings circulaires qui traduisent l'emprisonnement et l'étouffement. Dans le rôle-titre, Ellen Burstyn, parfait exemple de l'Actor's Studio, est frémissante de vitalité et de sensibilité, passant de la mère courage à la femme enfant, puis à la femme amoureuse.
Une œuvre méconnue dans la filmographie de Scorsese, à redécouvrir impérativement.
