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Le blog des profondeurs...
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Deux petits livres épatants en vente à la caisse du ciné
Sexy, Linky ?de Nicolas Bérard - 4 euros (Ed. Le passager clandestin)En collaboration avec la Librairie La Machine à lire Au fil d’un récit vif, entraînant et plein d’humour, Nicolas Bérard, journaliste de L’Âge de faire, retrace l’enquête qu’il a menée sur le déploiement à marche forcée du comp...

Le Bassin à flots, quelle galère !
Bon, je sais : difficile d’être audible dans le grand barnum électoral qui sévit actuellement autour de nous. Mais, faut-il le rappeler, nous avons un petit problème qui menace à moyen terme, disons trois ou quatre ans, l’existence même d’Utopia à Bordeaux. Il s’agit, on...

Misère, misère…
C’était bien la peine de se débarrasser de ce troupeau de vieilles badernes qui nous bouchaient la vue pour se retrouver aujourd’hui avec comme seul choix présidentiel possible : un blanc bec néolibéral qui fit ses classes chez un banquier et une fille à papa méchante comme la gale, dont le pate...

LE MISANTHROPE
LA COMÉDIE FRANÇAISE AU CINÉMA POUR DES SÉANCES SCOLAIRESLa Comédie Française innove en proposant, à l’intention du public scolaire, des spectacles filmés, choisis parmi les grandes productions de sa saison. Le deuxième spectacle choisi est « LE MISANTHROPE » de Molière, mis en scène par Clément...

Cours d'arabe et soutien humanitaire
Tel le colibri, cher à Pierre Rabhi, l’association Salam tâche « de faire sa part »… depuis 2003 Salam organise des cours d’arabe à Bordeaux, cours payants qui génèrent chaque année un pécule intégralement investi dans des actions humanitaires au Maroc… Notre actualité 2017-2022 : un projet de p...

JONCTION 48

Udi ALONI - Israël 2016 1h36mn VOSTF - avec Tamer Nafar, Samar Qupty, Salwa Kakkara, Adeeb Safadi... Scénario d'Oren Moverman et Tamer Nafar. Prix du Public section Panorama, Festival de Berlin 2016.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JONCTION 48« La musique est un cri qui vient de l'intérieur… » Les paroles de la chanson de Lavilliers trouvent ici toute leur intensité : qu'elle se fasse déclaration d'amour, de rage ou de révolte, la musique est avant tout une façon de se sentir vivant et de le faire savoir. Et quand elle rejoint le désir ou la colère des autres, alors elle peut générer autour d'elle une forme de communauté nouvelle… Il y a de ça dans le hip hop de Kareem, qui n'a rien à voir avec la soupe tiède que servent certains labels. Ici la musique fait sens, nécessaire et vitale, nourrie constamment par les échanges de Kareem avec la belle Manar dont il est fou amoureux, et qui partage en toute indépendance ses espoirs et ses rêves. Manar chante superbement, à la fureur de sa famille accrochée aux traditions jusqu'à menacer : « tu nous amène le déshonneur ». Son engagement à elle est ce qui la conduit à refuser toute forme de contrainte : aimer ne signifie jamais pour elle se soumettre.

Certes elle n'est guère neutre, cette jeunesse là. Mais comment l'être quand on habite Lod, cité palestinienne sous le nom de Lyd jusqu'à ce qu'Israël s'en empare en 1948. Lod aux trois quart peuplée d'Israéliens, et pour un quart d'Arabes coincés entre les traditions, les violences d'un conflit permanent et un gouvernement qui ne les laisse guère respirer. Kareem et Manar font partie de cette jeunesse arabe armée d'un instinct vital qui les prédispose au bonheur et les aide à s'affirmer malgré tout, puisant dans l'amour et la musique une façon de positiver et de tisser des liens avec une autre jeunesse, israélienne celle-là, qui les rejoint dans son envie de paix. A travers cette histoire de musique, d'amitié et d'amour, Udi Aloni donne à voir une réalité que les habitants même d'Israël ne connaissent pas pour la plupart, sans chercher à charger les uns ou les autres, juste pour que chacun ait une idée de la façon dont chacun vit sa partition.
Le film est une fiction, mais il est inspiré par la vie de Tamer Nafar qui a co-écrit scénario, et joue le rôle de Kareem. Connu depuis une quinzaine d'année sur la scène du hip-hop arabe, il a croisé Udi Aloni lors du tournage d'un film documentaire et depuis ils n'ont cessé de collaborer sur de nombreux projets à portée politique ou sociale : « C'est ce qui a achevé de sceller notre amitié… En un sens, nous avons créé une communauté binationale, avec sa propre expression artistique, sa propre culture, une communauté qui ouvre la possibilité d'un « vivre ensemble » sans oublier pour autant la situation de séparation que nous vivons ».

Udi Aloni a fait sensation au Festival de Berlin par ses déclarations lors de la remise de son prix… Les représentants du gouvernement israélien n'apprécient d'ailleurs ni ses engagements, ni les interrogations des chansons de Tamer Nafar qui font du chanteur une cible privilégiée de la droite radicale et de sa représentante, la Ministre de la Culture israélienne Miri Regev… Cette ancienne porte-parole de l'armée chargée de la censure accuse le rappeur d'attiser les haines. La polémique a culminé en Octobre 2016 à l'occasion du Festival de Haïfa où elle a fait pression sur le maire de cette ville mixte pour qu'il interdise le concert de Nafar qui a néanmoins pu jouer, mais sous haute tension, les policiers empêchant des militants d'extrême-droite drapés dans des drapeaux israéliens d'approcher de la scène.