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SÉANCES « BÉBÉ » de Juin-Juillet
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...
Le Phile du Ciné
Tous les mercredis, Utopia participe à la réalisation du magazine cinéma de O2 RADIO : Le Phile du Ciné
Jean & Fareed vous parlent de l’actualité du cinéma sur la Gironde. L’équipe d’Utopia s’exprime chaque semaine sur des thèmes ayant traversé les salles, en fiction ou documentaire. Magazine en...
Politique d’immigration de François Hollande Un an après, toujours pas de rupture
Par la Cimade Bordeaux
L’élection de François Hollande laissait espérer une véritable rupture avec la politique d’immigration brutale et inefficace de ces dernières années. Un an après, on peut constater que le gouvernement actuel traite un peu mieux les étudiants étrangers, a mis fin à la franchise...
PCA : Paysans et Consommateurs Associés
Bordeaux-Vallée de l’Isle • PCAChaque Mercredi de 19h00 à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, pâtes fraîches, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres, jus de pomme, ...
Notre-Dame-des-Landes
Samedi 8 Juin à 15h – Faites des possibles ! Place St Michel (Bordeaux), Rassemblement des alternatives en actionLe 8 juin, le collectif bordelais de soutien à Notre-Dame-des-Landes se propose d’installer sur la place Saint Michel à Bordeaux un village associatif, pour une journée de festivités ...
Écrit et réalisé par Sono SION - Japon 2011 1h52mn VOSTF - avec Megumi Kagurazaka, Miki Mizuno, Makoto Togashi, Kanji Tsuda...
« A mes yeux, la perversion est quelque chose de fluide, comme une amibe ou de l’eau. Si je devais oser une définition de la perversion, je dirais que c’est une protubérance de la société ; c’est l’émotion humaine qui s’externalise et tente de saisir toute excitation. » Sono Sion
Coquinous et coquinettes, nous avons pensé à vous, avec ce petit bijou de perversion et d’érotisme jubilatoire et intelligent… Les dames apprécieront en outre dans Guilty of romance un appel féministe à une libération radicale du poids de la domination masculine, bien loin d’un certain cinéma japonais érotique où les héroïnes ne sont qu’objet de soumission, promises à une issue fatale. Au début du film, le personnage principal, Izumi, correspond pourtant au cliché terrible de l’épouse japonaise parfaitement inféodée à son époux, un écrivain célèbre entouré perpétuellement d’un aréopage de lectrices qui l’adulent.
Les journées d'Izumi sont parfaitement ritualisées, réglées sur la vie monotone et millimétrée de son mari. Chaque matin, en un exercice quotidiennement répété à l’identique, elle se réveille à heure fixe pour s'assurer que le thé sera à la température idéale au moment où monsieur se réveille. Chaque matin, quand monsieur part à son bureau, après un baiser chaste et protocolaire, elle replace ses chaussons à côté de la porte. Chaque soir, elle prépare le repas selon les désirs de monsieur, s'assurant que rien ne manque, ce qui provoquerait une terrible colère. Après cela, autant dire que le futon n’est pas franchement retourné par les transports conjugaux…
Tout pourrait ainsi continuer, tant Izumi, malgré sa situation, semble éperdument amoureuse de son mari et se refuse à lui faire tout reproche. Mais un jour, elle ose cependant lui demander, pour tromper son ennui, de prendre un petit travail à temps partiel. Et il accepte. La voilà donc démonstratrice en supermarché pour des petites saucisses apéritif. N’y voyez, bande de pervers polymorphes, aucune allusion sexuelle. Pourtant c’est en pratiquant cette innocente activité qu’elle est abordée par une jeune femme qui la félicite de sa beauté et lui propose de faire des essais de photos. Et c’est l’étincelle qui va réveiller la femme sensuelle qui se cache en Izumi. Elle prend plaisir à montrer ses avantages (il faut dire que ses rondeurs voluptueuses réveilleraient le corps momifié d’un abbé cistercien) à l’objectif du photographe puis elle accepte de passer au film à galipettes dont elle tire un plaisir qui surprend ses partenaires les plus aguerris. Et comme dirait l'autre, ce n'est qu'un début, les ébats continuent… Tout ça en rentrant chaque soir à heure dite pour accueillir monsieur et lui enfiler ses chaussons.
Guilty of romance – produit par la Nikkatsu, la célèbre firme qui créa dans les années 70 la série des « Romans Porno » japonais – est un film érotique réjouissant, aux scènes brûlantes marquées par l’imagination débordante du réalisateur, par ailleurs poète reconnu au Japon. Mais c’est aussi un passionnant réquisitoire féministe sur l’absurdité du modèle familial japonais. Un film où sexe et politique se marient pour notre plus grand bonheur. Paradoxalement ce film clôt la « trilogie de la haine » conçue par Sion. De fait certains personnages s’autodétruisent (en particulier la mentor en perversion d’Izumi, ainsi que sa mère, dans une scène aux dialogues réjouissants de méchanceté) mais c’est pourtant un grand film romantique, qui voit Izumi, à travers ses errances sexuelles, chercher avant tout l’amour de son mari.
