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STOP LINKY
Pour en savoir plus sur le compteur électrique Linky, savoir POURQUOI et/ou COMMENT faire pour le refuser, vous le pouvez, le collectif Stop Linky Bordeaux Métropole vous invite à venir Salle de la cheminée au Cinéma Utopia, à l’occasion de l’une de ses réunions. Et si vous souhaitez rejoindre l...

PCA
 Paysans et Consommateurs Associés, Bordeaux-Vallée de l’IslePCA Chaque Mercredi de 19h à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres...

Revoir le débat avec Amandine Gay à Utopia pour "Ouvrir la voix"
Nous vous proposons de revoir le débat avec Amandine Gay à l’issue de la projection en avant-première de son film “Ouvrir la voix” le 29 septembre 2017. Organisée par le collectif Voix décoloniales. Projection animée par Sarah Daniel, anthropologue junior de l’Université de Bordeaux, membre du c...

LE ROCHER DE PALMER, Dimanche 19 NOVEMBRE
12h, BRUNCH MUSICAL 14h, PROJECTION de I AM NOT YOUR NEGRO de Raoul Pecksuivie d’un échange avec l’écrivain Eddy L. Harris et Fadila Kellala, présidente de l’association Espace Culturel des 2 Rives et membre du Conseil Citoyen du Haut-Cenon. Tarif film + brunch : 15 €Tarif film seul : 5 €. Il es...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avec sous-titres spéciaux. Les séances estampillées du symbole dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spécia...

LETTRES DE LA GUERRE

(Cartas da guerra) Ivo M. FERREIRA - Portugal 2016 1h45mn VOSTF - avec Miguel Nunes, Margarida Vila-Nova, Ricardo Pereira, João Pedro Vaz, Simão Cayatte... Scénario d'Ivo M. Ferreira et Edgar Medina, d'après les lettres d'Antonio Lobo Antunes publiées sous le même titre aux éditions Christian Bourgois.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LETTRES DE LA GUERRE« Les lettres de ce livre furent écrites par un homme de vingt-huit ans, dans le cadre intime de sa relation avec sa femme, isolé de tout et de tous durant deux ans de guerre coloniale en Angola, sans qu'il pense qu'elles seraient publiées un jour. Nous n'allons pas décrire ces lettres : chacun les lira à sa manière, assurément différente de la nôtre. Mais quelle qu'en soit l'approche, littéraire, biographique, document de guerre ou histoire d'amour, nous savons qu'elles sont extraordinaires sous tous ces aspects. » (Extrait de la préface écrite par Maria José et Joana Lobo Antunes, filles de l'écrivain)

Lettres de la guerre est donc une très belle adaptation des écrits autobiographiques d'António Lobo Antunes. S'il est bien évidemment question de guerre dans ce film, il est surtout question d'amour. António Lobo Antunes fut médecin durant la guerre d'Angola au début des années 70 – il était également apprenti écrivain. Ivo Ferreira raconte son expérience de soldat mais aussi son apprentissage d'auteur, et même d'auteur amoureux puisque l'histoire est racontée par les missives enflammées qu'il adresse à sa compagne au Portugal.
L'image de Lettres de guerre est absolument superbe : c'est le regard posé par un étranger sur une beauté exotique décrite dans les lettres de l'auteur comme « excessive ». Ivo Ferreira se sert habilement de cette mise à distance hallucinée (la beauté exaltée de la nature et des hommes érotisés) qui déréalise tandis que les lignes lues permettent d'entrer dans la tête et le cœur de l'auteur. Avec autant de lyrisme, mais plus d'intimité que dans ces plans plus grands que la vie : les orages de nuit qui dessinent une silhouette humaine ou ces grands cieux interminables.

Ferreira donne beaucoup à voir, surtout ce qu'il y a de beau – mais donne à imaginer aussi. La photographie est en noir et blanc et il reste à imaginer le vert omniprésent décrit par la voix-off.
Le réalisateur n'élude pourtant pas la dureté du quotidien : entre quelques nouvelles du Benfica (l'un des clubs de football de Lisbonne), on observe les hommes comme des insectes se battant pour leur survie, ou perdant la tête – l'un s'enfuit nu dans la nature, l'autre cherche son briquet comme si sa vie en dépendait. Ce film-poème célèbre la beauté avec panache, mais parvient également à incarner le changement intérieur d'un homme confronté à l'horreur.

(N. Bardot, filmdeculte)