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SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les spectateurs malentendantsLes séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéci...

FERMERTURE DU CINÉMA POUR TRAVAUX
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CONFÉDÉRATION PAYSANNE DE GIRONDE Depuis trente ans, La Confédération paysanne est engagée dans la défense des paysannes et des paysans et avec ses associations de développement, elle accompagne le monde agricole vers l’agriculture paysanne. Elle s’est engagée contre les OGM, et se bat pour une ...

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !
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STOP LINKY…
Un petit retour sur la manifestation du Samedi 10 Juin après-midi à Bordeaux. Il faisait une chaleur à sucer des glaçons ! 32°, 34° au moins ! Ouf ! Mais qu’importe, nous avons tenu bon jusqu’au bout, épuisés, trempés comme des soupes, mais debout ! Nous n’étions pas des mille et des cents mais ...

PRIS DE COURT

Emmanuelle CUAU - France 2017 1h25mn - avec Virginie Efira, Gilbert Melki, Marilyne Canto, Renan Prévot, Jean-Baptiste Blanc, Zacharie Chasseriaud... Scénario de Raphaëlle Desplechin, Emmanuelle Cuau et Eric Barbier.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PRIS DE COURTEst-ce un hasard si la protagoniste principale de Pris de court a les airs d'une héroïne de Cassavetes ? Est-ce un petit clin d'œil admiratif d'Emmanuelle Cuau, la réalisatrice, au grand John ? Toujours est-il que la blondeur de Virginie Efira (formidable une fois de plus), sa coiffure, son allure rappellent celles de Gena Rowlands dans Gloria. Mais son personnage est plus policé, moins dans la déshérence. Sans être richissime, le style sobre et élégant de Nathalie indique qu'elle n'a pas de mal à côtoyer les milieux aisés. D'ailleurs le quartier parisien dans lequel elle emmène ses deux enfants pour leur montrer son futur lieu de travail (une luxueuse bijouterie) n'est pas à la portée de toutes les bourses.

Nathalie est joaillière, ce qui la situe à la croisée de plusieurs classes sociales : artisane ouvrière, presque une artiste, navigant parmi les nantis, ne roulant pas sur l'or qui circule allègrement entre ses doigts agiles. Mais cet univers de l'excellence va vite se révéler impitoyable. Alors qu'en mère organisée, s'efforçant d'être parfaite, elle a tout mis en œuvre pour que ce nouvel emploi se passe sans encombre, c'est par un simple coup de fil, sans aucun ménagement, qu'une voix impersonnelle lui annonce son licenciement avant qu'elle ait commencé. Les raisons sont nébuleuses et aucun argument de bon sens, aucun frétillement d'humanité n'infléchiront la position de patrons assez lâches pour ne même pas la recevoir en personne. Le déménagement qu'elle a imposé à ses fistons, rajoutant le deuil de leur ancien mode de vie (ils habitaient au Canada) à celui encore tout frais de leur père, n'aura servi a rien. La voilà, mère célibataire, au milieu d'une ville inconnue, sans appui, avec des perspectives économiques peu réjouissantes.
Le soir, en rentrant au bercail, elle n'a pas le cœur de raconter à son petit Bastien de six ans, et encore moins à son grand Léo (quinze ans) le fiasco de cette sinistre journée. Pour les préserver la voilà qui se tait, cachant ses recherches d'emploi qui se soldent par des échecs. Mais comme le lui aurait rappelé Françoise Dolto, essayer de cacher quoi que ce soit à un chat ou à un môme est vain : ils savent toujours tout. Les antennes de Léo sont bien affutées, son intelligence aussi, un petit coup d'espionnage en plus et il aura tôt fait de découvrir la vérité.
Et c'est là que tout part en vrille, beaucoup plus loin que l'on ne peut imaginer. Le garçon jadis obéissant et bien élevé va se transformer. Puisque sa mère lui a caché la vérité, trahissant leur belle complicité ainsi que les valeurs qu'elle lui a inculquées, Léo ne se sent plus tenu de se confier à elle, ni de lui obéir. Lui aussi va la trahir, avoir ses secrets, surtout ceux qu'il partage avec son nouveau pote Paul, le seul qu'il se soit fait au lycée et qui n'est pas des plus fréquentables. Une étrange machination est en train de se tramer et la situation va bientôt échapper à tout le monde. Si cette tête à claques de Léo se prend pour un petit caïd fortiche, il va s'avérer être la marionnette rêvée pour un clan de truands qui ne cherchent qu'à s'enrichir et il va y entraîner naïvement toute la maisonnée.

Pris de court n'est ni un thriller, ni un polar, pas plus qu'un film social… En fait c'est tout ça à la fois, ce qui en fait son originalité et sa force. La tension est bien palpable, elle va crescendo et on en reste prisonnier jusqu'à la dernière image et peut-être au-delà. Car les pièges tendus sont tellement bien imbriqués les uns dans les autres qu'on ne sait plus complètement quel est l'arroseur qui aura été le mieux arrosé…