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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

UNDER THE SILVER LAKE

David Robert MITCHELL - USA 2018 2h19mn VOSTF - avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace, Callie Hernandez...

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UNDER THE SILVER LAKESans y être jamais allé, on a tous fantasmé Los Angeles grâce aux livres qu'on a lus, aux films qu'on a vus. On a tous arpenté Sunset Boulevard, la colline d'Hollywood sur les traces de Philip Marlowe, le détective fétiche de Raymond Chandler. Ou découvert les sales secrets de la ville des Anges dans les bouquins noirs de James Ellroy. Et évidemment à travers le cinéma : Sunset boulevard de Billy Wilder, The Party de Blake Edwards, Chinatown de Polanski, Le Privé d'Altman, sans oublier évidemment l'énigma-gnétique Mullolland Drive de Lynch de David Lynch… autant de films qui composent une cartographie imaginaire de Los Angeles entre ombres et lumières, entre opulence, faste hollywoodien et décadence mortifère.
Cinéaste cinéphile, David Robert Mitchell s'attaque avec malice et gourmandise à tous les mythes associés à Los Angeles : la culture pop et geek aussi bien musicale que cinématographique, le monde décadent d'Hollywood et ses lieux emblématiques, et la folie douce inhérente à ses habitants, avec sa galerie de personnages improbables. Au cœur du film, Sam, un trentenaire glandeur et désabusé qui pourrait être l'alter ego jeunot du Big Lebowski des frères Coen.

Sam habite, dans une résidence dotée de l'indispensable piscine, un appartement foutraque aux murs recouverts de posters de cinéma et d'icônes rock (Kurt Cobain en premier lieu), encombré de vinyles et de comics. Tel un James Stewart endurant comme il peut le handicap de sa jambe plâtrée, il occupe son désœuvrement en matant à la jumelle les avantages d'une voisine quinquagénaire, jusqu'à ce que son attention se porte sur une autre, plus jeune et qui semble se prendre pour Marylin Monroe. Sam l'aborde, la séduit… mais la belle déménage mystérieusement la nuit suivante. Tout ça alors qu'un très inquiétant tueur de chiens sévit dans le quartier et qu'un milliardaire disparaît tout aussi mystérieusement. Sam, oubliant l'avis d'expulsion et la saisie de ses biens qui lui pendent au nez, va se lancer dans une enquête pleine de rebondissements et d'imprévus surréalistes, et se muer en une sorte de Philip Marlowe lymphatique et désordonné (là on retrouve vraiment l'Elliot Gould du Privé), pas bagarreur pour deux sous. Et cette quête hypnotique va s'avérer ponctuée de rencontres ubuesques : clochards gourous, starlettes reconverties en escort-girls, héritières dépressives, rock stars manipulées, décrypteurs conspirationnistes de comics…
Peu à peu, alors que l'enquête devient de plus en plus opaque et incompréhensible – avec quelques scènes hallucinantes –, alors que notre héros va chercher des réponses dans les cadeaux des paquets de céréales ou en tentant de détecter les messages subliminaux prétendument cachés dans des chansons, toute l'ambiance du film va devenir de plus en plus lynchienne, mais avec une dose d'humour goût bubble-gum qui n'est pas la tasse de thé de ce cher David.

Pour le spectateur amateur de déambulations urbaines, l'enquête est un vrai bonheur de balade buissonnière dans Los Angeles : le réservoir de Silverlake qui donne son titre au film, l'observatoire qui surplombe Hollywood, la statue de James Dean et évidemment la colline où trône les célèbres lettres au pied desquels se sont effondrés bien des espoirs et dont les entrailles cachent peut être de lourds secrets. Toute la mise en scène – les couleurs marquées par la lumière californienne, la bande son pop parfois inquiétante – dessine une géniale vision de la ville tentaculaire dans laquelle les personnages glissent comme des fantômes en quête désespérée d'un sens à leur vie.