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Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

SOS MÉDITERRANÉE
Vendredi 22 juin à 20h au théâtre Le Levain à Bègles, Soirée littéraireRencontre entre deux auteurs :  Allain Glykos (auteur de Manolis) et Franck Pavloff (auteur de Matin brun) pour des regards croisés à partir de leurs derniers ouvrages : le roman  La nuit des enfants qui dansent de Pavloff, a...

Le Tour Alternatiba est de retour en 2018
Du 9 juin au 6 octobre 2018, le Tour Alternatiba (tour.alternatiba.eu) s’élancera sur des vélos multiplaces pour un périple de 5800 kilomètres parcourant 200 territoires en France et dans les pays frontaliers, afin de diffuser partout un message porteur d’espoir : oui, les alternatives existent,...

PCA - Paysans et Consommateurs Associés
PCA PCA une amap* à partAccueille tous les mercredis soirs Y compris pendant les vacancesSes produits de saines semencesA presque 15 ans d’expérienceNichée salle de la cheminéeSe trouve à l’Utopia cinéEntre 19 et 20h30Tu verras une amap rianteC‘est ici qu’on trouve des painsOuvragés dans un vrai...

STOP LINKY
Pour discuter, être informer sur le refus du linky et sur les procédures judiciaires        Réunion avec le collectif Stop linky Bordeaux Métropole stoplinky.bordeauxmetropole@gmail.comle Samedi 2 juin à 10h30 salle de la cheminée au cinéma UtopiaCi-dessous les nouveaux collectifs en Gironde. An...

EN ATTENDANT LES HIRONDELLES

Karim MOUSSAOUI - Algérie 2017 1h53mn VOSTF - avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou, Mehdi Ramdani, Nadia Kaci, Hania Amar... Scénario de Karim Moussaoui et Maud Ameline.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

EN ATTENDANT LES HIRONDELLESTrois histoires liées par un fil ténu, trois parcours différents qui se tracent dans l’Algérie contemporaine comme pour en définir les contours. Un road movie qui serpente entre paysages ruraux, zone urbaine et même bidonvilles, embrassant ainsi une réalité diverse et complexe. Un territoire en fusion sous une croute sédentaire où la vie bouillonnante qui bourgeonne ne demande qu’à exploser. Ce qui relie les protagonistes entre eux est intangible et ils ne seront pas amenés à se rencontrer. Tous trois sont à une croisée de chemins, aux prises avec des systèmes de valeurs parfois incompatibles. Chacun attend son printemps ou doit le provoquer. Car tous trois tiennent entre leurs mains leur destin et ont toute latitude pour le faire basculer dans un sens ou dans un autre. On est loin d’être dans un pays inerte ou soumis, qui serait accablé sous le poids des traditions ou de son histoire coloniale. Il est tout au contraire vibrant, libre, même s’il hésite encore entre la sécurité de la raison et le piquant de la folie. Il est le terreau d’un peuple en pleine mutation intérieure, à l’instar des trois personnages principaux qui espèrent secrètement un renouveau et devront le construire en bazardant les vestiges de leur passé.

Le premier volet s’ouvre sur le visage buriné de Mourad, sexagénaire bien campé dans la vie… Son Algérie à lui, c’est celle de la capitale, des affaires avec lesquelles il a su s’enrichir. Existence cossue conventionnelle, un trip marital qui ne semble plus trop le faire vibrer, mais avec lequel il compose, ainsi qu’avec son passif de divorcé. Il est moins aisé de se libérer de sa progéniture que de son ex-épouse. Et il se trouve que cette dernière le tanne pour qu’il sermonne leur fils qui veut renoncer à ses études de médecine… Personne ne parvient à infléchir la position du grand dadais déraisonnable. Le recours à la figure paternelle, qui en impose, semble l’ultime recours. C’est qu’en terme de sens moral, de devoir, de bon sens, Mourad est exemplaire… C’est alors que va se produire devant ses yeux un incident inattendu qui ébranlera ses convictions et surtout la belle image qu’il s’est construite de lui-même. Il pourrait ne rien dire, essayer d’oublier… Mais la honte, va le rattraper, le sentiment d’avoir trahi ce qu’il a mis une vie à construire et à défendre…
Le second volet offre un autre éclairage sur la première histoire. Voilà Aïcha, jeune femme bien déterminée à se faire une belle vie, en partance vers le village de ses noces délibérément consenties, en compagnie de son père. Pris d’un mal de bide bien peu opportun, ce dernier sera contraint de laisser le temps une soirée sa fille entre les mains du jeune chauffeur qui les conduit. Il s’avère vite que les deux se connaissent plus que le paternel n’aurait imaginé. Voilà notre héroïne tiraillée entre passion et raison, éternel leitmotiv réellement insoluble, aucun choix n’étant complètement épanouissant.

C’est l’histoire de Dahman qui offre sa conclusion au film. Ce médecin radiologue reconnu, alors qu’il s’apprête à suivre de près la construction d’un nouvel hôpital, va être rattrapé par les fantômes d’une tranche de vie qu’il a tout fait pour oublier. Malgré son statut de victime, il devra se poser la question de sa responsabilité durant la « sale guerre » qui opposa à partir de 1992 les islamistes au pouvoir militaire, semant la terreur, faisant en dix ans plus de 200 000 morts et 30 000 disparus… 
Pour son premier film, Karim Moussaoui réussit une œuvre d’une fluidité étonnante malgré un propos dense et ambitieux, qui aurait pu vite tourner à vide mais dont il maîtrise subtilement chaque rouages avec une grande intelligence.