LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Revoir la rencontre avec l'équipe du court métrage "Un peu Après minuit"
Nous vous proposons de revoir un moment d’échange chaleureux avec l’équipe du très prometteur court métrage UN PEU APRÈS MINUIT. Etaient présent sur l’estrade : la réalisatrice Anne-Marie PUGA, le réalisateur Jean-Raymond GARCIA, le comédien Rémi TAFFANEL, le compositeur Mathieu MÉGEMONT et l’an...

Les centres commerciaux : nouvelle bulle immobilière spéculative et projets climaticides…
Non à Val Tolosa ! Nous ne résistons pas à l’envie de vous communiquer cette excellente nouvelle provenant de nos amis d’Utopia Tournefeuille : le Conseil d’État a, en ce début d’année 2018, annulé le 2e permis de construire du méga-centre commercial imaginé pa...

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

Le cinéma français pète la forme… paraît-il…
Résolument positif, comme chaque année, le communiqué de la ministre de la culture vient de tomber, relayé par le concert des médias unanimes qui se congratulent béatement : Youpie ! Tout va bien pour la France en marche ! 209 millions de tickets de cinéma vendus, soit à peine 4 milli...

Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 février
Après l’abandon du projet d’aéroport, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant. Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 févrierEnracinons l’avenir !Un bus partira de Bordeaux...

POUR LE RÉCONFORT

Écrit et réalisé par Vincent MACAIGNE - France 2017 1h31mn - avec Pauline Lorillard, Pascal Rénéric, Emmanuel Matte, Laurent Papot, Joséphine De Meaux, Laure Calamy...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

POUR LE RÉCONFORTPour le réconfort, premier long métrage réalisé par Vincent Macaigne (connu comme comédien de cinéma mais aussi comme metteur en scène de théâtre), est une très libre adaptation de La Cerisaie de Tchekhov… Pas de cerisiers ici, mais des peupliers et des feuillus de la campagne orléanaise, dans le vaste « domaine » dont Pascal et Pauline, frère et sœur de bonne famille, ont hérité. Lui vient de passer cinq ans au Mexique, elle quelques mois à New York, « dans l’ivresse que peut avoir l’exil pour les bien nés ». Ils y ont bu et dansé leur héritage, les traites n’ont pas été payées, le domaine va être saisi.

Le Lopakhine – pour revenir à La Cerisaie – qui va s’en emparer est un ami d’enfance, Emmanuel, entrepreneur en maisons de retraite : il compte raser la demeure et les bois, et construire à la place un ensemble de petits pavillons, « village de vieillards en briques biologiques ». Il est dévoré par un ressentiment qui semble attisé par sa réussite. Sa femme, Laure, se vit en héroïne méritante parce qu’elle a un emploi, déteste la gauche des ronds-points municipaux et aimerait qu’Emmanuel « écrase » Pauline et Pascal. Qui illustrent deux versants de la grande bourgeoisie oisive, poésie éthérée repliée sur sa propre angoisse pour elle, mépris et arrogance illusionnée pour lui. Et au milieu, Laurent, un ami un peu benêt, tiraillé entre les deux pôles, servilité et rancœur justifiée. Et sa petite amie Joséphine, qui voudrait aimer et être aimée de tout le monde, et surtout de Pascal…
Le terreau sur lequel le film se déploie, on l’identifie d’autant mieux qu’on s’est penché dessus à la façon d’entomologistes pendant les récentes campagnes électorales, il est le lieu d’une lutte des classes où s’opposent deux factions – aucune ne l’emportera. C’est là que se loge la différence avec La Cerisaie : il n’y a pas ici d’adieu à un monde qui s’éteint pour en préfigurer un nouveau, il y a l’impossibilité d’envisager autre chose qu’une immense impasse. Le doigt dans la prise d’un certain mal-être contemporain, Macaigne a un don pour capter dans ses dialogues le rythme naturel des échanges sociaux… (E. Franck-Dumas, Libération)

« On nous a élevés… en nous disant qu’il n’y aurait plus de conflits, que la méritocratie allait tout régler. C’était une illusion. Dans ma jeunesse, je pensais vraiment que nous nous en sortirions avec plus de joie et moins de violence. Mais j’espère que le film donne de la force plus qu’il ne donne à voir ma profonde peur et ma profonde mélancolie.
« Je voulais que ce film soit un geste humble, libre et drôle malgré tout, une parole simple, qui nous divise en nous-mêmes. Mais pas les uns et les autres… Qui ne donne pas de solution ni ne prenne de parti et qui fasse confiance à l’intelligence du spectateur. J’espère qu’on entend un peu tout ça.
« J’ai voulu aussi montrer la persistance des trois classes sociales selon Marx. Il y a les aristocrates qui héritent et qui n’ont pas besoin de travailler (Pascal et Pauline), les bourgeois qui gagnent tout à la sueur de leur front et veulent détrôner les aristocrates (Emmanuel et Laure), et les prolétaires (Laurent et Joséphine), qui sont les cocus de l’histoire, les braves serviteurs, à jamais. » Vincent Macaigne