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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Jeudi 30 NOVEMBRE 2017 à 18h

PROJECTION-DÉBAT dans le cadre du séminaire Ce que l'art fait à la citoyenneté


Organisé par le laboratoire LAM – Les Afriques dans le Monde (CNRS / Sciences Po Bordeaux).
Projection suivie d'une rencontre avec Mélanie Bourlet, co-réalisatrice du film, maîtresse de conférences en langue et littérature peule à l'Inalco. Discussion animée par Daouda Gary-Tounkara et Céline Ségalini (LAM).
Achetez vos places à l'avance, à partir du Lundi 20 Novembre.

BAKARY DIALLO, MÉMOIRES PEULES

Film documentaire de Mélani BOURLET et Franck GUILLEMAIN - France 2016 1h12

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Pourquoi écrire en pulaar (peul) lorsque l’on est considéré comme le premier écrivain africain en langue française ?bEn remontant le fil de la trajectoire littéraire et personnelle d'un écrivain injustement dénigré, Bakary Diallo, Mélanie Bourlet découvre qu’à son retour de France où il était engagé au front comme tirailleur, l’auteur du roman Force-Bonté (1926), qu’on soupçonnait de plagiat, n’a jamais cessé de composer de la poésie en pulaar.

S’ouvre alors à elle un chantier de recherche qu’elle reconstitue à travers ce film sous la forme d’une enquête, menée essentiellement au Sénégal, sur les traces de cet écrivain méconnu, afin de retrouver des fragments de cette œuvre bilingue. À mesure que l’enquête avance, on voit se déployer devant la caméra ces textes inédits, mémorisés par les membres de sa famille qui racontent comment, arpentant inlassablement les savanes du nord du Sénégal, Bakary Diallo inscrivait les moindres détails du paysage, vibrants témoignages des modulations du temps sur l’environnement. Bakary Diallo se révèle en effet être un auteur résolument cosmopolite, non seulement sensible aux sons et aux sens des langues qu’il pratiquait, mais également concerné par les enjeux écologiques de sa région natale.

La force de la transmission est incarnée dans l’une des plus belles scènes du documentaire où l’on voit l’une de ses dernières femmes réciter d’une traite un poème sur l’inondation progressive de la région du Wâlo à la saison des pluies, mare après mare, ruisseau après ruisseau. La poésie évocatrice de ces toponymes, égrainés avec émotion par la vieille femme face à la caméra, prend une coloration d’autant plus politique qu’elle produit un contraste saisissant avec le paysage désormais asséché qui subit de plein fouet la désertification orchestrée par les planifications étatiques de contrôle des ressources et les politiques publiques de construction des barrages.
Si les archives papier du poète sont pour la plupart aujourd’hui disparues, le film nous donne accès à cette archive vivante qu’est la mémoire de sa poésie transmise par Bakary Diallo à sa famille. Et c’est toute la sensibilité de ce poète, au tournant du xxe siècle, face à un monde en pleine mutation, que sa famille, Mélanie Bourlet et Franck Guillemain retransmettent à leur tour.

(Elara Bertho et Maëline Le Lay, CNRS/LAM)