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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
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Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Jeudi 11 Octobre à 20h30

FOCUS ALICE DIOP dans le cadre du FIFIB 2018


La cinéaste Alice Diop enregistre, documentaire après documentaire, une parole précieuse parce que trop rare, tordant le cou aux idées reçues. Son cinéma est celui des « invisibles », de celles et de ceux qui sont stigmatisé·e·s dans les médias dominants, dont l’identité et l’individualité sont écrasées derrière des « mots-valise » : les migrants, les jeunes de banlieue, que les politiques ont souvent à la bouche mais à qui on donne trop rarement la parole.
Alice Diop sera présente à chacune des deux projections.

LA PERMANENCE

Alice DIOP - documentaire France 2016 1h37mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA PERMANENCEC'est en enquêtant pour le magazine « Egaux mais pas trop » (LCP-AN) sur les dispositifs d'accès aux soins destinés aux plus démunis qu'Alice Diop a découvert en 2013 la permanence du Docteur Geeraert. Dans un bureau exigu, défraîchi, perdu au bout d'un couloir de l'hôpital Avicenne, à Bobigny, ce médecin généraliste reçoit en consultation deux fois par semaine et sans rendez-vous des migrants dont les maux de tête ou de dos, comme les insomnies, trouvent le plus souvent leur origine dans la douleur de l'exil. Pendant un an, chaque Vendredi, la cinéaste a filmé ces consultations.

Trois ans après (dont six mois de montage, avec l'excellente Amrita David), La Permanence nous offre 97 minutes captivantes entre quatre murs, où défilent le monde et une humanité souffrante dont Alice Diop isole des visages, des histoires et des voix. Plaçant en exergue de son film une citation de Fernando Pessoa, qui éclaire sa démarche : « On m'a parlé de peuples et d'humanité. Mais je n'ai jamais vu de peuples ni d'humanité. J'ai vu toutes sortes de gens, étonnamment dissemblables. Chacun séparé de l'autre par un espace dépeuplé. »
Tandis qu'Alice Diop se rendait chaque semaine à la consultation de Jean-Pierre Geeraert, y trouvant peu à peu sa place entre le généraliste et la psychiatre qui l'épaule, les images de Lampedusa et de Melilla répandaient à longueur de reportages des plans de groupes indifférenciés et de masses déferlantes. Tout le contraire de ce qu'elle rencontrait chaque Vendredi dans ce huis clos thérapeutique où l'attention de deux médecins reconnaît à chaque patient le caractère de ce qu'il est, lui et pas un autre, sa singularité.

À travers un dispositif de réalisation d'une rigueur souveraine, la cinéaste construit un point de vue dont la justesse confère à son film une forme d'universalité. (Télérama)