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LES AFFRANCHIS A BORDEAUX AU TEMPS DE LA TRAITE DES NOIRS
Samedi 28 OCTOBRE à 10h, à Utopia /LES AFFRANCHIS A BORDEAUX AU TEMPS DE LA TRAITE DES NOIRS. Conférence de Julie DUPRATMÉMOIRES ET PARTAGESLa place de Bordeaux comme port négrier a été récemment redécouverte. Cependant la présence d’une minorité noire significative dans cette même ville est peu...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avec sous-titres spéciauxLes séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sou...

UGC PROCHAINEMENT PARTOUT ?
Nous voici gâtés au delà de toute espérance. Nous allons en effet perdre un voisin proche : Gaumont et son multiplexe de Talence. Mais, me direz-vous, un multiplexe de moins, c’est une bonne nouvelle. Pas vraiment, hélas ! Car c’était un gentil celui-là, qui broutait paisibleme...

SOIRÉE DE SOUTIEN À GEORGES IBRAHIM ABDALLAH
Vendredi 13 OCTOBRE à 20h30organisée et animée par le Collectif Libérons Georges 33. Projection du film 3000 NUITS suivie d’une rencontre avec Jacques-Marie Bourget, grand reporter. Jacques-Marie Bourget se trouvait à Beyrouth le 17 Septembre 1982, au second jour de la tuerie de Sabra et Chatila...

Colloque sur le transport ferroviaire de marchandises
Jeudi 28 Septembre à partir de 14h à Bègles, colloque sur le transport ferroviaire de marchandises, organisé par le Syndicat CGT Cheminots d’Hourcade. Lors de cet événement, projection du film de Gilles Balbastre Transport de marchandises il faut changer d’ère, suivi d’un débat en présence du ré...

QUE DIOS NOS PERDONE

Rodrigo SOROGOYEN - Espagne 2016 2h06mn VOSTF - avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira, Luis Zahera, Maria Ballesteros... Scénario de Rodrigo Sorogoyen et Isabel Peña.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

QUE DIOS NOS PERDONEDeux ans après La Isla minima de glorieuse mémoire, voici un film remarquable qui prouve que le polar espagnol sait décidément être grand. Réalisé par un nouveau venu (c'est son deuxième long métrage), Rodrigo Sorogoyen, Que Dios nos perdone respecte les règles les plus classiques du genre tout en créant le léger décalage qui fait la différence entre un produit de série et une œuvre marquante, témoin saisissant d'une époque, de ses mœurs publiques et privées, de ses dérives, de ses abandons.

Nous sommes à Madrid pendant l'été 2011. Un moment difficile pour les autorités qui préparent l'arrivée du pape Benoît XVI dans le cadre des Journées Mondiales de la Jeunesse et qui, dans le même temps, font face à une autre jeunesse, moins facile à canaliser : le mouvement des « indignados » est en effet en train de naître place de la Puerta del Sol. La police madrilène est donc déjà sur les dents quand survient une série de crimes particulièrement atroces dont les victimes sont toutes de vieilles dames parfaitement respectables.
Les inspecteurs Velarde et Alfaro sont chargés de l'enquête et la consigne de leurs supérieurs ne souffre pas de discussion : « Pas de vagues ! » Or, si une certaine discrétion, pour une raison qu'on vous laisse découvrir, peut caractériser l'inspecteur Velarde, c'est loin d'être la qualité principale de son collègue. Ce binôme, excellemment interprété par Antonio de la Torre et Roberto Alamo, concourt grandement à la réussite du film. Les deux flics sont totalement différents mais parfaitement complémentaires, dans la grande tradition des duos du cinéma noir. Par ailleurs, leurs vies privées respectives, chaotique pour l'un, trop lisse pour l'autre, dévoileront des failles intimes par toujours compatibles avec la profession qu'ils exercent, les responsabilités qu'elle implique et la disponibilité maximale que réclame une enquête de plus en plus difficile. Car le tueur ne chôme pas…

Qu'il s'agisse du contexte politique, entre cortèges de fidèles dans les rues et manifs de contestataires sur les places, qu'il s'agisse de la peinture d'une ville en mouvement, Madrid étant un personnage à part entière de l'intrigue, ou qu'il s'agisse de l'analyse subtile de la psychologie des personnages – et pas seulement celle des deux flics, on comprend que Rodrigo Sorogoyen et sa co-scénariste Isabel Peña ont effectué en amont un très rigoureux travail d'écriture. Ce type même de travail qui manque parfois aux films de cinéma alors qu'il fait la force des séries télévisées actuelles, en particulier policières. Pour ce qui est de la réalisation, la scène de poursuite, tournée dans la ville caméra à l'épaule, avec un nombre impressionnant de figurants, montre à elle seule la maîtrise du metteur en scène.