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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
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Mardi 11 DÉCEMBRE 2018 à 20h15

CINÉ-CLUB ITALIE : Cycle L'évolution de la place de la femme dans la société italienne


Organisé par la Dante Alighieri Bordeaux et l'Université Bordeaux Montaigne.
Présentation et débat Laura Brizi et Marco Tuccinardi, enseignants à l’Université Bordeaux Montaigne et à la Dante Alighieri.
Achetez vos places à l'avance, à partir du Samedi 1er Décembre.

LEA

Marco Tullio GIORDANA - Italie 2015 1h36mn VOSTF - avec Vanessa Scalera, Linda Caridi, Alessio Pratico, Mauro Conte, Matilde Piana... Scénario de Monica Zapelli et Marco Tullio Giordana.

Du 11/12/18 au 11/12/18

LEAPour ceux qui ont suffisamment de bouteille pour s’en souvenir, Marco Tullio Giordana a réalisé au moins deux films formidables : la grande fresque Nos meilleures années en 2003, et avant cela, en 2000, le superbe Les Cent pas (I Cento passi), qui abordait déjà la résistance contre la Mafia, à travers le personnage d’un homme remarquable. Giordana revient aujourd’hui avec un nouveau film très fort, qui attaque de nouveau frontalement la mafia (calabraise cette fois, la ‘Ndrangheta), mais à travers une magnifique figure féminine, la Lea du titre.

Vivant depuis toujours dans un village calabrais gangréné par la mafia, Lea se laisse séduire – en partie parce qu’elle croit voir là un moyen d’échapper à l’emprise de sa famille – par l’une des petites frappes de l’organisation, avec qui elle a une fille. Obéissant d’abord, parce qu’elle n’a pas vraiment le choix, aux règles du clan, Lea va progressivement essayer de s’y soustraire, soucieuse qu’elle est d’offrir à sa fille une vie différente, sans violence, sans peur, sans mensonge...
Mais on n’échappe pas comme cela à la pieuvre... Pour gagner son indépendance, pour fuir les mâchoires du piège qui l’enserre, elle n’a d’autre choix que de coopérer avec la justice, de donner des informations sur ses proches, tous impliqués, et de bénéficier en échange du régime de protection des témoins. Quelle est la véritable efficacité de cette protection ? Combien de temps va-t-elle durer ?
Inspiré de la véritable histoire de Lea Garofalo, qui en 2009 a fortement marqué l’opinion publique italienne (autant pour l’horreur des événements que pour le courage des deux femmes impliquées), le film est à la fois un tableau hyper réaliste de l’Italie du Sud sous l’emprise de la mafia et la chronique très attachante du parcours d’une combattante ordinaire, bien décidée à conquérir sa liberté et celle de sa fille, en toute connaissance de cause, en mesurant parfaitement les dangers multiples qui la menacent.
Aucun glamour ici, les mafieux de Lea portent plus volontiers des bleus de travail que des costumes trois pièces, et utilisent comme couverture à leurs sinistres activités un modeste garage ou la location d’un immeuble misérable à Milan plutôt qu’un grand casino tape-à-l’œil. Mais s’ils sont « normaux » en surface, ils n’en sont pas moins impitoyables. Obéissant au code immuable de la vendetta, les criminels mettent au-dessus de toute loi la suprématie de la famille en tant que clan. Léa, elle, refuse que sa fille grandisse dans ce milieu anxiogène, et sa seule obsession sera de la protéger. Ce sont bien deux visions de la loyauté familiale qui s’opposent dans le film de Marco Tullio Giordana. L’attitude de Lea est inadmissible pour sa famille : dans ce milieu, la femme appartient au patron du clan. C’est elle qui élève les enfants et transmet les « valeurs » sur lesquelles repose la mentalité mafieuse. Quand les femmes se soumettent à ce rôle, la société mafieuse est à l’abri. Mais quand une femme commence à réfléchir à l’avenir de ses enfants, qu’elle refuse qu’ils deviennent des petits soldats, ou qu’elle essaie de s’émanciper, la pérennité du système est remise en cause. Cela se vérifie particulièrement pour la ‘Ndrangheta, qui a gardé la famille comme noyau : les affiliés ne sont pas des associés, mais des frères, fils, cousins, neveux. S’il faut faire des alliances et des fusions, cela se passe à travers des mariages. C’est pour cela qu’elle reste une des organisations criminelles les plus impénétrables.

À partir d’un scénario particulièrement précis, Marco Tullio Giordana décrit sans temps mort l’évolution sur trois décennies d’une femme hors-norme, de la passivité obligée à la prise de conscience, de la tentative de fuite aux carences de l’État italien.