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Le blog des profondeurs...
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CITOYENS AMÉRICAINS DE BORDEAUX MÉTROPOLE
Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront cruciales, inscrivez-vous sur les listes électorales ! (le renouvellement n’est pas automatique)Sur internet : VOTE FROM ABROAD  (site non partisan)En personne : au bureau d’inscription ouvertle Samedi 21 Avril de 14h à 18h dans le hall du cin...

Les Marronniers de Gambetta
Ne laissons pas couper pas les marronniers de la place Gambetta à Bordeaux !(Ci-dessous le contenu de la pétition adressée à Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Et si vous n’avez pas internet, vous pouvez recopier ce texte, le dater, le signer et l’adresser à Monsieur Alain Juppé, maire ...

Revoir la rencontre avec F.J. Ossang pour 9 DOIGTS
Mardi 19 décembre 2017, F.J. Ossang venait nous présenter en avant-première son nouveau film “9 Doigts”. A l’occasion de la sortie de son film sur nos écrans quelques mois après, nous vous proposons de revoir cet échange avec cet artiste hors norme, accompagné de ses acteurs Damien Bonnard et Al...

Stop linky
Samedi 5 mai dans toute la France Rassemblement de tous les collectifs anti-linky !Pour Bordeaux Métropole, à l’heure où nous bouclons cette gazette les membres du collectif Stop Bordeaux Métropole n’ont pas encore décidé du lieu et de l’horaire. Mais la date est bonne : ...

Commémorer n'est pas célébrer…
Se rappeler des « moments lumineux » certes, mais aussi « braquer quelque lumière sur les périodes les plus sombres »… répondent de sages personnes à ceux qui s’obsèdent à préserver le petit peuple des mauvaise influences susceptibles de lui polluer le mental…En fait de mom...

APRÈS LA TEMPÊTE

Écrit et réalisé par Hirokazu KORE-EDA - Japon 2016 2h VOSTF - avec Hiroshi Abe, Yoko Maki, Yoshizawa Taiyo, Kirin Kiki...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

APRÈS LA TEMPÊTELe cinéma d'Hirokazu Kore-Eda, infatigable peintre des familles japonaises, semblait stagner depuis quelque temps dans une entêtante ritournelle de tendresse et de mélancolie. Son nouveau film, Après la tempête, marque une inflexion salutaire, puisqu'il s'intéresse cette fois à une famille disloquée par le divorce, la garde partagée d'un enfant et la mort récente d'un aïeul. Une amertume auxquelles le cinéaste ne nous avait pas habitués depuis les très beaux Nobody knows (2004) et Still walking (2008), et qui a pour effet d'accroître l'épure et la concentration de sa mise en scène, sans pour autant oublier de les moduler à travers une riche palette d'humeurs.

Après la tempête met en scène toute une galerie de personnages, mais dresse parmi eux le portrait d'un sublime perdant, tchekhovien en diable : Ryota, espoir déçu de la littérature dont l'immaturité crasse l'entraîne à végéter dans le métier parfois sordide de détective privé. Cette grande tige au regard doux (physique incroyable de l'acteur Hiroshi Abe) a hérité de son père une passion pour le jeu qui ne lui laisse jamais le moindre sou en poche. C'est à cause de ces excentricités, impropres à la vie de famille, que le bonhomme vit séparé de son fils Shingo, onze ans, et de sa femme Kyoko (Yoko Maki), qui depuis a rencontré un autre homme. Mais, un soir de typhon, tous les trois se retrouvent à devoir passer la nuit chez la mère de Ryota, qui nourrit le secret espoir de les voir réconciliés.
Le film, fait de conversations, ne s'en tient pas à cette seule trame, mais la laisse infuser dans le flux d'une existence ordinaire – ici la préparation d'un repas, là le cours tranquille d'une promenade – au rythme faussement apaisé des heures creuses. Affleurent alors, au détour d'un mot drôle ou d'une situation cocasse, la douleur larvée, le désappointement, l'inexorable érosion des existences.
Kore-Eda recueille ces humeurs dans un subtil camaïeu de beiges et de gris, lié aussi bien à la lourdeur du climat saisonnier qu'à ces fades barres d'immeubles qu'habitent les personnages, écrins blêmes de leurs sentiments. Dans la très belle et longue scène du typhon, les paroles scintillent au plus profond d'une nuit tourmentée, où chacun apprendra à accepter la séparation comme la seule clé possible d'une continuité malgré tout. (M. Macheret, Le Monde)

« Avoir accepté les changements qui se sont opérés en moi après la mort de ma mère et de mon père donne ce film qui est celui qui me ressemble le plus. Après ma mort, si je me retrouve devant Dieu ou le Juge de l’Au-delà et qu’on me demande : “Qu’as-tu fait sur Terre ?” Je pense que je leur montrerai Après la tempête en premier. » (Hirokazu Kore-Eda)