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SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les spectateurs malentendantsLes séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéci...

FERMERTURE DU CINÉMA POUR TRAVAUX
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CONFÉDÉRATION PAYSANNE DE GIRONDE Depuis trente ans, La Confédération paysanne est engagée dans la défense des paysannes et des paysans et avec ses associations de développement, elle accompagne le monde agricole vers l’agriculture paysanne. Elle s’est engagée contre les OGM, et se bat pour une ...

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

STOP LINKY…
Un petit retour sur la manifestation du Samedi 10 Juin après-midi à Bordeaux. Il faisait une chaleur à sucer des glaçons ! 32°, 34° au moins ! Ouf ! Mais qu’importe, nous avons tenu bon jusqu’au bout, épuisés, trempés comme des soupes, mais debout ! Nous n’étions pas des mille et des cents mais ...

LUNE NOIR #6

Également au programme - PHASE IV

Jeudi 25 MAI 2017 à 20h45

LUNE NOIRE


Cinéma de genre, Exploitation, OFNI, auteurs borderline... Séance mensuelle du troisième type proposée par l’association Monoquini.
LUNE NOIRE

L’AU-DELÀ

(E tu vivrai nel terrore ! L’aldilà) Lucio FULCI - Italie 1981 1h27mn VOSTF - avec Catriona MacColl, David Warbeck, Cinzia Monreale... Interdit aux moins de 16 ans, Version intégrale restaurée.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’AU-DELÀLizza Merril, une jeune New-yorkaise, hérite d’un hôtel en Louisiane. Alors qu’elle y entreprend des travaux de rénovation, des phénomènes surnaturels et terrifiants se produisent. Elle apprend alors que la bâtisse a été construite sur une des sept portes de l’Enfer…
Retournons en 1978, année de la déflagration Zombie de George Romero, suite de La Nuit des morts vivants tourné dix ans plus tôt et pierre angulaire du cinéma d’horreur. Toujours fermement convaincu de la puissance métaphorique du genre, Romero creuse le sillon politique de son cinéma, projette son groupe d’humains dans un gigantesque centre commercial américain encerclé par une masse de morts-vivants affamés, regroupés sur ce site par atavisme. Sa réflexion sur la société de consommation prend alors la forme d’un film d’action, à l’esprit comics et à la violence gore totalement débridée. Produit et remonté en Europe par Dario Argento, le film est un carton et lance les producteurs italiens sur le filon juteux des zombies et de l’horreur ultra-graphique. Ils commandent un scénario à Dardano Sachetti et embauchent Fulci pour le mettre en scène. A l’époque, ce dernier est au creux de la vague après avoir touché à tous les genres populaires depuis vingt ans : comédie, drame historique, Giallo, western, films érotiques…
De cette commande purement mercantile, initiée dans le seul but de capitaliser rapidement sur un succès du moment, va pourtant surgir un de ces miracles industriels dont le cinéma d’exploitation a le secret : la révélation du talent extraordinaire de Fulci. A la vision politique de Romero, ce dernier oppose la sienne, directement inspirée du Théâtre de la cruauté d’Antonin Artaud, et fait de ses zombies une masse d’êtres indistincts toujours grossissante, transformant une île caribéenne en antichambre de l’enfer. L’Enfer des Zombies (ou Zombie 2), premier segment d’une soi-disant « Trilogie de l’Enfer », est un succès et Fulci intronisé nouveau « maître du gore ». S’ensuit Frayeurs, nouveau cauchemar filmé fortement inspiré de Lovecraft et dont la violence dépasse allégrement tout ce qui a été vu sur un écran. Mais c’est également l’occasion pour Fulci de parfaire son « style » : se défaire d’un script qu’il méprise pour se concentrer sur de véritables tableaux horrifiques, projections de ses visions les plus atroces. Délaisser le sens pour sidérer le spectateur d’assauts graphiques terribles où, paradoxalement, l’ignoble devient « beau ». Après Frayeurs vient donc L’Au-delà, et s’il est considéré comme l’œuvre-maîtresse de Fulci, c’est bien parce que c’est le film où ce style se trouve pleinement réalisé : « un langage à partir de signes, de cris, et non de mots : une pression directe sur les sens » pour citer le « maître » Artaud. Un « film absolu » d’après son auteur. De fait, de l’inconséquence narrative d’un scénario écrit en cinq jours par Sachetti, Fulci extrait une puissance surréaliste sidérante, le film devenant une suite de séquences cauchemardesques dilatées à l’extrême pour accoucher in fine d’une véritable « poésie de l’horreur ».