LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

Vendredi 12 Février 2016 à 17h

PROJECTION-DÉBAT : Amérique Latine


Dans le cadre de la 13e édition LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA.
Projection présentée par Raphaël Lucas, suivie d’un débat avec Laurence Mullaly, maîtresse de conférence à l’Université Bordeaux-Montaigne (UFR langues et civilisations, département des études ibériques, ibéro-américaines et méditerranéennes).

HAÏTI CHÉRIE

Claudio DEL PUNTA - Haïti / Italie 2007 1h39mn VOSTF - avec Yeraini Cuevas Sedua, Juan Carlos Campos, Jean Marie Guerin, Valentin Valdez... Scénario de Claudio Del Punta, Mario Cabrera Lima et Romina Ganduglia. Prix de la jeunesse au 60e Festival de Locarno • Prix du meilleur scénario Festival de Mons.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HAÏTI CHÉRIETrois millions de touristes se prélassent chaque année dans les hôtels de luxe de cette île de rêve, découverte par Christophe Colomb en 1492 et sitôt nommée Hispaniola, convoitée et depuis partagée en raison de sa beauté et de ses multiples richesses entre Espagne, France… qui en nomma sa partie Saint Domingue, l’autre prenant le nom d’Haïti lorsqu’elle devint la première république indépendante noire. C’est au début du xxe siècle, sous l’occupation américaine des deux Républiques, qu’ont été massivement recrutés les « braceros » (coupeurs de canne) haïtiens pour travailler dans les plantations de la république dominicaine. Leur misère a été aggravée par le déclin des industries sucrières à partir des années 80… Le drame des 200 000 migrants haïtiens, longtemps ignoré des médias, a surgi à la faveur de deux documentaires récents et d’une exposition qui ont tous déclenché de violentes menaces de la part des magnats du sucre et les foudres des autorités dominicaines. On vous les recommande tous deux : Les enfants du sucre et Le prix du sucre… Et on se dit qu’on va bien trouver le moyen de vous les programmer un jour où l’autre, car on ne doute pas une seconde qu’après avoir étés emballés par Haïti chérie vous aurez une furieuse envie d’en savoir davantage.

L’histoire d’Haïti chérie commence dans un « batey » (plantations où sont parqués les « braceros »). Jean-Baptiste et Magdaleine sont mariés, ils sont jeunes, beaux, amoureux et leur vie n’est pas drôle tous les jours tant ils sont démunis de tout. Jean-Baptiste fait ce qu’il peut et ne rechigne pas, malgré le comportement répressif des gardes, malgré des journées dures qui n’en finissent plus et ne sont pas toujours payées… Magdaleine n’en peut plus, meurtrie par la mort de son bébé pour cause de malnutrition, révoltée par l’attitude des gardes qui les empêche, elle et son mari, de prendre le temps de l’enterrer au prétexte que la récolte bat son plein et qu’aucun bras ne doit manquer un seul jour… Elle rêve de fuir, de retourner à Haïti où il lui semble que la vie serait moins terrible, où peut-être même elle retrouverait des gens qu’elle aime. Dans cet enfer, l’intervention du médecin de la plantation, un type formidable qui essaie de parer au plus pressé avec des moyens de fortune, vient apporter la dose d’humanité qui empêche de désespérer tout à fait de tout. Et puis il y a Pierre, son jeune soupirant de 14 ans qui se ferait pendre pour elle et n’hésite pas à bondir lorsqu’un garde tente de la violer. Jean-Baptiste arrivera très vite à la rescousse mais, devant le risque de représailles, le rêve de départ devient une nécessité. Le toubib les prend sous son aile jusqu’au dispensaire. Peut-être auraient-ils pu continuer leur vie là et d’ailleurs, Pierre, sans illusions sur ce qui les attend plus loin, restera avec le toubib. Mais le rêve de retour au pays natal est plus fort pour Magdaleine, et Jean-Baptiste suivra par amour…

Tout est beau, les images sont superbes, mais ici pas un poil d’exotisme. Pour l’album Caraïbes « spécial touristes », il faudra aller voir ailleurs. Le personnage de Magdaleina est attachant, d’une magnifique présence, mais le film garde une distance qui permet d’éviter tout larmoiement inutile : ainsi va la vie et la sienne est mal barrée…