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STOP LINKY
Pour en savoir plus sur le compteur électrique Linky, savoir POURQUOI et/ou COMMENT faire pour le refuser, vous le pouvez, le collectif Stop Linky Bordeaux Métropole vous invite à venir Salle de la cheminée au Cinéma Utopia, à l’occasion de l’une de ses réunions. Et si vous souhaitez rejoindre l...

PCA
 Paysans et Consommateurs Associés, Bordeaux-Vallée de l’IslePCA Chaque Mercredi de 19h à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres...

Revoir le débat avec Amandine Gay à Utopia pour "Ouvrir la voix"
Nous vous proposons de revoir le débat avec Amandine Gay à l’issue de la projection en avant-première de son film “Ouvrir la voix” le 29 septembre 2017. Organisée par le collectif Voix décoloniales. Projection animée par Sarah Daniel, anthropologue junior de l’Université de Bordeaux, membre du c...

LE ROCHER DE PALMER, Dimanche 19 NOVEMBRE
12h, BRUNCH MUSICAL 14h, PROJECTION de I AM NOT YOUR NEGRO de Raoul Pecksuivie d’un échange avec l’écrivain Eddy L. Harris et Fadila Kellala, présidente de l’association Espace Culturel des 2 Rives et membre du Conseil Citoyen du Haut-Cenon. Tarif film + brunch : 15 €Tarif film seul : 5 €. Il es...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avec sous-titres spéciaux. Les séances estampillées du symbole dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spécia...

EN ATTENDANT LES HIRONDELLES

Karim MOUSSAOUI - Algérie 2017 1h53mn VOSTF - avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou, Mehdi Ramdani, Nadia Kaci, Hania Amar... Scénario de Karim Moussaoui et Maud Ameline.

Du 15/11/17 au 04/12/17

EN ATTENDANT LES HIRONDELLESTrois histoires liées par un fil ténu, trois parcours différents qui se tracent dans l’Algérie contemporaine comme pour en définir les contours. Un road movie qui serpente entre paysages ruraux, zone urbaine et même bidonvilles, embrassant ainsi une réalité diverse et complexe. Un territoire en fusion sous une croute sédentaire où la vie bouillonnante qui bourgeonne ne demande qu’à exploser. Ce qui relie les protagonistes entre eux est intangible et ils ne seront pas amenés à se rencontrer. Tous trois sont à une croisée de chemins, aux prises avec des systèmes de valeurs parfois incompatibles. Chacun attend son printemps ou doit le provoquer. Car tous trois tiennent entre leurs mains leur destin et ont toute latitude pour le faire basculer dans un sens ou dans un autre. On est loin d’être dans un pays inerte ou soumis, qui serait accablé sous le poids des traditions ou de son histoire coloniale. Il est tout au contraire vibrant, libre, même s’il hésite encore entre la sécurité de la raison et le piquant de la folie. Il est le terreau d’un peuple en pleine mutation intérieure, à l’instar des trois personnages principaux qui espèrent secrètement un renouveau et devront le construire en bazardant les vestiges de leur passé.

Le premier volet s’ouvre sur le visage buriné de Mourad, sexagénaire bien campé dans la vie… Son Algérie à lui, c’est celle de la capitale, des affaires avec lesquelles il a su s’enrichir. Existence cossue conventionnelle, un trip marital qui ne semble plus trop le faire vibrer, mais avec lequel il compose, ainsi qu’avec son passif de divorcé. Il est moins aisé de se libérer de sa progéniture que de son ex-épouse. Et il se trouve que cette dernière le tanne pour qu’il sermonne leur fils qui veut renoncer à ses études de médecine… Personne ne parvient à infléchir la position du grand dadais déraisonnable. Le recours à la figure paternelle, qui en impose, semble l’ultime recours. C’est qu’en terme de sens moral, de devoir, de bon sens, Mourad est exemplaire… C’est alors que va se produire devant ses yeux un incident inattendu qui ébranlera ses convictions et surtout la belle image qu’il s’est construite de lui-même. Il pourrait ne rien dire, essayer d’oublier… Mais la honte, va le rattraper, le sentiment d’avoir trahi ce qu’il a mis une vie à construire et à défendre…
Le second volet offre un autre éclairage sur la première histoire. Voilà Aïcha, jeune femme bien déterminée à se faire une belle vie, en partance vers le village de ses noces délibérément consenties, en compagnie de son père. Pris d’un mal de bide bien peu opportun, ce dernier sera contraint de laisser le temps une soirée sa fille entre les mains du jeune chauffeur qui les conduit. Il s’avère vite que les deux se connaissent plus que le paternel n’aurait imaginé. Voilà notre héroïne tiraillée entre passion et raison, éternel leitmotiv réellement insoluble, aucun choix n’étant complètement épanouissant.

C’est l’histoire de Dahman qui offre sa conclusion au film. Ce médecin radiologue reconnu, alors qu’il s’apprête à suivre de près la construction d’un nouvel hôpital, va être rattrapé par les fantômes d’une tranche de vie qu’il a tout fait pour oublier. Malgré son statut de victime, il devra se poser la question de sa responsabilité durant la « sale guerre » qui opposa à partir de 1992 les islamistes au pouvoir militaire, semant la terreur, faisant en dix ans plus de 200 000 morts et 30 000 disparus… 
Pour son premier film, Karim Moussaoui réussit une œuvre d’une fluidité étonnante malgré un propos dense et ambitieux, qui aurait pu vite tourner à vide mais dont il maîtrise subtilement chaque rouages avec une grande intelligence.