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Le blog des profondeurs...
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CITOYENS AMÉRICAINS DE BORDEAUX MÉTROPOLE
Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront cruciales, inscrivez-vous sur les listes électorales ! (le renouvellement n’est pas automatique)Sur internet : VOTE FROM ABROAD  (site non partisan)En personne : au bureau d’inscription ouvertle Samedi 21 Avril de 14h à 18h dans le hall du cin...

Les Marronniers de Gambetta
Ne laissons pas couper pas les marronniers de la place Gambetta à Bordeaux !(Ci-dessous le contenu de la pétition adressée à Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Et si vous n’avez pas internet, vous pouvez recopier ce texte, le dater, le signer et l’adresser à Monsieur Alain Juppé, maire ...

Revoir la rencontre avec F.J. Ossang pour 9 DOIGTS
Mardi 19 décembre 2017, F.J. Ossang venait nous présenter en avant-première son nouveau film “9 Doigts”. A l’occasion de la sortie de son film sur nos écrans quelques mois après, nous vous proposons de revoir cet échange avec cet artiste hors norme, accompagné de ses acteurs Damien Bonnard et Al...

Stop linky
Samedi 5 mai dans toute la France Rassemblement de tous les collectifs anti-linky !Pour Bordeaux Métropole, à l’heure où nous bouclons cette gazette les membres du collectif Stop Bordeaux Métropole n’ont pas encore décidé du lieu et de l’horaire. Mais la date est bonne : ...

Commémorer n'est pas célébrer…
Se rappeler des « moments lumineux » certes, mais aussi « braquer quelque lumière sur les périodes les plus sombres »… répondent de sages personnes à ceux qui s’obsèdent à préserver le petit peuple des mauvaise influences susceptibles de lui polluer le mental…En fait de mom...

PARIS LA BLANCHE

Lidia TERKI - France 2017 1h23mn - avec Tassadit Mandi, Zahir Bouzerar, Karole Rocher, Sébastien Houbani, Marie Denarnaud... Scénario de Lidia Terki et Colo Tavernier.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PARIS LA BLANCHEC'est la très belle histoire de Rekia, une femme algérienne de 70 ans restée au pays, qui décide d'aller chercher à Paris son mari, Nour. Celui-ci, émigré en France 48 ans auparavant, revenait chaque année en Kabylie, puis repartait de l'autre côté de la Méditerranée, laissant parfois un enfant à venir. Mais depuis quelques années, les seules nouvelles qu'on a de lui, c'est l'argent qu'il continue d'envoyer régulièrement à sa femme.
C'est aussi l'histoire tragique de ces vieux travailleurs immigrés, ces Chibanis, qui ont bâti les immeubles, extrait les minerais, connu les cadences infernales sur les chaînes de production… avant de comprendre que leur retour au pays serait tellement difficile qu'ils pourraient bien finir leurs jours, invisibles, dans des foyers insalubres, les cheveux blancs, le corps rompu par les travaux les plus pénibles, une tristesse insondable dans le regard.

C'est encore l'histoire de Français ordinaires qui savent encore tendre la main à l'autre à l'heure où ce geste n'est plus dans l'air du temps. Le personnage de Tara (Karole Rocher, parfaite) nous permet de rencontrer des Syriens, des Soudanais qui voient peut-être dans cette femme algérienne qui cherche son mari la mère qu'ils ont laissée au pays ou la femme qui pourrait venir les chercher un jour.
Au début du film, Rekia prend donc son courage à deux mains, n'écoute pas l'avis unanime de ses enfants qui considèrent que leur père les a abandonnés, rassemble ses petites économies et entreprend la grande traversée, celle-là même qu'a effectuée Nour près de cinquante ans plus tôt. Mais cette fois-ci, cet aller solitaire Alger – Marseille – Paris – banlieue n'a pour but que d'être suivi au plus vite d'un retour avec l'homme qu'elle aimait, qui l'aimait, et avec qui elle veut terminer sa vie dans la petite maison qui est la leur.

Rekia saura-t-elle retrouver Nour et lui insuffler la force de vie nécessaire pour reprendre la place de mari et de père que l'émigration économique lui a volée ? C'est tout l'enjeu de ce premier long métrage de Lidia Terki, un film parfaitement réussi qui, au-delà de cette histoire touchant à l'émigration algérienne vers la France des années 70, traite de toutes les immigrations et du cortège de souffrances, de déchirures, de perte d'identité qu'elles entraînent.
Paris la blanche, comme la couleur de la page sur laquelle s'écrira, ou non, l'avenir auquel devraient avoir droit un homme et une femme qui s'aiment, en tout cas qui s'aimaient…