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Sexy, Linky ?de Nicolas Bérard - 4 euros (Ed. Le passager clandestin)En collaboration avec la Librairie La Machine à lire Au fil d’un récit vif, entraînant et plein d’humour, Nicolas Bérard, journaliste de L’Âge de faire, retrace l’enquête qu’il a menée sur le déploiement à marche forcée du comp...

Le Bassin à flots, quelle galère !
Bon, je sais : difficile d’être audible dans le grand barnum électoral qui sévit actuellement autour de nous. Mais, faut-il le rappeler, nous avons un petit problème qui menace à moyen terme, disons trois ou quatre ans, l’existence même d’Utopia à Bordeaux. Il s’agit, on...

Misère, misère…
C’était bien la peine de se débarrasser de ce troupeau de vieilles badernes qui nous bouchaient la vue pour se retrouver aujourd’hui avec comme seul choix présidentiel possible : un blanc bec néolibéral qui fit ses classes chez un banquier et une fille à papa méchante comme la gale, dont le pate...

LE MISANTHROPE
LA COMÉDIE FRANÇAISE AU CINÉMA POUR DES SÉANCES SCOLAIRESLa Comédie Française innove en proposant, à l’intention du public scolaire, des spectacles filmés, choisis parmi les grandes productions de sa saison. Le deuxième spectacle choisi est « LE MISANTHROPE » de Molière, mis en scène par Clément...

Cours d'arabe et soutien humanitaire
Tel le colibri, cher à Pierre Rabhi, l’association Salam tâche « de faire sa part »… depuis 2003 Salam organise des cours d’arabe à Bordeaux, cours payants qui génèrent chaque année un pécule intégralement investi dans des actions humanitaires au Maroc… Notre actualité 2017-2022 : un projet de p...

MAUVAIS SANG

Leos Carax - France 1986 1h56mn - avec Juliette Binoche, Denis Lavant, Julie Delpy, Michel Piccoli, Mireille perrier...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MAUVAIS SANGMauvais Sang, second film de Leos Carax, se déroule dans une société rongée par la maladie meurtrière STBO qui se propage surtout chez les jeunes qui font l’amour sans aucun sentiment. Alex (Denis Lavant), Hans (Hans Meyer), Marc (Michel Piccoli) et Anna (Juliette Binoche) s’emparent d’une souche de ce virus destructeur pour le compte d’une mystérieuse Américaine dont ils sont les débiteurs. Le film permet au réalisateur de rendre hommage à ses maîtres. De la Nouvelle Vague au film de gangsters en passant par le film noir et le burlesque, Mauvais Sang couvre tout un héritage cinématographique en créant un genre à part entière.

La mise en scène des corps dans Mauvais Sang n’est pas sans rappeler le cinéma de Godard. Le personnage d’Anna, interprété par Juliette Binoche dans le film de Leos Carax, semble d’ailleurs être directement inspirée d’Anna Karina, actrice fétiche de Godard. A l’instar des films de ce dernier, les corps sont filmés de dos en cachant une partie du champ, ce qui laisse libre court à l’imagination du spectateur et rompt avec l’une des principales règles du théâtre. Comme le metteur en scène avec ses comédiens, le réalisateur manipule ses acteurs à travers ses plans comme des marionnettes. L’exemple le plus représentatif reste le moment où Alex titube dans la rue à côté d’un jeune garçon qui s’avère être une représentation de son enfance. Ce faisant, le mouvement des corps choisit et mit en scène par le cinéaste permet la représentation des ressentis des personnages : lorsque Alex propose à Anna de laisser aller ses sentiments sur un morceau de musique, Modern Love de David Bowie, le travelling accompagnant sa course résultant d’un mal de ventre métaphorise la maladie qui le ronge. On assiste des lors à la seule représentation physique de la maladie. Le morceau de Bowie permet au long métrage de Leos Carax de moderniser les genres tout en se démarquant.
La musique est un élément à part entière, ce qui permet notamment à Carax de faire appel à d’autres genres cinématographiques. En effet, la présence de Serge Reggiani, en tant qu’acteur dans ce film convoque l’univers cinématographique du film noir, car ce dernier est compositeur de musique principalement utilisé dans ce genre. L’univers musical est aussi en total accord avec les personnages, leurs ressentis et leurs mouvements corporels.

Le traitement de la lumière qui est douce mais froide, réitère encore la volonté du film de s’inspirer de l’esthétique du genre évoqué précédemment avec pour exemple, l’utilisation récurrente du clair-obscur, une ambiance propre au film noir, représentée aussi par le personnage de l’Américaine, apportant sa dose de mystère et de polar au film de Carax. L’utilisation des couleurs représente deux choses bien distinctes, le sang et la mort via deux couleurs qui sont le rouge et le bleu. L’ambiance très froide dans laquelle on plonge le film, nous laisse en équilibre entre la vie, l’espoir que suscite l’amour d’Alex pour Anna et la mort qui plane autour des protagonistes, que ce soit l’Américaine, la maladie ou les comètes au-dessus de leurs têtes. Que ce soit saut en parachute, course de moto ou danse déséquilibrée, on risque de chuter à tout moment avec les personnages.

10/04 à 17h45
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23/04 à 21h15