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LA COMMUNE LIBRE DU QUARTIER SAINT-PIERRE
Association loi 1901 : prochain rendez-vous des Talents du Quartier Saint-Pierre Mardi 5 Décembre, de 18h à 21h, place Camille Jullian.  Peuvent être exposants les professionnels du quartier (commerçants, artisans, professions libérales) mais aussi des particuliers qui sont porteurs d’une expert...

PRIX DÉCOUVERTE DES SPECTATEURS D'UTOPIA
Décerné à votre film préféré parmi les premiers films français de l’année 2017 A l’initiative des deux associations de quartier La Commune Libre du quartier Saint Pierre et Les Amis de l’Utopia, sera décerné le premier Prix Découverte des Spectateurs du cinéma Utopia  de Bordeaux. C’est donc à v...

Solidarité avec Jean-Jacques Rue
Collègue d’Utopia Saint-Ouen l’Aumône et ci-devant chroniqueur cinéma à Siné Mensuel, et son camarade poète et cinéaste franco-grec Yannis Youlountas Jean-Jacques Rue, c’est une figure d’Utopia : un nounours punk qui s’active dans les salles de Saint-Ouen l’Aumône. À Bordeaux, vous l’avez vu tou...

STOP LINKY
Pour en savoir plus sur le compteur électrique Linky, savoir POURQUOI et/ou COMMENT faire pour le refuser, vous le pouvez, le collectif Stop Linky Bordeaux Métropole vous invite à venir Salle de la cheminée au Cinéma Utopia, à l’occasion de l’une de ses réunions. Et si vous souhaitez rejoindre l...

PCA
 Paysans et Consommateurs Associés, Bordeaux-Vallée de l’IslePCA Chaque Mercredi de 19h à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres...

DERRIÈRE LES FRONTS, résistances et résiliences en Palestine

Alexandra DOLS - documentaire France / Palestine 2017 1h53mn VOSTF - autour de la forte personnalité du Docteur Samah Jabr...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DERRIÈRE LES FRONTS, résistances   et résiliences en Palestine« On parle toujours de libérer les terres palestiniennes, mais pour moi il est important de libérer l’esprit palestinien, le peuple palestinien, l’identité palestinienne. » Docteur Samah Jabr
Depuis des années, au cours de ses consultations et par son travail sur le terrain, le Docteur Samah Jabr, psychothérapeute et écrivain, explore les conséquences – peu visibles voire invisibles pour l’opinion publique internationale –, individuelles ou collectives, de l’occupation de la terre palestinienne par les forces armées israéliennes et de la répression qu’elles y font régner : effets post traumatiques de la guerre ou de la destruction des maisons et des terres, angoisse au sein des structures familiales liée aux incarcérations (les statistiques sont affolantes, les instituts sérieux estimant que 40% de la population masculine palestinienne a été incarcérée à un moment où un autre) et aux conditions de détention des prisonniers, tensions permanentes que crée la multiplication des check-points, humiliations causées par le déni permanent de l’identité palestinienne, qui se manifeste en particulier par la destruction des lieux de mémoire et des villages arabes d’avant 1948, d’avant la Nakba…

La caméra d’Alexandra Dols suit Samah Jabr à travers la Palestine, le plus souvent entre Jérulalem Est où elle réside et Ramallah où elle exerce. Et le film est aussi l’occasion de rencontres avec d’autres personnages passionnants : Monseigneur Attalah Danna, archevêque de l’Eglise grecque de Jérusalem qui rappelle que l’identité palestinienne passe au dessus des différence religieuses avec les musulmans ; Deema Zaloum, jeune mère qui a arraché des griffes de ses kidnappeurs son jeune fils de 10 ans ; Sheik Kodr Anan, boulanger activiste en grève de la faim et symbole d’une résistance obstinée ; ou encore Ghadir Shafie, féministe palestinienne en lutte contre le « pinkwashing » d’Israël, qui veut soigner son image de démocratie en prenant ostensiblement la défense de la communauté gay.
Se dessine à travers le magnifique travail et la personnalité hors du commun de Samah Jabr la figure du « sumud », ce mot arabe difficile à traduire mais qui désigne la ténacité et la résistance du peuple palestinien, au-delà de la résilience trop souvent instrumentalisée par les peuples colonisateurs pour mieux pacifier les colonisés.

Alexandra Dols accomplit de son côté un remarquable travail de cinéaste, mettant en rapport les mots de ses personnages et ses propres images, celles d’un pays toujours un peu en ruines, à la recherche des traces de sa mémoire, comme dans cette visite de Samah Jabr dans un cimetière en passe d’être détruit, ou dans ces images plus joyeuses montrant des danseurs hip hop palestiniens se produire en toute liberté devant des soldats israéliens à proximité de l’Esplanade des Mosquées, dans une belle manifestation de résistance pacifique.