LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

CITOYENS AMÉRICAINS DE BORDEAUX MÉTROPOLE
Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront cruciales, inscrivez-vous sur les listes électorales ! (le renouvellement n’est pas automatique)Sur internet : VOTE FROM ABROAD  (site non partisan)En personne : au bureau d’inscription ouvertle Samedi 21 Avril de 14h à 18h dans le hall du cin...

Les Marronniers de Gambetta
Ne laissons pas couper pas les marronniers de la place Gambetta à Bordeaux !(Ci-dessous le contenu de la pétition adressée à Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Et si vous n’avez pas internet, vous pouvez recopier ce texte, le dater, le signer et l’adresser à Monsieur Alain Juppé, maire ...

Revoir la rencontre avec F.J. Ossang pour 9 DOIGTS
Mardi 19 décembre 2017, F.J. Ossang venait nous présenter en avant-première son nouveau film “9 Doigts”. A l’occasion de la sortie de son film sur nos écrans quelques mois après, nous vous proposons de revoir cet échange avec cet artiste hors norme, accompagné de ses acteurs Damien Bonnard et Al...

Stop linky
Samedi 5 mai dans toute la France Rassemblement de tous les collectifs anti-linky !Pour Bordeaux Métropole, à l’heure où nous bouclons cette gazette les membres du collectif Stop Bordeaux Métropole n’ont pas encore décidé du lieu et de l’horaire. Mais la date est bonne : ...

Commémorer n'est pas célébrer…
Se rappeler des « moments lumineux » certes, mais aussi « braquer quelque lumière sur les périodes les plus sombres »… répondent de sages personnes à ceux qui s’obsèdent à préserver le petit peuple des mauvaise influences susceptibles de lui polluer le mental…En fait de mom...

LA SOCIALE

Gilles PERRET - documentaire France 2016 1h24mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA SOCIALEIl y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice ô combien humaniste se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui ?
Et si, bien plutôt que financier, le grand trou de la Sécu était mémoriel ? C'est une des questions qu'on peut se poser après avoir vu La Sociale, le nouveau film de Gilles Perret (Ma Mondialisation, Walter, retour en résistance, Les Jours heureux, De mémoires d'ouvriers… autant de films qu'il est venu présenter à Utopia)… Le réalisateur se rend ainsi à l'École nationale de la Sécurité Sociale, qui forme les futurs cadres. Il y trouve un amphi au nom de Pierre Laroque, haut fonctionnaire gaulliste et premier directeur général de la Sécu. Mais pas même une petite plaque à la mémoire de son ministre de tutelle, le communiste Ambroise Croizat cité plus haut, dont une responsable de l'école avoue d'ailleurs ne pas savoir grand chose. On aura d'ailleurs une autre séquence sidérante d'ignorance crasse dans le bureau de Pierre Rebsamen, ministre socialiste du Travail au moment du tournage du film…

Mais au-delà du rôle plus ou moins éminent de tel ou tel, c'est la Sécu elle-même que Gilles Perret met en vedette. Pendant une heure et demie, la Sécurité Sociale qui comprend, ne l'oublions pas, les branches maladie, retraite et famille, n'est plus une histoire de déficit ou un objet de débat « comptablo-technique » mais redevient une immense œuvre sociétale. « La Sécu, c'est le droit de vivre » résume l'historien Michel Etievent, un des intervenants du film, en rappelant le cas de ce paysan forcé, avant guerre (donc avant la Sécu), de vendre deux de ses trois vaches pour que son fils puisse se faire opérer de l'appendicite. La Sécu, c'est la vie au sens strict, confirme la sociologue Colette Bec : en 1945, le taux de mortalité infantile est de 108 pour 1000 ; neuf ans plus tard seulement, il a été divisé par trois (37 pour 1000) et c'est avant tout grâce à la Sécu.
Gilles Perret prolonge ici l'exploration entamée avec Les Jours heureux (2013), qui était dédié aux avancées sociales extraordinaires initiées par le Conseil National de la Résistance. Il en reprend les mêmes ingrédients : des images d'archives remarquablement choisies, des précisions percutantes de spécialistes, des témoignages forts. Sans commentaire ni voix off. Et sans passéisme : si l'histoire, une fois de plus, occupe une place importante, tout le dernier tiers du film est tout à fait contemporain. En lui rappelant le passé, Gilles Perret aide le spectateur à mieux comprendre le présent et semble l'interroger sur l'avenir : « Et maintenant, on fait quoi ? » (d'après E. Renevier, Éco des Pays de Savoie)

Attention, une seule séance par semaine, chaque Samedi entre 11h et 12h.