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LES AFFRANCHIS A BORDEAUX AU TEMPS DE LA TRAITE DES NOIRS
Samedi 28 OCTOBRE à 10h, à Utopia /LES AFFRANCHIS A BORDEAUX AU TEMPS DE LA TRAITE DES NOIRS. Conférence de Julie DUPRATMÉMOIRES ET PARTAGESLa place de Bordeaux comme port négrier a été récemment redécouverte. Cependant la présence d’une minorité noire significative dans cette même ville est peu...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avec sous-titres spéciauxLes séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sou...

UGC PROCHAINEMENT PARTOUT ?
Nous voici gâtés au delà de toute espérance. Nous allons en effet perdre un voisin proche : Gaumont et son multiplexe de Talence. Mais, me direz-vous, un multiplexe de moins, c’est une bonne nouvelle. Pas vraiment, hélas ! Car c’était un gentil celui-là, qui broutait paisibleme...

SOIRÉE DE SOUTIEN À GEORGES IBRAHIM ABDALLAH
Vendredi 13 OCTOBRE à 20h30organisée et animée par le Collectif Libérons Georges 33. Projection du film 3000 NUITS suivie d’une rencontre avec Jacques-Marie Bourget, grand reporter. Jacques-Marie Bourget se trouvait à Beyrouth le 17 Septembre 1982, au second jour de la tuerie de Sabra et Chatila...

Colloque sur le transport ferroviaire de marchandises
Jeudi 28 Septembre à partir de 14h à Bègles, colloque sur le transport ferroviaire de marchandises, organisé par le Syndicat CGT Cheminots d’Hourcade. Lors de cet événement, projection du film de Gilles Balbastre Transport de marchandises il faut changer d’ère, suivi d’un débat en présence du ré...

L'ASSEMBLÉE

Mariana OTERO - documentaire France 2017 1h35mn -

Du 18/10/17 au 12/11/17

L'ASSEMBLÉEL'Assemblée relate les débuts du mouvement « Nuit debout », déclenché par le projet de réforme de la loi travail en Février 2016… Le film s'ouvre sur une tribune où un donneur de micro déclare « L'agora est ouverte » – une phrase qui fait programme pour l'ensemble du film, dont on perçoit le projet de décaper l'idée antique de l'agora, et d'examiner ce qu'elle a encore à offrir. « Les riches sont très organisés et solidaires », déclare à la tribune la sociologue Monique Pinçon-Charlot, « imitons-les ! ». Mais l'organisation, la solidarité sont difficiles à « imiter » place de la République, surtout sans les moyens des « riches ». L'exclamation de l'économiste Frédéric Lordon, qui vient juste après – « Enfin quelque chose se passe ! » – nous reste aussi en tête pour la suite. Que se passe-t-il, exactement ?… Il « se passe » surtout la participation des amateurs, qui ne sont pas des manifestants aguerris. Le montage de L'Assemblée insiste sur les détails : comment fabriquer un mégaphone en papier, comment animer un débat, et même, comment traduire en langue des signes ce qui se dit ? Plusieurs modérateurs rappellent à leur auditoire qu'ils ne sont pas des professionnels et réclament à ce titre l'indulgence ; un homme précise même que, présent depuis 6 jours, il n'est pas encore intervenu tellement il est ému. Pour de nombreux autres, très jeunes, on imagine que Nuit debout est l'un des premiers rassemblements publics qu'ils fréquentent. Mariana Otero souligne dans son montage ce retour aux sources de la démocratie, cette récurrence du « quelqu'un comme vous et moi » (l'expression est entendue pour désigner les modérateurs), qu'un poème lu lors d'une autre assemblée reformule autrement : « On n'est pas riquiqui, et ils veulent nous faire croire le contraire »…

Sur la place, Nuit debout fonctionne d'une façon parfois très protocolaire (pour chaque discours il faut un modérateur, un facilitateur et un chronométreur) ; chaque intervention est limitée à 2 minutes, comme si à chaque prise de parole, le risque de débordement, de domination, menaçait l'idéal démocratique. De telles précautions ne tuent-elles pas l'élan du projet ? « Deux minutes, c'est le temps d'un twit », rappelle un orateur, « pendant la Commune, on a commencé par tirer sur les montres… ». Si pendant les mois durant lesquels la réalisatrice a filmé, le ton monte lorsque le Premier ministre Manuel Valls utilise le 49.3 et qu'un appel à la grève est lancé en Mai, le film se focalise très peu sur l'efficience politique du mouvement. D'où une impression étrange que les différents groupes (économie, agriculture, éducation) doivent, avant de produire des propositions concrètes, tergiverser très longtemps non pas sur telle ou telle idée à faire voter par l'auditoire, mais sur la nécessité ou non de voter. S'agirait-il d'une image miniature de la lourdeur du fonctionnement démocratique à la française ? Notre système est-il rongé, taraudé par le doute perpétuel sur ses façons de fonctionner ? La réponse à cette suspicion arrive assez tôt : « Quand on parle de la forme, on parle du fond, de l'exercice de la démocratie participative ».

L'Assemblée se révèle finalement plus subtil et plus riche qu'une chronique de Nuit debout ou qu'un document sur l'histoire d'un mouvement (pas tout à fait éteint d'ailleurs). Il en analyse le but profond qui est de ne pas se contenter des effets du vote, autrement dit de sortir les citoyens d'une condition passive pour les amener à exercer leur droit, étymologique, de transformer la cité… (C. Garson, revue-etudes.com)