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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

J’AI MÊME RENCONTRÉ DES TZIGANES HEUREUX

Écrit et réalisé par Aleksandar PETROVIC - Yougoslavie 1967 1h25mn VOSTF - avec Olivera Vuco, Bekim Fehmiu, Bata Zivojinovic, Gordana Jovanovic... Grand prix du Jury, Festival de Cannes 1967.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

J’AI MÊME RENCONTRÉ DES TZIGANES HEUREUX« Mon film vous présentera la vie des Tziganes telle qu’elle est. Le film n’est pas romantique – il est rude et beau, tel que la vie des Tziganes. Les chansons que vous entendrez dans ce film, vous les entendrez pour la première fois, car ce sont des chansons des Tziganes de Voïvodine, peu connues. Dans leur vie la réalité est liée à la fantaisie – ce sont des hommes libres… J’ai même rencontré des Tziganes heureux est le premier film dans lequel les Tziganes parlent leur langue. La plus grande partie des rôles est interprétée par de vrais Tziganes – ils ne jouent pas dans le film c’est leur film. Ils jouent, pour ainsi dire leur propre destinée. » Aleksandar Petrovic

Réalisé en 1967 et passé à deux doigts de la Palme d'Or du Festival de Cannes la même année (coiffé sur le poteau par Blow out, suite à des délibérations suffisamment compliquées pour que Claude Lelouch claque la porte du jury, persuadé que la victoire d'Antonioni était « arrangée »…), J’ai même rencontré des Tziganes heureux s’affirme comme le grand film, furieux et turbulent, sur la condition tzigane. Aleksandar Petrovic prend le parti d’une immersion totale, en suivant les pérégrinations ordinaires d’un Rom sédentarisé, dans la plaine de la Voïvodine, en Serbie, sans la moindre forme de romantisme ou d’idéalisation. Le film en tire des accents pasoliniens, les Tziganes étant montrés comme l’était le petit peuple des bas-fonds romains dans Accattone (1961) ou Mamma Roma (1962) : sans commisération, mais selon une morale du regard qui consiste à ne pas déformer ses sujets pour les rendre présentables.
Bora fait le commerce des plumes d’oies, mais perd souvent ses gains en jouant aux cartes. Il jette son dévolu sur la jeune Tissa, 17 ans et belle-fille de son ennemi juré, Mitra, un autre négociant qui empiète sur ses affaires. Les deux hommes concluent un accord précaire, mais leur entente butte sur la possession de Tissa, qui doit être mariée ailleurs. Le récit accompagne les démarches quotidiennes de Bora pour s’accaparer et l’argent et la fille, dans un mélange d’âpreté au gain et de désinvolture souveraine. Il souligne notamment à quel point les Tziganes faisaient alors leurs affaires avec les restes d’un clergé clairsemé, battu en brèche par le régime socialiste.
Le film, toujours très près des visages, plonge dans les turpitudes quotidiennes de son protagoniste, sans lui prêter d’autre exemplarité ni héroïsme que ceux de sa marginalité, violente, compulsive, liée à une survie quotidienne. La véritable grandeur du Tzigane, c’est qu’il peut tout perdre d’un moment à l’autre, renverser volontairement son existence, se brûler lui-même les ailes. Ainsi Bora roule de négoce en coups de sang, d’ivresse en coups de poker, de dépouillement en coups du sort, guidé par son instinct brutal et sa soif de liberté. Lors de la plus belle scène du film, il n’hésite pas à dilapider son capital de plumes, en les déversant sur la route comme des flocons de neige. La raison de son geste restera incomprise par les « gadjos », sinon comme un pur embellissement du désespoir. (M. Macheret, Le Monde)

Mardi 24/04 à 21h, Samedi 28/04 à 17h15 et Dimanche 6/05 à 18h45