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Le blog des profondeurs...
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Connaissez-vous l’Observatoire du nucléaire ?
Cet organisme est animé par notre ami Stéphane Lhomme, fin connaisseur de la question du nucléaire. Sur le site web l’Observatoire du nucléaire, vous pouvez vous inscrire pour recevoir une revue de presse hebdomadaire, qui épingle d’ailleurs presque autant les médias que le lobby de l’atome. Pre...

SÉANCES « BÉBÉ » de Mai-Juin
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...

8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage
10 mai, 8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavageLa Fondation du Mémorial vous invite :Vendredi 10 mai à 19h, SQUARE TOUSSAINT LOUVERTURE, à Bordeaux, Rive Droite en face du Jardin BotaniqueSoirée Nègres Marrons, avec les groupes Diable rouge, Kool A et Ramy, Arte Negra (Capœira)...

TAKE SHELTER sur Vidéo En Poche
Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD ! Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD. Vous pouvez consulter sur le site...

L'ACROPOLE VENDU !!!
Les Grecs sont des gens formidables et côté imagination, ça carbure raide… Après des mois de négociations difficiles, le dimanche 17 mars, 2013, l’Acropole a été vendu non pas à un, mais deux investisseurs : l’émir du Qatar et la firme canadienne Eldorado Gold. Cette dernière aurait eu vent de l...

A LITTLE CLOSER

Écrit et réalisé par Matthew PETOCK - USA 2011 1h15mn VOSTF - avec Sayra Player, Parker Lutz, Eric Baskerville, Chris Kies, Catherine André...

A LITTLE CLOSERLe titre de ce joli petit (sa durée brève est d’ailleurs tout à fait adaptée à ce bijou) film indépendant américain résume à lui seul son charme et son esprit. Car il sera bien question de la proximité nécessaire entre les êtres confrontés à l’adversité du monde extérieur. Une proximité qui s’avérera un cocon protecteur de fraternité et d’amour.
Nous sommes en Virginie, un de ces états du Sud où l’ennui et la chaleur font bon ménage et pèsent de tout leur poids, tout particulièrement sur les enfants et adolescents livrés à eux-mêmes. Sheryl, mère célibataire pas franchement gâtée par la vie, n'a trouvé qu’un boulot de femme de ménage pour faire bouillir la marmite et élever ses deux garçons : Marc, 15 ans, et Stephen, 11 ans. Chaque petit accident du quotidien peut faire basculer la famille dans la précarité, comme cette blessure à l’œil de Stephen, accidentellement provoquée par la perceuse de Marc : on sait que le remboursement des frais de santé n’est pas vraiment le fort du système américain…

L’été ne va sans doute pas être folichon pour les deux jeunes garçons. Marc a un job dans un garage où il doit subir les foireux conseils en drague d’un collègue quadragénaire, qui sans aucun doute en dit plus qu'il n'en fait… Quant à Stephen, bandeau de pirate sur l’œil depuis son accident, il se partage entre l'école d'été où ont échoué tous les enfants privés de vacances et les jeux crétins dans la décharge de voitures.
Et puis il y a les filles… Marc a trouvé une copine sage qui veut bien sortir avec lui (l’occasion d’une scène géniale de drague adolescente laborieuse) et à qui il tente de faire comprendre que la seule vraie manière de lui prouver son amour est d’accepter de coucher, enfin (l’occasion d’une autre scène très réussie de première fois où la sexualité hésitante est abordée sans fioritures). Quant à Stephen, il a focalisé ses premiers désirs sur sa professeur aux formes généreuses, une prof que ses copains de déconne ont pris en grippe et à qu'ils ont décidé de faire subir quelques brimades vexatoires…
Pendant ce temps, la mère un peu dépassée mais aimante pense, peut-être à tort, que sa seule solution est de trouver coûte que coûte l’amour de sa vie et un père pour ses enfants. Mais les occasions de rencontre sont quasi-inexistantes et Sheryl fréquente assidument les pathétiques soirées hebdomadaires organisées à la salle des fêtes, essentiellement fréquentées par des alcooliques et des retraités esseulés. Et la rencontre qu’elle va y faire ne sera pas évidemment celle qu’elle espérait…

Le film est d'une modestie bienvenue, d'une délicatesse infinie, refuse toute dramatisation inutile pour se consacrer à des personnages aussi ordinaires qu'attachants, qui vont nous montrer sans discours que l'amour de ses proches est le meilleur rempart contre la cruauté ou, presque pire encore, l'indifférence du monde. Si fragile, si déglinguée soit-elle, la petite famille de Sheryl s'avère bougrement émouvante…