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SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les spectateurs malentendantsLes séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéci...

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CONFÉDÉRATION PAYSANNE DE GIRONDE Depuis trente ans, La Confédération paysanne est engagée dans la défense des paysannes et des paysans et avec ses associations de développement, elle accompagne le monde agricole vers l’agriculture paysanne. Elle s’est engagée contre les OGM, et se bat pour une ...

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !
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STOP LINKY…
Un petit retour sur la manifestation du Samedi 10 Juin après-midi à Bordeaux. Il faisait une chaleur à sucer des glaçons ! 32°, 34° au moins ! Ouf ! Mais qu’importe, nous avons tenu bon jusqu’au bout, épuisés, trempés comme des soupes, mais debout ! Nous n’étions pas des mille et des cents mais ...

JONCTION 48

Udi ALONI - Israël 2016 1h36mn VOSTF - avec Tamer Nafar, Samar Qupty, Salwa Kakkara, Adeeb Safadi... Scénario d'Oren Moverman et Tamer Nafar. Prix du Public section Panorama, Festival de Berlin 2016.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JONCTION 48« La musique est un cri qui vient de l'intérieur… » Les paroles de la chanson de Lavilliers trouvent ici toute leur intensité : qu'elle se fasse déclaration d'amour, de rage ou de révolte, la musique est avant tout une façon de se sentir vivant et de le faire savoir. Et quand elle rejoint le désir ou la colère des autres, alors elle peut générer autour d'elle une forme de communauté nouvelle… Il y a de ça dans le hip hop de Kareem, qui n'a rien à voir avec la soupe tiède que servent certains labels. Ici la musique fait sens, nécessaire et vitale, nourrie constamment par les échanges de Kareem avec la belle Manar dont il est fou amoureux, et qui partage en toute indépendance ses espoirs et ses rêves. Manar chante superbement, à la fureur de sa famille accrochée aux traditions jusqu'à menacer : « tu nous amène le déshonneur ». Son engagement à elle est ce qui la conduit à refuser toute forme de contrainte : aimer ne signifie jamais pour elle se soumettre.

Certes elle n'est guère neutre, cette jeunesse là. Mais comment l'être quand on habite Lod, cité palestinienne sous le nom de Lyd jusqu'à ce qu'Israël s'en empare en 1948. Lod aux trois quart peuplée d'Israéliens, et pour un quart d'Arabes coincés entre les traditions, les violences d'un conflit permanent et un gouvernement qui ne les laisse guère respirer. Kareem et Manar font partie de cette jeunesse arabe armée d'un instinct vital qui les prédispose au bonheur et les aide à s'affirmer malgré tout, puisant dans l'amour et la musique une façon de positiver et de tisser des liens avec une autre jeunesse, israélienne celle-là, qui les rejoint dans son envie de paix. A travers cette histoire de musique, d'amitié et d'amour, Udi Aloni donne à voir une réalité que les habitants même d'Israël ne connaissent pas pour la plupart, sans chercher à charger les uns ou les autres, juste pour que chacun ait une idée de la façon dont chacun vit sa partition.
Le film est une fiction, mais il est inspiré par la vie de Tamer Nafar qui a co-écrit scénario, et joue le rôle de Kareem. Connu depuis une quinzaine d'année sur la scène du hip-hop arabe, il a croisé Udi Aloni lors du tournage d'un film documentaire et depuis ils n'ont cessé de collaborer sur de nombreux projets à portée politique ou sociale : « C'est ce qui a achevé de sceller notre amitié… En un sens, nous avons créé une communauté binationale, avec sa propre expression artistique, sa propre culture, une communauté qui ouvre la possibilité d'un « vivre ensemble » sans oublier pour autant la situation de séparation que nous vivons ».

Udi Aloni a fait sensation au Festival de Berlin par ses déclarations lors de la remise de son prix… Les représentants du gouvernement israélien n'apprécient d'ailleurs ni ses engagements, ni les interrogations des chansons de Tamer Nafar qui font du chanteur une cible privilégiée de la droite radicale et de sa représentante, la Ministre de la Culture israélienne Miri Regev… Cette ancienne porte-parole de l'armée chargée de la censure accuse le rappeur d'attiser les haines. La polémique a culminé en Octobre 2016 à l'occasion du Festival de Haïfa où elle a fait pression sur le maire de cette ville mixte pour qu'il interdise le concert de Nafar qui a néanmoins pu jouer, mais sous haute tension, les policiers empêchant des militants d'extrême-droite drapés dans des drapeaux israéliens d'approcher de la scène.