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Revoir la rencontre avec l'équipe du court métrage "Un peu Après minuit"
Nous vous proposons de revoir un moment d’échange chaleureux avec l’équipe du très prometteur court métrage UN PEU APRÈS MINUIT. Etaient présent sur l’estrade : la réalisatrice Anne-Marie PUGA, le réalisateur Jean-Raymond GARCIA, le comédien Rémi TAFFANEL, le compositeur Mathieu MÉGEMONT et l’an...

Les centres commerciaux : nouvelle bulle immobilière spéculative et projets climaticides…
Non à Val Tolosa ! Nous ne résistons pas à l’envie de vous communiquer cette excellente nouvelle provenant de nos amis d’Utopia Tournefeuille : le Conseil d’État a, en ce début d’année 2018, annulé le 2e permis de construire du méga-centre commercial imaginé pa...

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

Le cinéma français pète la forme… paraît-il…
Résolument positif, comme chaque année, le communiqué de la ministre de la culture vient de tomber, relayé par le concert des médias unanimes qui se congratulent béatement : Youpie ! Tout va bien pour la France en marche ! 209 millions de tickets de cinéma vendus, soit à peine 4 milli...

Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 février
Après l’abandon du projet d’aéroport, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant. Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 févrierEnracinons l’avenir !Un bus partira de Bordeaux...

MAUVAIS SANG

Leos Carax - France 1986 1h56mn - avec Juliette Binoche, Denis Lavant, Julie Delpy, Michel Piccoli, Mireille perrier...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MAUVAIS SANGMauvais Sang, second film de Leos Carax, se déroule dans une société rongée par la maladie meurtrière STBO qui se propage surtout chez les jeunes qui font l’amour sans aucun sentiment. Alex (Denis Lavant), Hans (Hans Meyer), Marc (Michel Piccoli) et Anna (Juliette Binoche) s’emparent d’une souche de ce virus destructeur pour le compte d’une mystérieuse Américaine dont ils sont les débiteurs. Le film permet au réalisateur de rendre hommage à ses maîtres. De la Nouvelle Vague au film de gangsters en passant par le film noir et le burlesque, Mauvais Sang couvre tout un héritage cinématographique en créant un genre à part entière.

La mise en scène des corps dans Mauvais Sang n’est pas sans rappeler le cinéma de Godard. Le personnage d’Anna, interprété par Juliette Binoche dans le film de Leos Carax, semble d’ailleurs être directement inspirée d’Anna Karina, actrice fétiche de Godard. A l’instar des films de ce dernier, les corps sont filmés de dos en cachant une partie du champ, ce qui laisse libre court à l’imagination du spectateur et rompt avec l’une des principales règles du théâtre. Comme le metteur en scène avec ses comédiens, le réalisateur manipule ses acteurs à travers ses plans comme des marionnettes. L’exemple le plus représentatif reste le moment où Alex titube dans la rue à côté d’un jeune garçon qui s’avère être une représentation de son enfance. Ce faisant, le mouvement des corps choisit et mit en scène par le cinéaste permet la représentation des ressentis des personnages : lorsque Alex propose à Anna de laisser aller ses sentiments sur un morceau de musique, Modern Love de David Bowie, le travelling accompagnant sa course résultant d’un mal de ventre métaphorise la maladie qui le ronge. On assiste des lors à la seule représentation physique de la maladie. Le morceau de Bowie permet au long métrage de Leos Carax de moderniser les genres tout en se démarquant.
La musique est un élément à part entière, ce qui permet notamment à Carax de faire appel à d’autres genres cinématographiques. En effet, la présence de Serge Reggiani, en tant qu’acteur dans ce film convoque l’univers cinématographique du film noir, car ce dernier est compositeur de musique principalement utilisé dans ce genre. L’univers musical est aussi en total accord avec les personnages, leurs ressentis et leurs mouvements corporels.

Le traitement de la lumière qui est douce mais froide, réitère encore la volonté du film de s’inspirer de l’esthétique du genre évoqué précédemment avec pour exemple, l’utilisation récurrente du clair-obscur, une ambiance propre au film noir, représentée aussi par le personnage de l’Américaine, apportant sa dose de mystère et de polar au film de Carax. L’utilisation des couleurs représente deux choses bien distinctes, le sang et la mort via deux couleurs qui sont le rouge et le bleu. L’ambiance très froide dans laquelle on plonge le film, nous laisse en équilibre entre la vie, l’espoir que suscite l’amour d’Alex pour Anna et la mort qui plane autour des protagonistes, que ce soit l’Américaine, la maladie ou les comètes au-dessus de leurs têtes. Que ce soit saut en parachute, course de moto ou danse déséquilibrée, on risque de chuter à tout moment avec les personnages.

10/04 à 17h45
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23/04 à 21h15