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Le blog des profondeurs...
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CITOYENS AMÉRICAINS DE BORDEAUX MÉTROPOLE
Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront cruciales, inscrivez-vous sur les listes électorales ! (le renouvellement n’est pas automatique)Sur internet : VOTE FROM ABROAD  (site non partisan)En personne : au bureau d’inscription ouvertle Samedi 21 Avril de 14h à 18h dans le hall du cin...

Les Marronniers de Gambetta
Ne laissons pas couper pas les marronniers de la place Gambetta à Bordeaux !(Ci-dessous le contenu de la pétition adressée à Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Et si vous n’avez pas internet, vous pouvez recopier ce texte, le dater, le signer et l’adresser à Monsieur Alain Juppé, maire ...

Revoir la rencontre avec F.J. Ossang pour 9 DOIGTS
Mardi 19 décembre 2017, F.J. Ossang venait nous présenter en avant-première son nouveau film “9 Doigts”. A l’occasion de la sortie de son film sur nos écrans quelques mois après, nous vous proposons de revoir cet échange avec cet artiste hors norme, accompagné de ses acteurs Damien Bonnard et Al...

Stop linky
Samedi 5 mai dans toute la France Rassemblement de tous les collectifs anti-linky !Pour Bordeaux Métropole, à l’heure où nous bouclons cette gazette les membres du collectif Stop Bordeaux Métropole n’ont pas encore décidé du lieu et de l’horaire. Mais la date est bonne : ...

Commémorer n'est pas célébrer…
Se rappeler des « moments lumineux » certes, mais aussi « braquer quelque lumière sur les périodes les plus sombres »… répondent de sages personnes à ceux qui s’obsèdent à préserver le petit peuple des mauvaise influences susceptibles de lui polluer le mental…En fait de mom...

LUNE NOIR #6

Également au programme - PHASE IV

Jeudi 25 MAI 2017 à 20h45

LUNE NOIRE


Cinéma de genre, Exploitation, OFNI, auteurs borderline... Séance mensuelle du troisième type proposée par l’association Monoquini.
LUNE NOIRE

L’AU-DELÀ

(E tu vivrai nel terrore ! L’aldilà) Lucio FULCI - Italie 1981 1h27mn VOSTF - avec Catriona MacColl, David Warbeck, Cinzia Monreale... Interdit aux moins de 16 ans, Version intégrale restaurée.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’AU-DELÀLizza Merril, une jeune New-yorkaise, hérite d’un hôtel en Louisiane. Alors qu’elle y entreprend des travaux de rénovation, des phénomènes surnaturels et terrifiants se produisent. Elle apprend alors que la bâtisse a été construite sur une des sept portes de l’Enfer…
Retournons en 1978, année de la déflagration Zombie de George Romero, suite de La Nuit des morts vivants tourné dix ans plus tôt et pierre angulaire du cinéma d’horreur. Toujours fermement convaincu de la puissance métaphorique du genre, Romero creuse le sillon politique de son cinéma, projette son groupe d’humains dans un gigantesque centre commercial américain encerclé par une masse de morts-vivants affamés, regroupés sur ce site par atavisme. Sa réflexion sur la société de consommation prend alors la forme d’un film d’action, à l’esprit comics et à la violence gore totalement débridée. Produit et remonté en Europe par Dario Argento, le film est un carton et lance les producteurs italiens sur le filon juteux des zombies et de l’horreur ultra-graphique. Ils commandent un scénario à Dardano Sachetti et embauchent Fulci pour le mettre en scène. A l’époque, ce dernier est au creux de la vague après avoir touché à tous les genres populaires depuis vingt ans : comédie, drame historique, Giallo, western, films érotiques…
De cette commande purement mercantile, initiée dans le seul but de capitaliser rapidement sur un succès du moment, va pourtant surgir un de ces miracles industriels dont le cinéma d’exploitation a le secret : la révélation du talent extraordinaire de Fulci. A la vision politique de Romero, ce dernier oppose la sienne, directement inspirée du Théâtre de la cruauté d’Antonin Artaud, et fait de ses zombies une masse d’êtres indistincts toujours grossissante, transformant une île caribéenne en antichambre de l’enfer. L’Enfer des Zombies (ou Zombie 2), premier segment d’une soi-disant « Trilogie de l’Enfer », est un succès et Fulci intronisé nouveau « maître du gore ». S’ensuit Frayeurs, nouveau cauchemar filmé fortement inspiré de Lovecraft et dont la violence dépasse allégrement tout ce qui a été vu sur un écran. Mais c’est également l’occasion pour Fulci de parfaire son « style » : se défaire d’un script qu’il méprise pour se concentrer sur de véritables tableaux horrifiques, projections de ses visions les plus atroces. Délaisser le sens pour sidérer le spectateur d’assauts graphiques terribles où, paradoxalement, l’ignoble devient « beau ». Après Frayeurs vient donc L’Au-delà, et s’il est considéré comme l’œuvre-maîtresse de Fulci, c’est bien parce que c’est le film où ce style se trouve pleinement réalisé : « un langage à partir de signes, de cris, et non de mots : une pression directe sur les sens » pour citer le « maître » Artaud. Un « film absolu » d’après son auteur. De fait, de l’inconséquence narrative d’un scénario écrit en cinq jours par Sachetti, Fulci extrait une puissance surréaliste sidérante, le film devenant une suite de séquences cauchemardesques dilatées à l’extrême pour accoucher in fine d’une véritable « poésie de l’horreur ».