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a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

Vendredi 15 DÉCEMBRE 2017 à 20h15

SOIRÉE-DÉBAT dans le cadre du projet Alter-Ethno, récits et objets de rencontre


Organisée par l'association Archimuse-Bordeaux en partenariat avec le Musée d'Ethnographie de Bordeaux.
Projection suivie d'un débat avec Myriam Congoste, anthropologue qui travaille spécifiquement sur la perception de l'autre et qui a récemment séjourné en Inde.
Achetez vos places à l'avance, à partir du Mardi 5 Décembre.

À BORD DU DARJEELING LIMITED

(DARJEELING LIMITED) Wes ANDERSON - USA 2007 1h47mn VOSTF - avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman, Barbet Schroeder, Bill Murray, Anjelica Huston, Natalie Portman... Scénario de Wes Anderson, Roman Coppola et Jason Schwartzman.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

À BORD DU DARJEELING LIMITEDAttention au départ ! Le Darjeeling Limited est sur les rails et ce tortillard, façon Orient Express en Inde, n’est pas prêt de vous laisser à quai. Il vous emmènera sur le chemin, aussi délirant qu’attachant, de trois frères ayant décidé de faire un petit voyage au pays de la vache sacrée.
À vrai dire, c’est surtout l’idée de Francis, l’aîné, qui a convoqué, certes un peu à leur insu, ses deux frangins pour ce qu’il présente comme une « quête spirituelle ». L’idée : renouer le dialogue entre eux et rafistoler des liens familiaux partis en lambeaux depuis la mort du père et le départ de la mère pour une destination jusqu’ici inconnue. C’est ainsi que Peter et Jack se retrouvent avec Francis à bord du Darjeeling Limited pour une aventure familiale hors norme. Et rien qu’à voir nos trois lascars, on comprend vite que leur parcours n’aura pas grand-chose de spirituel !

À peine réunis dans le train, c’est le foutoir. L’éclopé dépressif Francis a bien du mal à assumer son rôle de rassembleur face à Peter, l’éternel égaré mal réveillé qui s’est auto-approprié les effets personnels du papa, et à Jack, qui voit surtout dans ce voyage un bon moyen de panser ses plaies amoureuses en draguant la belle serveuse indienne du compartiment. Et ce n’est rien par rapport aux escales du Darjeeling qui donnent l’occasion à ces triplés mal appariés de découvrir le pays avec des méthodes des plus cocasses. Autant de loufoqueries qui auront raison de la patience du majordome de bord. Éjectés, les trois compères se retrouvent seuls perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie… Comme leurs trajectoires respectives, l’aventure a déraillé mais vous pouvez leur faire confiance pour raccrocher les wagons à coups de colle à fraternité.

Après La Famille Tenenbaum et La Vie aquatique, Wes Anderson retrouve ici ses thèmes de prédilection : l’univers familial (de préférence décomposé), un goût affirmé de l’impromptu parfois pimenté d’envolées carrément démentes, et cette joyeuse nostalgie qui ne tardera pas à vibrer dans vos têtes autant que les chansons des sixties qui trottent dans celles des personnages. C’est un travail d’alchimiste qui aboutit à cette œuvre complète, car Darjeeling Limited est bien loin d’être une simple comédie : c’est une subtile évocation du sens de la vie et des chemins qui, tour à tour, nous séparent et nous unissent. Une belle philosophie que le réalisateur filme avec humour dans la première séquence, façon série B indienne, où Bill Murray court après ce train trop rapide pour lui, alors que les grandes jambes d’Adrien Brody, elles, y parviennent et nous embarquent du même coup à bord avec lui. Mais si Bill avait eu un peu plus de souffle, on nous aurait probablement raconté une toute autre histoire. Et qui sait si on ne le retrouvera pas plus tard sur la route ?
Wes Anderson a ce sens inouï du détail et le don de faire passer mille idées avec peu de choses, juste en glissant sa finesse à l’intérieur d’événements mineurs. Un cœur énorme dans un espace confiné, comme ce tout petit train qu’il prend la liberté de filmer en grand grâce à l’utilisation d’un scope aussi inattendu que maîtrisé, ou comme le sublime court métrage (Hôtel Chevalier) placé en prologue qui résonnera un peu plus tard dans l’histoire de nos trois protagonistes. Un sans faute pour Wes Anderson qui nous laisse divaguer en toute désinvolture entre l’hilarité et la mélancolie, mais ne nous abandonne qu’avec une seule envie : celle d’y retourner…