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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

Lundi 23 Octobre à 11h30

En présence du réalisateur Samuel Benchetrit


FOCUS SAMUEL BENCHETRIT dans la cadre du FIFIB 2017

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN GANGSTER

Ecrit et réalisé par Samuel BENCHETRIT - France 2007 1h48mn - avec Anna Mouglalis, Jean Rochefort, Edouard Baer, Alain Bashung, Arno, Bouli Lanners, Serge Larivière, Laurent Terzieff, Roger Dumas, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini, Selma El Mouissi...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN GANGSTERNe vous fiez pas à la très classieuse affiche du film : pas l’ombre d’une vierge glamour à l’enfant dans cet ovni français (c’est rare, ça fait du bien) totalement barré ; pas l’ombre non plus d’un sein pas du tout caché que l’on aimerait bien voir, afficionado(a)s des magazines de mode sur papier glacé, adeptes des gravures fashion, passez votre chemin… L’affiche est certes très belle, très branchée, et le casting à se damner, mais voilà plutôt un film qui zyeute du côté du cinéma ouvertement décalé, genre Kaurismaki tendance Delepine et Kerven ; et comme pour tous ceux de cette trempe-là, vous le raconter à la traditionnelle serait non seulement inutile, mais carrément réducteur.
Car sous ses allures de petite chose bricolée en 5 semaines avec un budget réduit au minimum (ce qui est bien le cas), se cache une petite pépite qui force l’admiration et le respect tout autant qu’elle vous décroche la mâchoire. Faire un film « à sketches » en noir et blanc, tourné en format 1,37 (aussi appelé standard, format de moins en moins utilisé dans les salles, excepté bien entendu dans votre cinoche préféré, Alléluia !), un film sans personnage principal et dont l’action se passe presque exclusivement dans une cafétéria un peu glauque coincée sur une aire d’autoroute, on conviendra que c’est pas vraiment vendeur pour le prime time de TF1.

Mais voilà, ça prend, ça démarre au quart de tour et dès la première scène, assez irrésistible, on sent bien que nous sommes ailleurs, dans un monde 100% cinéma, qui grapille mille et une références (en vrac : Keaton, Chaplin, Scorsese, Jarmush, le cinéma Italien des années 60…) sans pour autant s’en alourdir la caboche, sans jamais y perdre son âme.
Petite pépite donc, d’humour noir, de mélancolie, de drôlerie et de grâce : il y a là un ton unique en son genre, une liberté, une audace, un côté « j’ai fait exactement le film que je voulais, sans me soucier des contraintes du marché, sans le poids des décideurs, sans le moule, sans les gros biffetons » qui semblent avoir littéralement emballé toute l’équipe, comédiens, techniciens, auteur, interprètes (superbe et bidonnante rencontre Arno/Bashung autour d’une table en formica). Nous, dans la salle, on est pris dans le mouvement, et à en croire les échos (les applaudissements lors des projections de presse, fait rarissime dans ce petit milieu blasé de professionnels peu enclins aux débordements émotifs), il y a comme qui dirait un buzzzzz autour du film.

Ah oui, l’histoire… ben heu… disons que c’est l’histoire d’un braqueur raté, sans arme et sans réelle motivation, qui veut braquer une serveuse qui est en réalité elle-même une braqueuse armée. On y croise aussi deux kidnappeurs du dimanche qui enlèvent une adolescente suicidaire, deux chanteurs en tournée qui parlent d’un tube volé et cinq septuagénaires qui se retrouvent après de longues années pour un dernier coup forcément foireux. Rien que ça, et bien plus encore !