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Cours d'arabe et soutien humanitaire
Tel le colibri, cher à Pierre Rabhi, l’association Salam tâche « de faire sa part »… depuis 2003 Salam organise des cours d’arabe à Bordeaux, cours payants qui génèrent chaque année un pécule intégralement investi dans des actions humanitaires au Maroc… Notre actualité 2017-2022 : un projet de p...

Ecouter ou réécouter le débat "Nothing to hide"
On vous propose d’écouter le débat qui s’est tenu à l’issue de la projection du film « Nothing to hide » le 27 mars dernier dans une grande salle bien remplie.  La soirée était organisée par l’association Aquilenet et la Ligue des Droits de l’Homme Gironde. Le débat avait pour thèm...

Le petit Altern'actif, 3e édition, est disponible !
En vente au cinéma – Prix libreLa création de ce guide part de l’envie de partager toutes sortes de contacts et d’adresses. Il a été compilié et publié par un collectif de motivé-e-s de Bordeaux et ses environs. Vous avez dit altern’actif ?Souvent les lieux mis en lumière sont des endroits un pe...

Deux nouveaux documentaires sur Vidéo En Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez...

AVIS À LA POPULATION, AUGMENTATION DE NOS TARIFS À PARTIR DU 3 MAI
(il fallait bien que ça arrive, la précédente remontait à Mai 2013)Le tarif plein passe à 7 eurosLe carnet de 10 tickets passe à 50 eurosLe tarif première séance, par contre, reste à 4 euros.Si vous avez peu de sous, n’hésitez pas à acheter un ou deux carnets d’avance, ils ne sont pas limités da...

APRÈS LA TEMPÊTE

Écrit et réalisé par Hirokazu KORE-EDA - Japon 2016 2h VOSTF - avec Hiroshi Abe, Yoko Maki, Yoshizawa Taiyo, Kirin Kiki...

Du 26/04/17 au 23/05/17

APRÈS LA TEMPÊTELe cinéma d'Hirokazu Kore-Eda, infatigable peintre des familles japonaises, semblait stagner depuis quelque temps dans une entêtante ritournelle de tendresse et de mélancolie. Son nouveau film, Après la tempête, marque une inflexion salutaire, puisqu'il s'intéresse cette fois à une famille disloquée par le divorce, la garde partagée d'un enfant et la mort récente d'un aïeul. Une amertume auxquelles le cinéaste ne nous avait pas habitués depuis les très beaux Nobody knows (2004) et Still walking (2008), et qui a pour effet d'accroître l'épure et la concentration de sa mise en scène, sans pour autant oublier de les moduler à travers une riche palette d'humeurs.

Après la tempête met en scène toute une galerie de personnages, mais dresse parmi eux le portrait d'un sublime perdant, tchekhovien en diable : Ryota, espoir déçu de la littérature dont l'immaturité crasse l'entraîne à végéter dans le métier parfois sordide de détective privé. Cette grande tige au regard doux (physique incroyable de l'acteur Hiroshi Abe) a hérité de son père une passion pour le jeu qui ne lui laisse jamais le moindre sou en poche. C'est à cause de ces excentricités, impropres à la vie de famille, que le bonhomme vit séparé de son fils Shingo, onze ans, et de sa femme Kyoko (Yoko Maki), qui depuis a rencontré un autre homme. Mais, un soir de typhon, tous les trois se retrouvent à devoir passer la nuit chez la mère de Ryota, qui nourrit le secret espoir de les voir réconciliés.
Le film, fait de conversations, ne s'en tient pas à cette seule trame, mais la laisse infuser dans le flux d'une existence ordinaire – ici la préparation d'un repas, là le cours tranquille d'une promenade – au rythme faussement apaisé des heures creuses. Affleurent alors, au détour d'un mot drôle ou d'une situation cocasse, la douleur larvée, le désappointement, l'inexorable érosion des existences.
Kore-Eda recueille ces humeurs dans un subtil camaïeu de beiges et de gris, lié aussi bien à la lourdeur du climat saisonnier qu'à ces fades barres d'immeubles qu'habitent les personnages, écrins blêmes de leurs sentiments. Dans la très belle et longue scène du typhon, les paroles scintillent au plus profond d'une nuit tourmentée, où chacun apprendra à accepter la séparation comme la seule clé possible d'une continuité malgré tout. (M. Macheret, Le Monde)

« Avoir accepté les changements qui se sont opérés en moi après la mort de ma mère et de mon père donne ce film qui est celui qui me ressemble le plus. Après ma mort, si je me retrouve devant Dieu ou le Juge de l’Au-delà et qu’on me demande : “Qu’as-tu fait sur Terre ?” Je pense que je leur montrerai Après la tempête en premier. » (Hirokazu Kore-Eda)