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Pour une insurrection écologique
Rencontre – Forum jeudi 31 mai à 19hSalle St Maurice 105avenue Alexis Capelle Bègles (tram C Station Terres Neuves) Rencontre débat avec Alain Ricaud, entrepreneur et auteur du livre Pour une insurrection écologique des consciences.Forums citoyens autour de thèmes de l’insurrection (accueil des ...

LE PRINTEMPS EN TRANSITION
Samedi 26 mai de 10h30 à 20h30à la Halle des Douves - Bordeaux Suite au succès de l’édition 2017, Bordeaux en transition organise une deuxième édition du Printemps en Transition à la Halle des Douves et au jardin des Remparts.Cet évènement a pour but de rassembler et de sensibiliser les habitant...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avecsous-titres spéciaux. Les séances estampillées du  sy mbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des ...

LES MARRONNIERS DE GAMBETTA
Le collectif  qui défend les 17 marronniers sains de la place Gambetta menacés d’abattage vous invite le Mercredi 16 MAI de 14h à 16h pour une animation « dessine-moi un marronnier » ouverte à tous : à vos crayons, pinceaux, brosses…Tous les mardis de 18h à 19h  : permanence et câlins aux arbres...

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J’AI MÊME RENCONTRÉ DES TZIGANES HEUREUX

Écrit et réalisé par Aleksandar PETROVIC - Yougoslavie 1967 1h25mn VOSTF - avec Olivera Vuco, Bekim Fehmiu, Bata Zivojinovic, Gordana Jovanovic... Grand prix du Jury, Festival de Cannes 1967.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

J’AI MÊME RENCONTRÉ DES TZIGANES HEUREUX« Mon film vous présentera la vie des Tziganes telle qu’elle est. Le film n’est pas romantique – il est rude et beau, tel que la vie des Tziganes. Les chansons que vous entendrez dans ce film, vous les entendrez pour la première fois, car ce sont des chansons des Tziganes de Voïvodine, peu connues. Dans leur vie la réalité est liée à la fantaisie – ce sont des hommes libres… J’ai même rencontré des Tziganes heureux est le premier film dans lequel les Tziganes parlent leur langue. La plus grande partie des rôles est interprétée par de vrais Tziganes – ils ne jouent pas dans le film c’est leur film. Ils jouent, pour ainsi dire leur propre destinée. » Aleksandar Petrovic

Réalisé en 1967 et passé à deux doigts de la Palme d'Or du Festival de Cannes la même année (coiffé sur le poteau par Blow out, suite à des délibérations suffisamment compliquées pour que Claude Lelouch claque la porte du jury, persuadé que la victoire d'Antonioni était « arrangée »…), J’ai même rencontré des Tziganes heureux s’affirme comme le grand film, furieux et turbulent, sur la condition tzigane. Aleksandar Petrovic prend le parti d’une immersion totale, en suivant les pérégrinations ordinaires d’un Rom sédentarisé, dans la plaine de la Voïvodine, en Serbie, sans la moindre forme de romantisme ou d’idéalisation. Le film en tire des accents pasoliniens, les Tziganes étant montrés comme l’était le petit peuple des bas-fonds romains dans Accattone (1961) ou Mamma Roma (1962) : sans commisération, mais selon une morale du regard qui consiste à ne pas déformer ses sujets pour les rendre présentables.
Bora fait le commerce des plumes d’oies, mais perd souvent ses gains en jouant aux cartes. Il jette son dévolu sur la jeune Tissa, 17 ans et belle-fille de son ennemi juré, Mitra, un autre négociant qui empiète sur ses affaires. Les deux hommes concluent un accord précaire, mais leur entente butte sur la possession de Tissa, qui doit être mariée ailleurs. Le récit accompagne les démarches quotidiennes de Bora pour s’accaparer et l’argent et la fille, dans un mélange d’âpreté au gain et de désinvolture souveraine. Il souligne notamment à quel point les Tziganes faisaient alors leurs affaires avec les restes d’un clergé clairsemé, battu en brèche par le régime socialiste.
Le film, toujours très près des visages, plonge dans les turpitudes quotidiennes de son protagoniste, sans lui prêter d’autre exemplarité ni héroïsme que ceux de sa marginalité, violente, compulsive, liée à une survie quotidienne. La véritable grandeur du Tzigane, c’est qu’il peut tout perdre d’un moment à l’autre, renverser volontairement son existence, se brûler lui-même les ailes. Ainsi Bora roule de négoce en coups de sang, d’ivresse en coups de poker, de dépouillement en coups du sort, guidé par son instinct brutal et sa soif de liberté. Lors de la plus belle scène du film, il n’hésite pas à dilapider son capital de plumes, en les déversant sur la route comme des flocons de neige. La raison de son geste restera incomprise par les « gadjos », sinon comme un pur embellissement du désespoir. (M. Macheret, Le Monde)

Mardi 24/04 à 21h, Samedi 28/04 à 17h15 et Dimanche 6/05 à 18h45