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Revoir la rencontre avec l'équipe du court métrage "Un peu Après minuit"
Nous vous proposons de revoir un moment d’échange chaleureux avec l’équipe du très prometteur court métrage UN PEU APRÈS MINUIT. Etaient présent sur l’estrade : la réalisatrice Anne-Marie PUGA, le réalisateur Jean-Raymond GARCIA, le comédien Rémi TAFFANEL, le compositeur Mathieu MÉGEMONT et l’an...

Les centres commerciaux : nouvelle bulle immobilière spéculative et projets climaticides…
Non à Val Tolosa ! Nous ne résistons pas à l’envie de vous communiquer cette excellente nouvelle provenant de nos amis d’Utopia Tournefeuille : le Conseil d’État a, en ce début d’année 2018, annulé le 2e permis de construire du méga-centre commercial imaginé pa...

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

Le cinéma français pète la forme… paraît-il…
Résolument positif, comme chaque année, le communiqué de la ministre de la culture vient de tomber, relayé par le concert des médias unanimes qui se congratulent béatement : Youpie ! Tout va bien pour la France en marche ! 209 millions de tickets de cinéma vendus, soit à peine 4 milli...

Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 février
Après l’abandon du projet d’aéroport, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant. Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 févrierEnracinons l’avenir !Un bus partira de Bordeaux...

DIAMANTS SUR CANAPÉ

(Breakfast At Tiffany’s) Blake EDWARDS - USA 1961 1h55mn VOSTF - avec Audrey Hepburn, George Peppard, Patricia Neal, Buddy Ebsen, Martin Balsam et Mickey Rooney... Scénario de George Axelrod d’après le roman de Truman Capote.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DIAMANTS SUR CANAPÉQuand le réalisateur des comédies les plus loufoques de son temps (La Panthère rose, La Party) rencontre la comédienne la plus élégante de tous les temps, cela donne un chef-d’œuvre aussi doux qu’un verre de champagne et aussi amer qu’un jour de pluie qui n’en finit pas : « C’est l’histoire d’une fille qui vit toute seule et qui est très effrayée. » Voici comment Paul Varjak, jeune écrivain en panne d’inspiration, décrit sa jolie voisine un peu timbrée, Holly Golightly. En apparence, Holly est pourtant une femme qui respire le bonheur : elle ne cesse d’ailleurs de répéter à quel point elle est « divinement heureuse » à qui veut bien l’entendre. Le bonheur de Holly est évidemment trop bruyant pour être honnête : sa façon de parler sans cesse de tout et de rien est aussi une manière pour elle d’éviter de se retrouver seule avec ses pensées noires, de combattre son blues par des petits riens.

Excentrique, glamour, timbrée, décalée, Holly est un véritable personnage de cinéma, comme il en existe peu dans la vie réelle. Ce qui ne l’empêche pas d’être très humaine, surtout dans les moments où elle baisse sa garde, où elle ne contrôle plus ses réactions. À l’instar de la nouvelle de Truman Capote, le film de Blake Edwards est centré sur le personnage d’Holly. Les autres n’existent que par et à travers elle, tous fascinés à des niveaux divers par son extravagance, ses fêlures : Holly est comme un oiseau dont on aurait ouvert la cage et qui s’en échapperait pour mieux y retourner, incapable de s’adapter au monde extérieur et aux « salauds » qui le peuplent.
En choisissant Audrey Hepburn, Blake Edwards pensait-il que la comédienne allait y trouver le rôle de sa vie ? Difficile d’imaginer qu’Holly puisse être incarnée par quelqu’un d’autre, tant l’actrice a donné au personnage : sa fragilité de brindille, mais aussi son élégance raffinée, qui lui permet de dire les pires horreurs sans avoir jamais l’air vulgaire. Holly Golightly, c’est elle.

Si Diamants sur canapé est sans aucun doute le film le plus réussi de Blake Edwards, c’est qu’à l’inverse d’œuvres comme La Party ou La Panthère rose, le cinéaste ne filme pas une succession de gags burlesques, mais se tourne vers un comique plus mûr : celui de Chaplin, mi-Auguste, mi-clown blanc. Si les gags fusent, tout autant dans les dialogues que les situations, rythmées par la musique jazz de Henry Mancini, la légèreté est ici nuancée d’une teinte douce-amère. Les lunettes noires d’Holly cesseront-elles un jour de cacher ses larmes ?

(d’après Ophélie Wiel)