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SOS MÉDITERRANÉE
Vendredi 22 juin à 20h au théâtre Le Levain à Bègles, Soirée littéraireRencontre entre deux auteurs :  Allain Glykos (auteur de Manolis) et Franck Pavloff (auteur de Matin brun) pour des regards croisés à partir de leurs derniers ouvrages : le roman  La nuit des enfants qui dansent de Pavloff, a...

Le Tour Alternatiba est de retour en 2018
Du 9 juin au 6 octobre 2018, le Tour Alternatiba (tour.alternatiba.eu) s’élancera sur des vélos multiplaces pour un périple de 5800 kilomètres parcourant 200 territoires en France et dans les pays frontaliers, afin de diffuser partout un message porteur d’espoir : oui, les alternatives existent,...

PCA - Paysans et Consommateurs Associés
PCA PCA une amap* à partAccueille tous les mercredis soirs Y compris pendant les vacancesSes produits de saines semencesA presque 15 ans d’expérienceNichée salle de la cheminéeSe trouve à l’Utopia cinéEntre 19 et 20h30Tu verras une amap rianteC‘est ici qu’on trouve des painsOuvragés dans un vrai...

STOP LINKY
Pour discuter, être informer sur le refus du linky et sur les procédures judiciaires        Réunion avec le collectif Stop linky Bordeaux Métropole stoplinky.bordeauxmetropole@gmail.comle Samedi 2 juin à 10h30 salle de la cheminée au cinéma UtopiaCi-dessous les nouveaux collectifs en Gironde. An...

Pour une insurrection écologique
Rencontre – Forum jeudi 31 mai à 19hSalle St Maurice 105avenue Alexis Capelle Bègles (tram C Station Terres Neuves) Rencontre débat avec Alain Ricaud, entrepreneur et auteur du livre Pour une insurrection écologique des consciences.Forums citoyens autour de thèmes de l’insurrection (accueil des ...

Mardi 13 MARS 2018 à 20h15

DÉSORDRE / 3 – échos de Mai 68 au cinéma

Un cycle de projections proposé par l’association Monoquini

LES PETITES MARGUERITES

(Sedmikrásky) Vera CHYTILOVA - Tchécoslovaquie 1966 1h16mn VOSTF - avec Ivana Karbanova, Jitka Cerhova...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES PETITES MARGUERITESDeux jeunes filles, prénommées Marie 1 et Marie 2, vivent selon leur fantaisie : elles se font inviter à déjeuner par de vieux messieurs qu’elles congédient effrontément, se promènent quasi nues quand elles ne s’habillent pas de façon extravagante, volent, détruisent, ne cessent de manger, ou plutôt de se goinfrer de façon répugnante.

Célébré internationalement dès sa sortie comme un chef-d’œuvre subversif de la Nouvelle Vague tchèque qui a émergé dans la période de libéralisation aboutissant au Printemps de Prague, Les Petites marguerites se présente de prime abord comme un véritable feu d’artifice cinématographique combinant les effets visuels et sonores, les jeux de couleur, les compositions élaborées et un montage éclaté, où l’on détecte pêle-mêle l’influence de Godard, du cinéma expérimental américain et du Pop art. C’est un film dans la lignée burlesque de nombreuses productions du renouveau tchèque, imprégné ici d’un joyeux féminisme libertaire où les valeurs traditionnelles sont consciencieusement bousculées, sinon réduites en miettes par l’absurde.
Vera Chytilova, unique femme au milieu de cette génération de jeunes cinéastes (Milos Forman, Juraj Herz, Jan Nemec, Ivan Passer, Jiri Menzel, Jaromil Jirès…) et en opposition formelle avec leur fidélité au cinéma-vérité, insuffle dans son second long métrage un anticonformisme virulent, malmenant un scénario déjà très délié, basé sur une surenchère galopante de mauvais sentiments. À tel point qu’on a autant qualifié de « pop » que de « punk » ce film résolument en prise, voire en avance, sur son temps. Si les affreuses et affriolantes héroïnes méprisent toute convention sociale, c’est que rien n’est respectable : « Puisque la dépravation est partout, nous serons dépravées aussi ».

On conçoit que ce nihilisme dévergondé ait été fraichement accueilli par les autorités dans la mesure où il traduit un effondrement de la conscience révolutionnaire au sein d’une société qui accède à la consommation. Le dégel politique des années 60, tentative d’un « socialisme à visage humain » qui avait vu l’abolition de la censure, fut interrompu par l’invasion soviétique en août 1968 et par un régime de « normalisation » – dans le sens d’un retour aux normes totalitaires – qui durera deux décennies. Dans ce contexte, contrairement à la plupart de ses collègues qui choisirent l’exil, Chytilova demeura en Tchécoslovaquie, rencontrant de grandes difficultés à poursuivre sa carrière après Les Fruits du paradis (1969), qui prolongeait les audaces expérimentales de son précédent film, précipité débordant de joie de vivre, mais conscient de cet état de grâce forcément éphémère. Les Petites marguerites, dans sa verdeur et son insolence intactes, est dédié à ceux qui ne s’indignent que pour des salades piétinées.

Film précédé de
UN MISANTHROPE
Gérard PIRÈS

France 1967 5 mn Noir & Blanc
Projection en 35 mm

Un homme, chassé de sa maison champêtre et rendu fou par la vie dans les grands ensembles, élimine méthodiquement ses voisins et même les représentants de la loi pour avoir la paix. Une pochade bête et méchante à l’humour détonnant.