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Le blog des profondeurs...
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LE PRINTEMPS EN TRANSITION
Samedi 26 mai de 10h30 à 20h30à la Halle des Douves - Bordeaux Suite au succès de l’édition 2017, Bordeaux en transition organise une deuxième édition du Printemps en Transition à la Halle des Douves et au jardin des Remparts.Cet évènement a pour but de rassembler et de sensibiliser les habitant...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avecsous-titres spéciaux. Les séances estampillées du  sy mbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des ...

LES MARRONNIERS DE GAMBETTA
Le collectif  qui défend les 17 marronniers sains de la place Gambetta menacés d’abattage vous invite le Mercredi 16 MAI de 14h à 16h pour une animation « dessine-moi un marronnier » ouverte à tous : à vos crayons, pinceaux, brosses…Tous les mardis de 18h à 19h  : permanence et câlins aux arbres...

2 nouveautés sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez...

Le manifeste de la haine islamophobe
La réaction de l’Union Juive Française pour la Paix au manifeste Contre le nouvel antisémitisme écrit par Philippe Val, signé par 300 personnalités et publié le 22 avril 2018 dans Le Parisien Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide...

LA FIANCÉE DU DÉSERT

Écrit et réalisé par Cecilia ATAM et Valeria PIVATO - Argentine 2017 1h18mn VOSTF - avec Paulina García, Claudio Rissi...

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LA FIANCÉE DU DÉSERTAinsi va la vie… Certains la traversent comme qui rigole, d’autres se battent pour la forger selon leurs idéaux, tandis que d’autres encore se réveillent un jour au seuil de la vieillesse en réalisant qu’ils n’ont même pas osé la rêver. Teresa est suffisamment discrète pour qu’on ne sache pas réellement de quel bois elle est faite, ni ce qu’elle a réellement traversé, même si on croit le deviner. Au fil de l’histoire, son personnage gracile va s’étoffer de façon délicieuse, loin de l’image qu’on croyait avoir cernée. C’est la force de ce premier film lumineux et subtil qui nous conduit sur des chemins de traverse inespérés. Il y a quelque chose de magique dans ce petit scénario tout simple, qui progressivement ensorcelle son monde et en bout de course transcende tout ce qui fait notre humanité.

Cela commence par le début de la fin ou par la fin de tout, en tous cas tout semble foutu ! Après une vie entière passée à panser, torcher, dorloter, choyer ses patrons, leurs mômes, voir vieillir les uns, grandir les autres, Teresa semble si proche de leur famille qu’il y aurait de quoi oublier qu’elle n’en fait pas partie. Mais autant le dire tout de go, son magnifique dévouement pendant un tiers de siècle va peser bien peu dans la balance lorsqu’on lui signifiera qu’on n’a plus besoin de ses services. La voix distante de celle dont elle changeait jadis les langes et qui la congédie désormais sans même la regarder dans les yeux a quelque chose de lâche et de glaçant. Certes on propose généreusement à Teresa une vague place à l’autre bout du pays, mais personne ne semble mesurer l’effondrement que cela peut représenter d’être mise à la rue à cinquante quatre balais, déracinée, essorée comme une serpillère usagée… Teresa pourtant encaisse sans broncher, sans mot dire, remercie comme elle l’a toujours fait. Ses maigres effets personnels vite empaquetés, elle monte dans un de ces grands bus long courrier qui traversent l’Argentine et part sans un regard pour l'univers familier qu’elle laisse à tout jamais derrière elle.
Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques centaines de kilomètres plus tard, son nouveau départ forcé prend des allures de pétard mouillé. Le car tombe en rade au beau milieu de nulle part, laissant en plan l’ensemble de ses passagers. Charge à chacun de trouver un coin pour dormir. Tout ce petit monde échoue donc en rang dispersé dans la bourgade de Vallecito, haut lieu de pèlerinage. Dans ce désert aride, dit la légende, la vénérée Déolinda Correa, à bout de force, à court d’eau et de vivres, mourut tout en continuant de donner le sein à son nourrisson qu’ainsi elle sauva. Voilà notre Teresa qui se fond dans une myriade de pèlerins à l’affut de miracles espérés. Ayant désormais du temps à perdre, elle se prend à flâner, à essayer maladroitement une robe sans oser l’acheter dans le camion d’un forain gouailleur, puis continue sa route, tranquille. Répit de courte durée, soudain la tempête gronde, l’averse tombe, les marchands remballent vite leurs étals, trop vite… Trop tard ! Teresa réalise qu’elle a oublié son sac dans le salon d’essayage sur roure qui vient de démarrer sous ses yeux affolés. Il ne manquait plus que ça ! La voilà trempée comme une soupe, sans le sou, n’ayant d’autre choix que de retrouver la trace du vendeur avec pour tout indice son surnom : El Gringo !

C’est là que commence le vrai voyage de Teresa, dans ces terres inconnues et arides. Un véritable road movie tendre et drôle où elle trouvera en bout de course bien plus que sa simple besace et on ne vous dira pas quoi !