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CITOYENS AMÉRICAINS DE BORDEAUX MÉTROPOLE
Les élections de mi-mandat, en novembre 2018, seront cruciales, inscrivez-vous sur les listes électorales ! (le renouvellement n’est pas automatique)Sur internet : VOTE FROM ABROAD  (site non partisan)En personne : au bureau d’inscription ouvertle Samedi 21 Avril de 14h à 18h dans le hall du cin...

Les Marronniers de Gambetta
Ne laissons pas couper pas les marronniers de la place Gambetta à Bordeaux !(Ci-dessous le contenu de la pétition adressée à Monsieur le Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Et si vous n’avez pas internet, vous pouvez recopier ce texte, le dater, le signer et l’adresser à Monsieur Alain Juppé, maire ...

Revoir la rencontre avec F.J. Ossang pour 9 DOIGTS
Mardi 19 décembre 2017, F.J. Ossang venait nous présenter en avant-première son nouveau film “9 Doigts”. A l’occasion de la sortie de son film sur nos écrans quelques mois après, nous vous proposons de revoir cet échange avec cet artiste hors norme, accompagné de ses acteurs Damien Bonnard et Al...

Stop linky
Samedi 5 mai dans toute la France Rassemblement de tous les collectifs anti-linky !Pour Bordeaux Métropole, à l’heure où nous bouclons cette gazette les membres du collectif Stop Bordeaux Métropole n’ont pas encore décidé du lieu et de l’horaire. Mais la date est bonne : ...

Commémorer n'est pas célébrer…
Se rappeler des « moments lumineux » certes, mais aussi « braquer quelque lumière sur les périodes les plus sombres »… répondent de sages personnes à ceux qui s’obsèdent à préserver le petit peuple des mauvaise influences susceptibles de lui polluer le mental…En fait de mom...

Lundi 23 Octobre à 11h30

En présence du réalisateur Samuel Benchetrit


FOCUS SAMUEL BENCHETRIT dans la cadre du FIFIB 2017

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN GANGSTER

Ecrit et réalisé par Samuel BENCHETRIT - France 2007 1h48mn - avec Anna Mouglalis, Jean Rochefort, Edouard Baer, Alain Bashung, Arno, Bouli Lanners, Serge Larivière, Laurent Terzieff, Roger Dumas, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini, Selma El Mouissi...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN GANGSTERNe vous fiez pas à la très classieuse affiche du film : pas l’ombre d’une vierge glamour à l’enfant dans cet ovni français (c’est rare, ça fait du bien) totalement barré ; pas l’ombre non plus d’un sein pas du tout caché que l’on aimerait bien voir, afficionado(a)s des magazines de mode sur papier glacé, adeptes des gravures fashion, passez votre chemin… L’affiche est certes très belle, très branchée, et le casting à se damner, mais voilà plutôt un film qui zyeute du côté du cinéma ouvertement décalé, genre Kaurismaki tendance Delepine et Kerven ; et comme pour tous ceux de cette trempe-là, vous le raconter à la traditionnelle serait non seulement inutile, mais carrément réducteur.
Car sous ses allures de petite chose bricolée en 5 semaines avec un budget réduit au minimum (ce qui est bien le cas), se cache une petite pépite qui force l’admiration et le respect tout autant qu’elle vous décroche la mâchoire. Faire un film « à sketches » en noir et blanc, tourné en format 1,37 (aussi appelé standard, format de moins en moins utilisé dans les salles, excepté bien entendu dans votre cinoche préféré, Alléluia !), un film sans personnage principal et dont l’action se passe presque exclusivement dans une cafétéria un peu glauque coincée sur une aire d’autoroute, on conviendra que c’est pas vraiment vendeur pour le prime time de TF1.

Mais voilà, ça prend, ça démarre au quart de tour et dès la première scène, assez irrésistible, on sent bien que nous sommes ailleurs, dans un monde 100% cinéma, qui grapille mille et une références (en vrac : Keaton, Chaplin, Scorsese, Jarmush, le cinéma Italien des années 60…) sans pour autant s’en alourdir la caboche, sans jamais y perdre son âme.
Petite pépite donc, d’humour noir, de mélancolie, de drôlerie et de grâce : il y a là un ton unique en son genre, une liberté, une audace, un côté « j’ai fait exactement le film que je voulais, sans me soucier des contraintes du marché, sans le poids des décideurs, sans le moule, sans les gros biffetons » qui semblent avoir littéralement emballé toute l’équipe, comédiens, techniciens, auteur, interprètes (superbe et bidonnante rencontre Arno/Bashung autour d’une table en formica). Nous, dans la salle, on est pris dans le mouvement, et à en croire les échos (les applaudissements lors des projections de presse, fait rarissime dans ce petit milieu blasé de professionnels peu enclins aux débordements émotifs), il y a comme qui dirait un buzzzzz autour du film.

Ah oui, l’histoire… ben heu… disons que c’est l’histoire d’un braqueur raté, sans arme et sans réelle motivation, qui veut braquer une serveuse qui est en réalité elle-même une braqueuse armée. On y croise aussi deux kidnappeurs du dimanche qui enlèvent une adolescente suicidaire, deux chanteurs en tournée qui parlent d’un tube volé et cinq septuagénaires qui se retrouvent après de longues années pour un dernier coup forcément foireux. Rien que ça, et bien plus encore !