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Revoir la rencontre avec l'équipe du court métrage "Un peu Après minuit"
Nous vous proposons de revoir un moment d’échange chaleureux avec l’équipe du très prometteur court métrage UN PEU APRÈS MINUIT. Etaient présent sur l’estrade : la réalisatrice Anne-Marie PUGA, le réalisateur Jean-Raymond GARCIA, le comédien Rémi TAFFANEL, le compositeur Mathieu MÉGEMONT et l’an...

Les centres commerciaux : nouvelle bulle immobilière spéculative et projets climaticides…
Non à Val Tolosa ! Nous ne résistons pas à l’envie de vous communiquer cette excellente nouvelle provenant de nos amis d’Utopia Tournefeuille : le Conseil d’État a, en ce début d’année 2018, annulé le 2e permis de construire du méga-centre commercial imaginé pa...

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

Le cinéma français pète la forme… paraît-il…
Résolument positif, comme chaque année, le communiqué de la ministre de la culture vient de tomber, relayé par le concert des médias unanimes qui se congratulent béatement : Youpie ! Tout va bien pour la France en marche ! 209 millions de tickets de cinéma vendus, soit à peine 4 milli...

Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 février
Après l’abandon du projet d’aéroport, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant. Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 févrierEnracinons l’avenir !Un bus partira de Bordeaux...

LES MAUVAISES HERBES

Louis BÉLANGER - Québec 2016 1h47mn - avec Alexis Martin, Gilles Renaud, Emmanuelle Lussier-Martinez, Luc Picard, Myriam Côté... Scénario de Louis Bélénger et Alexis Martin. Festival du Film francophone d'Angoulême : Prix du Scénario et Prix du Public.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES MAUVAISES HERBESYouhou, c'est le printemps ! Crocus, jonquilles, primevères, tulipes pointent leur nez tour à tour… Alors rien de tel pour célébrer tout ça qu'une joyeuse comédie concoctée par nos cousins québecois et qui rend hommage à l'herbe dont il est toujours plus ou moins question que son usage soit dépénalisé…
Autant vous dire tout de suite que le printemps n'est pas de saison dans le film ! Nous sommes à Montréal au cœur de l'hiver, neige abondante et température glaciale de rigueur. Jacques Sauvageau est un comédien un peu raté qui vivote entre représentations théâtrales de seconde zone et publicités télévisuelles. Le problème, c'est qu'il ne ne se contente pas de jouer sur scène, il joue aussi aux machines à sous, qui lui boulottent la plus grande partie de ses modestes cachets. Et il se trouve qu'il a eu la très mauvaise idée de s'endetter lourdement auprès d'un usurier assez peu sensible à l'art théâtral dès qu'il s'agit de retard dans les remboursements. Le début du film nous apprend que Jacques est très très à la bourre et que son prêteur est très très impatient. Au point que ça le rend très très menaçant.

Notre comédien n'a d'autre choix que de se carapater toutes affaires cessantes et prendre le premier bus vers nulle part, encore affublé de son costume de scène, un seyant ensemble Louis XVI fort peu adapté à la campagne québécoise en hiver. Le voilà au bord de la congélation ultime, obligé de demander le gîte à un fermier septuagénaire pas qu'un peu étonné de voir débarquer ce touriste perruqué et chaussé de souliers vernis.
Tout se complique quand le fermier taciturne s'avère être le cultivateur productiviste d'un produit à très haute valeur ajoutée : le cannabis. Jacques va devenir ouvrier agricole malgré lui, otage – de plus en plus volontaire – de son hôte, l'un trouvant son intérêt dans une planque tranquille, l'autre trouvant à bon marché main d'œuvre et compagnie dans sa solitude rurale. Les deux compères sont bientôt rejoints par une invitée qui n'en demandait pas tant, une employée du service des eaux trop curieuse, plutôt fantasque et résolument lesbienne.

Dans la lignée du très plaisant Starbuck qui fit un triomphe dans nos salles il n'y a guère, Les Mauvaises herbes réjouit son monde avec ses situations cocasses et ses dialogues savoureux, évidemment pimentés par le délicieux vocabulaire québécois et portés par trois excellents comédiens incarnant trois personnages réunis par le plus grand des hasards – et par un scénario malin comme un singe – et qui vont devoir s'entendre pour faire face à des circonstances improbables. L'ambiance enneigée et l'humour décalé du film créent un climat chaleureux nourri par le regard tendre que porte le réalisateur sur ces trois êtres un peu à côté des normes acceptables et des rôles attendus, qui vont se compléter, former une « famille » joyeusement dysfonctionnelle et trouver dans cette expérience un nouveau rebond à leurs vies encalminées.